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Amendements / Budget : loi de finances 2017

Amendement n° 83 · Article 38

De Marc Le Fur (Les Républicains) · déposé le 12/12/2016

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
Dossier
Budget : loi de finances 2017

Dispositif

I. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 40 :

«

Base mensuelle du prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure ou égale à 1 322 €

0 %

De 1 323 € à 1 388 €

1 %

De 1 389 € à 1 461 €

2 %

De 1 462 € à 1 541 €

3 %

De 1 542 € à 1 632 €

4 %

De 1 633 € à 2 021 €

5 %

De 2 022 € à 2 616 €

7 %

De 2 617 € à 2 943 €

9 %

De 2 944 € à 3 621 €

11 %

De 3 622 € à 4 706 €

14 %

De 4 707 € à 6 684 €

17 %

De 6 685 € à 9 492 €

20 %

De 9 493 € à 13 955 €

25 %

De 13 956 € à 23 253 €

30 %

De 23 254 € à 104 434 €

36 %

Supérieure à 104 434 €

43 %

 ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 42 :

«

 Base mensuelle du prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure ou égale à 1 516 €

0 %

De 1 517 € à 1 628 €

1 %

De 1 629 € à 1 759 €

2 %

De 1 760 € à 1 913 €

3 %

De 1 914 € à 2 096 €

4 %

De 2 097 € à 2 769 €

5 %

De 2 770 € à 3 328 €

7 %

De 3 329 € à 4 170 €

9 %

De 4 171 € à 5 256 €

11 %

De 5 257 € à 6 745 €

14 %

De 6 746 € à 7 942 €

17 %

De 7 943 € à 10 986 €

20 %

De 10 987 € à 15 372 €

25 %

De 15 373 € à 25 613 €

30 %

De 25 614 € à 115 033 €

36 %

Supérieure à 115 033 €

43 %

 ».

III. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 44 :

«

 Base mensuelle du prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure ou égale à 1 627 €

0 %

De 1 628 € à 1 771 €

1 %

De 1 772 € à 1 944 €

2 %

De 1 945 € à 2 154 €

3 %

De 2 155 € à 2 522 €

4 %

De 2 523 € à 3 069 €

5 %

De 3 070 € à 3 922 €

7 %

De 3 923 € à 4 687 €

9 %

De 4 688 € à 5 768 €

11 %

De 5 769 € à 7 079 €

14 %

De 7 080 € à 8 336 €

17 %

De 8 337 € à 11 403 €

20 %

De 11 404 € à 15 816 €

25 %

De 15 817 € à 26 353 €

30 %

De 26 354 € à 118 358 €

36 %

Supérieure à 118 358 €

43 %

 ».

Exposé sommaire

Cet amendement vise à corriger la mécanique du taux forfaitaire.

Il est prévu dans le cadre de la réforme que le contribuable puisse demander l’application par son employeur d’un taux neutre, « forfaitaire », au lieu des taux calculés par l’administration et tenant compte de ses revenus.

Ce mécanisme est notamment prévu pour les contribuables qui ne souhaiteraient pas que leur employeur ne déduise, par le niveau de prélèvement, d’informations relevant de leur vie privée (existence d’autres revenus par exemple). L’objectif est louable : sans respect de la vie privée, la réforme serait inconstitutionnelle !

Or, le taux forfaitaire prévu par le projet du gouvernement est tel que son utilisation sera quasi-systématiquement défavorable aux contribuables : ce dernier devra avancer à l’État jusqu’à la régularisation, l’année suivante, une somme non négligeable pouvant s’élever dans certains cas à un mois de salaire !

Autre problème : ce taux forfaitaire est source d’effets de seuil pouvant conduire à une surimposition pour quelques euros supplémentaires de revenu !

Le taux forfaitaire étant le même selon que l’on est célibataire, marié ou avec des enfants, les écarts en défaveur des contribuables existent dans toutes les situations.

Pire : ce mécanisme s’avère particulièrement pénalisant pour les plus jeunes des contribuables, qu’ils soient nouveaux entrants sur le marché du travail ou encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents, car dans ces cas, le taux forfaitaire, tel que cela est envisagé dans le projet du gouvernement, s’appliquera automatiquement.

Pour cette raison, le barème du taux forfaitaire doit être revu dans un sens où il ne sera plus systématiquement défavorable.

Par ailleurs, il faut tenir compte, pour le taux forfaitaire, à la fois de l’actualisation du barème de l’impôt sur le revenu, et du mécanisme de décote supplémentaire pour les classes moyennes, tous deux adoptés en première partie du projet de loi de finances.

Le présent amendement propose un taux calculé en fonction de la situation de personnes mariées sans enfants à charge et percevant le même revenu.

Cosignataires (68)

Damien Abad, Élie Aboud, Julien Aubert, Jean-Pierre Barbier, Sylvain Berrios, Olivier Carré, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Marie-Christine Dalloz, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Nicolas Dhuicq, Virginie Duby-Muller, Yves Foulon, Yves Fromion, Laurent Furst, Sauveur Gandolfi-Scheit, Hervé Gaymard, Bernard Gérard, Alain Gest, Claude Goasguen, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Claude Greff, Arlette Grosskost, Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Valérie Lacroute, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Philippe Le Ray, Frédéric Lefebvre, Geneviève Levy, Lionnel Luca, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Franck Marlin, Alain Marsaud, Philippe Armand Martin, Pierre Morel-À-L'Huissier, Jacques Myard, Yves Nicolin, Stéphanie Pernod Beaudon, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Camille de Rocca Serra, Paul Salen, Claudine Schmid, Fernand Siré, Éric Straumann, Alain Suguenot, Lionel Tardy, Jean-Marie Tétart, Dominique Tian, Catherine Vautrin, Arnaud Viala, Philippe Vitel, Michel Voisin