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Amendements / Travail : modernisation du droit du travail

Amendement n° 878 · Article 12

De Gérard Cherpion (Les Républicains) · déposé le 28/04/2016

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
Dossier
Travail : modernisation du droit du travail

Dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 11 :

« Si les négociations mentionnées au chapitre II du titre IV du livre II de la deuxième partie du présent code sont engagées au niveau du groupe, les entreprises comprises dans son périmètre sont réputées avoir satisfait à leurs obligations de négocier sur les thèmes prévus par ce même chapitre. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis L’article L. 2242‑16 est abrogé. »

Exposé sommaire

Le III de l’article 12 modifie la rédaction de l’article L. 2232‑33 afin que l’ensemble des négociations prévues par le code du travail au niveau de l’entreprise puissent être engagées et conclues au niveau du groupe. Cette disposition nouvelle inclut la possibilité de pouvoir engager au niveau du groupe les négociations qui doivent être engagées tous ans et tous les trois ans au niveau de l’entreprise.

Le 2nd alinéa de l’article prévoit que pour permettre aux entreprises d’être exonérées de leur obligation d’engager la négociation à leur niveau, il est nécessaire que la négociation de groupe aboutisse à un accord. Le texte va trop loin. Il fait peser sur l’employeur une obligation supplémentaire : conclure l’accord au titre duquel il est déjà obligé de négocier. Si la négociation se tient au niveau du groupe, comme l’autorise le 1er alinéa, c’est que les organisations syndicales représentatives au niveau du groupe l’ont accepté. Dans ces conditions, il semble amplement suffisant d’exiger que les négociations obligatoires d’entreprise se tiennent au niveau du groupe pour permettre aux entreprises comprises dans son périmètre d’être exonérées de leurs obligations de négociation.

Le 2nd alinéa, tel qu’il est rédigé aujourd’hui, risque, compte tenu de la multiplication de négociations obligatoires qu’il implique, de décourager le groupe à retenir ce niveau pour engager les négociations obligatoires d’entreprise.

Une disposition identique, prévue par l’article L. 2242‑16 du code du travail, existe déjà en matière de négociation triennale d’entreprise. Elle deviendrait, par conséquent, superflue et devrait être supprimée.

Cosignataires (60)

Damien Abad, Élie Aboud, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Nicole Ameline, Jean-Pierre Barbier, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Jean-François Copé, Jean-Louis Costes, Jean-Michel Couve, Jean-Pierre Door, Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, Georges Fenech, Yves Fromion, Annie Genevard, Bernard Gérard, Claude Greff, Arlette Grosskost, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Denis Jacquat, Jacques Kossowski, Laure de La Raudière, Guillaume Larrivé, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Alain Leboeuf, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Pierre Morange, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Sophie Rohfritsch, Martial Saddier, Jean-Marie Sermier, Thierry Solère, Lionel Tardy, Pascal Thévenot, Dominique Tian, François Vannson, Patrice Verchère, Charles de la Verpillière, Jean-Luc Warsmann, Marie-Jo Zimmermann