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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 512 du 20/04/2018

Sur l'amendement n° 920 de M. Lachaud après l'article 9 du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
17
Contre
85
Abstention
3
Votants
105
102 exprimés
Dossier
Immigration maîtrisée, droit d'asile effectif et intégration réussie (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 920 · Article 9

De Bastien Lachaud (FI) , déposé le 12/04/2018. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

Chapitre IV

Protection internationale pour les victimes du réchauffement climatique et pour les victimes d’exactions sur les parcours migratoires

Article XX

I. – L’article L. 712-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« d) Une dégradation nette de son environnement qui bouleverse gravement son cadre de vie et déséquilibre très substantiellement sa qualité de vie.

« Le second alinéa du A de l’article L. 311-13 et l’article L. 744-9 du présent code, ainsi que l’article L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles, ne sont pas applicables aux personnes ayant sollicité ou obtenu la protection de la France au titre de la protection subsidiaire sur le fondement du d du présent article. »

II. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant l’impact de l’application du dernier alinéa de l’article L. 712–1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans sa rédaction issue de la présente loi.

Exposé sommaire

Pour le I) a). Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes seront forcées de s’exiler à cause des bouleversements climatiques d’ici 2050. Une partie substantielle de ces migrations contraintes se feront hors des frontières nationales.

Cet élément fondamental n’est pas suffisamment pris en compte dans la réflexion sur la crise écologique. Il mérite toute l’attention du législateur.

En effet, l’enjeu humanitaire et géopolitique est considérable. Il est inévitable que ces évènements conduisent le législateur à intégrer cette nouvelle donne dans la législation relative au droit d’asile.

Le droit international n’appréhende pas encore vraiment les réfugiés environnementaux. Néanmoins dès 1985, le Programme des Nations unies pour l’environnement a proposé une définition des réfugiés environnementaux. Il s’agit de «  toute personne forcée de quitter son habitation traditionnelle d’une façon temporaire ou permanente à cause d’une dégradation nette de son environnement qui bouleverse son cadre de vie et déséquilibre sérieusement sa qualité de vie  ».

Nous proposons que notre législation soit précurseuse en la matière. Il s’agit d’instituer le fait que le bénéfice de la protection subsidiaire puisse être accordé à toute personne qui subit dans son pays d’origine une dégradation de son environnement occasionnant un bouleversement grave de son cadre de vie.

Cette question se posera nécessairement au législateur d’adapter notre droit aux situations engendrées par la crise écologique. Il est beaucoup plus raisonnable d’engager ces modifications maintenant plutôt qu’en réaction à une crise à venir.

Par là même, nous renouons avec notre histoire longue et notre tradition constitutionnelle, puisque l’article 123 de la Constitution du 24 juin 1793 disposait notamment que “La République française honore la loyauté, le courage, la vieillesse, la piété filiale, le malheur.”

Pour le I) b) et le II). Etant donné que l’article 40 de la constitution ne permet pas aux parlementaires d’exercer librement leur droit d’amendement. Il s’agit de préciser ici le fait que l’instauration par l’amendement relatif aux “réfugiés climatiques” d’un régime particulier à cette nouvelle catégorie de protection internationale ne résulte pas d’une volonté politique délibérée de la France insoumise mais reflète l’impossibilité de procéder autrement en l’état actuel du droit constitutionnel(eu égard à l’article 40).

Ainsi, il s’agit par le II) d’évaluer les conséquences de l’instauration d’une égalité de droits entre toutes les personnes protégées au titre de la protection subsidiaire après introduction d’un motif d’obtention de cette protection subsidiaire lié aux conséquences des bouleversements environnementaux.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3122 5932
Les Républicains contre1020 1500
Mouvement Démocrate et apparentés contre471 600
UDI, Agir et Indépendants pour320 000
Nouvelle Gauche pour317 000
Non inscrit contre191 500
La France insoumise pour174 000
Gauche démocrate et républicaine pour162 000

Votants

pour (17)

Clémentine Autain FI, Bastien Lachaud FI, Danièle Obono FI, Mathilde Panot FI, Elsa Faucillon GDR, Stéphane Peu GDR, Annie Chapelier LaREM, Sonia Krimi LaREM, Brahim Hammouche MODEM, Gisèle Biémouret NG, Alain David NG, Laurence Dumont NG, David Habib NG, Serge Letchimy NG, Josette Manin NG, Christine Pirès Beaune NG, M'jid El Guerrab NI

contre (85)

Emmanuelle Anthoine LR, Thibault Bazin LR, Valérie Bazin-Malgras LR, Valérie Boyer LR, Fabien Di Filippo LR, Pierre-Henri Dumont LR, Claude Goasguen LR, Sébastien Huyghe LR, Christian Jacob LR, Mansour Kamardine LR, Brigitte Kuster LR, Guillaume Larrivé LR, Constance Le Grip LR, Alain Ramadier LR, Antoine Savignat LR, Caroline Abadie LaREM, Bérangère Abba LaREM, Laetitia Avia LaREM, Belkhir Belhaddad LaREM, Aurore Bergé LaREM, Christophe Blanchet LaREM, Yves Blein LaREM, Florent Boudié LaREM, Pascale Boyer LaREM, Yaël Braun-Pivet LaREM, Jean-Jacques Bridey LaREM, Anne Brugnera LaREM, Carole Bureau-Bonnard LaREM, Pierre Cabaré LaREM, Émilie Chalas LaREM, Fannette Charvier LaREM, Mireille Clapot LaREM, Fabienne Colboc LaREM, Olivier Damaisin LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Coralie Dubost LaREM, Élise Fajgeles LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM, Raphaël Gauvain LaREM, Raphaël Gérard LaREM, Séverine Gipson LaREM, Sacha Houlié LaREM, Philippe Huppé LaREM, Jean-Michel Jacques LaREM, Catherine Kamowski LaREM, Mustapha Laabid LaREM, Anne-Christine Lang LaREM, Michel Lauzzana LaREM, Gilles Le Gendre LaREM, Martine Leguille-Balloy LaREM, Christophe Lejeune LaREM, Ludovic Mendes LaREM, Thomas Mesnier LaREM, Jean-Michel Mis LaREM, Sandrine Mörch LaREM, Cendra Motin LaREM, Delphine O LaREM, Michèle Peyron LaREM, Damien Pichereau LaREM, Laurent Pietraszewski LaREM, Éric Poulliat LaREM, Bruno Questel LaREM, Pierre-Alain Raphan LaREM, Rémy Rebeyrotte LaREM, Cécile Rilhac LaREM, Jean-Bernard Sempastous LaREM, Liliana Tanguy LaREM, Jean Terlier LaREM, Agnès Thill LaREM, Valérie Thomas LaREM, Élisabeth Toutut-Picard LaREM, Alexandra Valetta Ardisson LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Guillaume Vuilletet LaREM, Nathalie Elimas MODEM, Marc Fesneau MODEM, Isabelle Florennes MODEM, Élodie Jacquier-Laforge MODEM, Philippe Michel-Kleisbauer MODEM, Maud Petit MODEM, Bruno Bilde NI, Gilbert Collard NI, Marine Le Pen NI, Emmanuelle Ménard NI, Ludovic Pajot NI

abstention (3)

Delphine Bagarry LaREM, Florence Granjus LaREM, Martine Wonner LaREM

non-votant (2)

Hugues Renson LaREM, François de Rugy LaREM

Mises au point

Députés ayant déclaré après coup avoir voulu voter autrement (le résultat n'est pas modifié).