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Amendements / Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° I-1139 · Article 22

De René Lioret (Rassemblement National) · déposé le 17/10/2024

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2025 » · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2025
Signataires
M. Lioret, Mme Auzanot, Mme Blanc, M. Boulogne, M. Buisson, M. de Lépinau, M. Dessigny, M. Frappé, M. Gery, M. Guibert, Mme Hamelet, M. Jolly, Mme Joubert, Mme Lavalette, Mme Levavasseur, M. Limongi, M. Bryan Masson, M. Muller, Mme Pollet, M. Rambaud, Mme Ranc, Mme Robert-Dehault, M. Salmon, M. Tivoli, M. Chavent, M. Perez, M. Le Bourgeois, M. Meizonnet, M. Chudeau, Mme Lechanteux,...
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

08/11/2024Scrutin n° 341 adopté71 pour, 70 contre, 1 abst.

Dispositif

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , au III bis de l’article 244 quater M, ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 4° L’article 244 quater M est abrogé. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à supprimer les réductions d’impôts accordées au titre du crédit d'impôt pour la formation des dirigeants.

Le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants représente un manque à gagner pour les finances publiques, sans que son impact soit clairement mesurable en termes de gains de productivité ou de compétitivité pour les entreprises. Bien que ce dispositif ait été initialement conçu pour encourager les chefs d’entreprise à se former, les montants investis et les économies réalisées par les entreprises via ce crédit d'impôt ne justifient plus la perte de recettes fiscales qu'il engendre. En supprimant cette niche fiscale, l'État pourrait récupérer des recettes estimées à environ 30 millions d’euros par an, ce qui représente une somme non négligeable dans un contexte de rationalisation des dépenses publiques.

Bien que théoriquement accessible à toutes les entreprises, ce crédit d’impôt profite principalement aux grandes entreprises et aux dirigeants de structures mieux dotées en ressources financières. Les petites et moyennes entreprises (PME), qui ont souvent des marges de manœuvre financières plus limitées, sont moins nombreuses à utiliser ce dispositif, faute de moyens pour investir dans des formations coûteuses. De ce fait, le crédit d'impôt pour la formation des dirigeants creuse les inégalités entre les grandes entreprises et les plus petites structures, ce qui va à l'encontre des principes d’équité fiscale.

Les dirigeants d’entreprises ont déjà accès à divers dispositifs de financement pour leur formation professionnelle, notamment via les fonds de formation des entrepreneurs ou des dispositifs sectoriels. Ces aides sont souvent plus adaptées et ciblées que le crédit d’impôt, qui n’offre pas un réel accompagnement stratégique.

Ainsi, cet amendement vise à supprimer un dispositif fiscal coûteux et peu ciblé, qui bénéficie principalement aux grandes entreprises et ne répond plus aux enjeux de transformation des compétences des dirigeants.

Cosignataires (49)

Bénédicte Auzanot, Sophie Blanc, Anthony Boulogne, Jérôme Buisson, Marc Chavent, Roger Chudeau, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Jocelyn Dessigny, Alexandre Dufosset, Auguste Evrard, Marc de Fleurian, Thierry Frappé, Jonathan Gery, Frank Giletti, Christian Girard, Géraldine Grangier, Julien Guibert, Marine Hamelet, Pascal Jenft, Alexis Jolly, Tiffany Joncour, Florence Joubert, Laure Lavalette, Robert Le Bourgeois, Julie Lechanteux, Gisèle Lelouis, Hervé de Lépinau, Katiana Levavasseur, Julien Limongi, Claire Marais-Beuil, Matthieu Marchio, Patrice Martin, Bryan Masson, Nicolas Meizonnet, Serge Muller, Thierry Perez, Kévin Pfeffer, Lisette Pollet, Stéphane Rambaud, Angélique Ranc, Catherine Rimbert, Joseph Rivière, Laurence Robert-Dehault, Emeric Salmon, Arnaud Sanvert, Thierry Tesson, Lionel Tivoli, Romain Tonussi, Antoine Villedieu