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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 24 du 11/07/2017

Sur l'amendement n° 451 de M. Vallaud après l'article 2 du projet de loi d'habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
19
Contre
105
Abstention
0
Votants
124
124 exprimés
Dossier
Mesures pour le renforcement du dialogue social (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Nouvelle Gauche"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 451 · Article 2

De Boris Vallaud (SOC) , déposé le 07/07/2017. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

Le premier alinéa du I de l’article L. 225‑27‑1 du code de commerce est ainsi modifié :

1° Le mot : « mille » est remplacé par les mots : « cinq cent » ;

2° Les mots : « dont le siège social est fixé sur le territoire français ou au moins cinq mille salariés permanents dans la société et ses filiales, directes ou indirectes, » sont supprimés.

Exposé sommaire

Nous abordons ici un sujet majeur : celui de la garantie de la la présence des administrateurs salariés dans les grandes entreprises. La présence de salariés dans les conseils d’administration des entreprises est un atout en matière sociale, mais aussi stratégique.

Pour bien comprendre la teneur de ce que nous proposons, il est nécessaire de faire un bref rappel de ce qui a été précédemment fait.

La loi du 14 juin 2013 a institué l’obligation, pour certaines sociétés, d’accueillir au sein de leur organe de gouvernance (conseil d’administration ou de surveillance) des représentants des salariés , administrateurs à part entière dotés d’une voix délibérative .

Les sociétés anonymes qui doivent créer un comité d’entreprise, c’est-à-dire employer directement au moins cinquante salariés, et qui comptent dans leurs effectifs, à la clôture de deux exercices consécutifs, soit 5 000 salariés permanents en France, soit 10 000 salariés permanents dans le monde, entrent dans le champ d’application de cette disposition. Les filiales de ces sociétés sont exonérées de cette obligation.

Les administrateurs salariés -deux dans les conseils de plus de douze membres, un seul en dessous de ce seuil- sont soit élus par les salariés, soit désignés par les représentants du personnel ou les organisations syndicales les plus représentatives dans l’entreprise.

La loi sur le dialogue social de 2015 et son article 7 bis issu d’un amendement du groupe socialiste a supprimé, pour les sociétés dotées d’un conseil d’administration - mais non pour celles dont la gouvernance relève d’un conseil de surveillance - le critère du comité d’entreprise, soumettant donc les holdings, c’est-à-dire des sociétés mères n’exerçant pas d’activité industrielle ou commerciale, qui ont donc moins de 50 salariés mais qui, en concentrant des participations financières, permettent le contrôle direct d’entreprises, au droit commun et les ouvrant aux administrateurs salariés. De plus, le seuil d’effectif à partir duquel des administrateurs représentant les salariés doivent intégrer le conseil d’administration a été abaissé, le faisant passer de 5 000 salariés à 1 000 salariés en France et de 10 000 à 5 000 salariés dans le monde.

Deux ans après l’adoption de ces dispositions, nous devons aller plus loin dans l’extension de la présence des administrateurs salariés pour accroître la diversité des profils au sein des conseils d’administration ; pour consacrer non plus « un modèle qui consacre la suprématie de l’actionnaire dans la gestion de l’entreprise mais bien un modèle au sein duquel la gouvernance d’entreprise favorise l’investissement à long terme », comme l’a rappelé Jean-Louis Beffa, ancien PDG de Saint Gobain dans une tribune en 2015 ; pour diversifier les compétences et les expériences des administrateurs, facteur déterminant pour la performance des entreprises.

C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui une série de mesures législatives qui doivent permettre à notre modèle de continuer sa réorientation en abaissant à 500 le seuil à partir duquel la présence d’administrateurs salariés est requise seuil tant dans les sociétés et ses filiales dont le siège social est fixé sur le territoire national que celles dont le siège social est à l’étranger.

Il apparaît judicieux de permettre à un projet de loi d’habilitation destiné à renforcer le dialogue social de développer une forme de représentation et de participation des salariés qui favorise le dialogue social et donc la performance des entreprises.

