Amendement n° II-109 · Article 38
De Marc Le Fur (Les Républicains) · déposé le 18/11/2016
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
- Dossier
- Budget : loi de finances 2017
- Sous-amendement de
- n° II-1
Dispositif
I. - À l’alinéa 340, substituer au taux :
« 50 % »
le taux :
« 100 % »
II. - En conséquence, supprimer l’alinéa 341.
III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».
Exposé sommaire
EXPOSÉ SOMMAIRE
Les entreprises artisanales du bâtiment sont, sur le principe, opposées à l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui se révèle être un transfert de responsabilités de l’Etat vers les entreprises, assorti de sanctions qui pèseront sur celles-ci.
Au-delà d’une complexité administrative supplémentaire pour l’entreprise, ce projet peut porter en germe le risque, éventuel, de suspicion d’ingérence dans la vie privée du salarié.
Dans l’hypothèse où les amendements de suppression de l’article 38 ne seraient pas retenus, les entreprises artisanales du bâtiment souhaitent que soient modifiées les dispositions du présent article touchant les bailleurs privés pour les modalités de déduction des travaux d’amélioration, de réparation et d’entretien effectués dans leur bien locatif pour la détermination de leurs revenus fonciers.
En effet, le dispositif du présent article prévoit que les dépenses de réparation, d’entretien et d’amélioration supportées en 2017 et 2018 ne seraient déductibles que dans la limite de 50 %.
Les propriétaires bailleurs, dans ces conditions, ne pourront que reporter la réalisation de tels travaux. Ce dispositif est un très mauvais signal envoyé aux acteurs du bâtiment au moment où l’activité du secteur connaît un fragile regain d’activité avec le risque réel de freiner les perspectives de relance en matière d’emploi d’emplois et d’investissement.
Aussi, sur cette période, il est important d’assurer que les dépenses engagées, tant en 2017 qu’en 2018, pourront être totalement déductibles. Cette déductibilité intégrale ne doit pas être réservée aux seuls travaux engagés sur les immeubles acquis en 2018 ou aux cas de force majeure.
Le cumul de prise en compte des dépenses 2017 et 2018 pour déterminer le revenu net foncier de la seule année 2018, risque de créer un important déficit foncier en 2018 dont les effets seraient absorbés sur les revenus fonciers des années suivantes par le mécanisme du report déficitaire.
Cosignataires (71)
Damien Abad, Élie Aboud, Julien Aubert, Jean-Pierre Barbier, Sylvain Berrios, Olivier Carré, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Marie-Christine Dalloz, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Nicolas Dhuicq, Virginie Duby-Muller, Yves Foulon, Yves Fromion, Laurent Furst, Sauveur Gandolfi-Scheit, Hervé Gaymard, Bernard Gérard, Alain Gest, Claude Goasguen, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Claude Greff, Arlette Grosskost, Françoise Guégot, Jean-Claude Guibal, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Valérie Lacroute, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Philippe Le Ray, Frédéric Lefebvre, Geneviève Levy, Lionnel Luca, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Franck Marlin, Alain Marsaud, Philippe Armand Martin, Pierre Morel-À-L'Huissier, Jacques Myard, Yves Nicolin, Stéphanie Pernod Beaudon, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Franck Riester, Camille de Rocca Serra, Paul Salen, Claudine Schmid, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Éric Straumann, Alain Suguenot, Lionel Tardy, Jean-Marie Tétart, Dominique Tian, Catherine Vautrin, Arnaud Viala, Philippe Vitel, Michel Voisin