Amendement n° 834 · Article 25
De Gérard Cherpion (Les Républicains) · déposé le 27/04/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
- Dossier
- Travail : modernisation du droit du travail
Dispositif
À la dernière phrase de l’alinéa 4, substituer au mot :
« cinquante »
les mots :
« trois cents ».
Exposé sommaire
L’introduction d’un nouveau thème de négociation obligatoire alourdit de manière inutile et formelle les négociations en entreprise.
Le thème de négociation annuelle obligatoire relatif à l’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle des salariés permet déjà aux partenaires sociaux de négocier sur l’utilisation des outils technologiques en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congés.
Par ailleurs, le droit à la déconnexion est en pratique abordé par les entreprises à l’occasion de l’élaboration de chartes ou notes de service. Prévoir un nouveau domaine de négociation annuelle sur ce thème n’est donc pas pertinent.
Qui plus est, créer un nouveau thème de négociation obligatoire vient encore accroître le nombre de sujets à aborder chaque année au sein de l’entreprise, étant entendu que leur nombre a déjà connu ces dernières années une forte inflation. Cette inflation est nuisible à la qualité des échanges entre partenaires sociaux qui se réduisent bien souvent à de simples postures imposées n’aboutissant généralement pas, faute d’un temps de réflexion et d’échange suffisant, à un accord permettant de faire progresser les sujets abordés. Cette situation est particulièrement criante dans les petites structures (la négociation obligatoire concerne potentiellement les entreprises de 11 salariés et plus) qui n’ont pas les moyens d’aborder rigoureusement chaque année l’ensemble des thèmes techniques inclus dans la négociation obligatoire d’entreprise.
Dans ces conditions, à défaut de supprimer le thème du droit à la déconnexion, il conviendrait, pour le moins, de réserver aux entreprises de 300 salariés et plus l’élaboration de la charte encadrant l’exercice par le salarié de son droit à la déconnexion. C’est ce que prévoyait le projet de loi avant son examen par la commission des affaires sociales.
Cosignataires (58)
Damien Abad, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Nicole Ameline, Jean-Pierre Barbier, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Jean-François Copé, Jean-Louis Costes, Jean-Michel Couve, Jean-Pierre Door, Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, Georges Fenech, Yves Fromion, Annie Genevard, Bernard Gérard, Claude Greff, Arlette Grosskost, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Denis Jacquat, Jacques Kossowski, Laure de La Raudière, Guillaume Larrivé, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Alain Leboeuf, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Pierre Morange, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Sophie Rohfritsch, Jean-Marie Sermier, Thierry Solère, Lionel Tardy, Pascal Thévenot, Dominique Tian, François Vannson, Patrice Verchère, Charles de la Verpillière, Jean-Luc Warsmann, Marie-Jo Zimmermann