 

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3140 8502
Les Républicains contre1001 700
Mouvement Démocrate et apparentés contre470 600
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants contre350 500
Nouvelle Gauche pour315 000
La France insoumise pour175 100
Non inscrit pour171 100
Gauche démocrate et républicaine pour167 000

Votants

pour (19)

Michel Larive FI, Loïc Prud'homme FI, Adrien Quatennens FI, Jean-Hugues Ratenon FI, Bénédicte Taurine FI, Moetai Brotherson GDR, Alain Bruneel GDR, Pierre Dharréville GDR, Jean-Paul Dufrègne GDR, Elsa Faucillon GDR, Sébastien Jumel GDR, Hubert Wulfranc GDR, Emmanuelle Anthoine LR, Marie-Noëlle Battistel NG, Jean-Louis Bricout NG, Olivier Faure NG, Christine Pirès Beaune NG, Boris Vallaud NG, Jeanine Dubié NI

contre (105)

Jean-Luc Mélenchon FI, Paul Christophe LC, Agnès Firmin Le Bodo LC, Lise Magnier LC, Francis Vercamer LC, André Villiers LC, Thibault Bazin LR, Patrick Hetzel LR, Sébastien Leclerc LR, Gilles Lurton LR, Maxime Minot LR, Frédéric Reiss LR, Laurence Trastour-Isnart LR, Damien Adam LaREM, Ramlati Ali LaREM, Christophe Arend LaREM, Delphine Bagarry LaREM, Bruno Bonnell LaREM, Julien Borowczyk LaREM, Brigitte Bourguignon LaREM, Bertrand Bouyx LaREM, Pascale Boyer LaREM, Stéphane Buchou LaREM, Carole Bureau-Bonnard LaREM, Pierre Cabaré LaREM, Céline Calvez LaREM, Anne-Laure Cattelot LaREM, Jean-François Cesarini LaREM, Annie Chapelier LaREM, Fannette Charvier LaREM, Mireille Clapot LaREM, Fabienne Colboc LaREM, Claire Colomb-Pitollat LaREM, Marc Delatte LaREM, Stéphanie Do LaREM, Christelle Dubos LaREM, Audrey Dufeu LaREM, Stella Dupont LaREM, Catherine Fabre LaREM, Jean-Marie Fiévet LaREM, Albane Gaillot LaREM, Thomas Gassilloud LaREM, Raphaël Gérard LaREM, Éric Girardin LaREM, Carole Grandjean LaREM, Florence Granjus LaREM, Nadia Hai LaREM, Caroline Janvier LaREM, Hubert Julien-Laferrière LaREM, Catherine Kamowski LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Rodrigue Kokouendo LaREM, Fiona Lazaar LaREM, Sandrine Le Feur LaREM, Didier Le Gac LaREM, Annaïg Le Meur LaREM, Christine Le Nabour LaREM, Nicole Le Peih LaREM, Gaël Le Bohec LaREM, Marie Lebec LaREM, Brigitte Liso LaREM, Alexandra Louis LaREM, Sylvain Maillard LaREM, Sandra Marsaud LaREM, Denis Masséglia LaREM, Sereine Mauborgne LaREM, Jean François Mbaye LaREM, Graziella Melchior LaREM, Thomas Mesnier LaREM, Marjolaine Meynier-Millefert LaREM, Monica Michel-Brassart LaREM, Thierry Michels LaREM, Jean-Baptiste Moreau LaREM, Sébastien Nadot LaREM, Mickaël Nogal LaREM, Pierre Person LaREM, Valérie Petit LaREM, Michèle Peyron LaREM, Laurent Pietraszewski LaREM, Isabelle Rauch LaREM, Véronique Riotton LaREM, Marie-Pierre Rixain LaREM, Mireille Robert LaREM, Cédric Roussel LaREM, Pacôme Rupin LaREM, Bertrand Sorre LaREM, Bruno Studer LaREM, Adrien Taquet LaREM, Jean Terlier LaREM, Agnès Thill LaREM, Valérie Thomas LaREM, Huguette Tiegna LaREM, Alexandra Valetta Ardisson LaREM, Laurence Vanceunebrock LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Corinne Vignon LaREM, Martine Wonner LaREM, Hélène Zannier LaREM, Erwan Balanant MODEM, Jean-Noël Barrot MODEM, Philippe Bolo MODEM, Cyrille Isaac-Sibille MODEM, Philippe Latombe MODEM, Sylvain Waserman MODEM, Emmanuelle Ménard NI

non-votant (2)

Cendra Motin LaREM, François de Rugy LaREM

Mises au point

Députés ayant déclaré après coup avoir voulu voter autrement (le résultat n'est pas modifié).