Amendement n° 810 · Article 7
De Gérard Cherpion (Les Républicains) · déposé le 27/04/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
- Dossier
- Travail : modernisation du droit du travail
Dispositif
Supprimer les alinéas 24 à 28.
Exposé sommaire
Le projet de loi impose aux partenaires sociaux de prévoir dans l’accord qu’ils négocient ses conditions de suivi ainsi qu’une clause de rendez-vous.
Cette obligation augmente une nouvelle fois la fréquence des réunions obligatoires des partenaires sociaux, fréquence déjà fortement impactée par la multiplication, ces dernières années, des thèmes obligatoires de négociation, qu’ils soient annuels, triennaux ou quinquennaux.
Cette obligation est inutile car l’article L. 2222‑5 du code du travail dispose d’ores et déjà que la convention ou l’accord prévoit les formes selon lesquelles il pourra être renouvelé ou révisé. Ces clauses de révision, en pratique, prévoient la procédure selon laquelle une des parties à l’accord peut imposer à l’autre de prendre place à la table des négociations afin d’envisager la révision de l’accord collectif. Or, envisager sa révision implique de dresser un bilan de l’application de l’accord collectif, en d’autres termes de procéder à son suivi. Qui plus est, la fréquence de ces réunions de révision est laissée à l’appréciation de chacune des parties à l’accord, ce qui permet d’éviter l’automatisme des clauses de rendez-vous, nuisible à la qualité des débats entre les partenaires sociaux.
Inutile, cette obligation est source d’insécurité juridique pour chacune des parties à l’accord puisqu’il sera délicat pour le juge de déterminer qui, parmi les partenaires sociaux, est responsable de l’absence de clause sur le suivi de l’accord et de clause de rendez-vous. En outre, c’est au juge qu’il reviendra d’apprécier, en l’absence de clause, celle des parties, qui invite à se réunir ou qui refuse de se rendre à la négociation, dont l’attitude est fautive.
Cosignataires (60)
Damien Abad, Élie Aboud, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Nicole Ameline, Jean-Pierre Barbier, Jérôme Chartier, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Guillaume Chevrollier, Jean-François Copé, Jean-Louis Costes, Jean-Michel Couve, Jean-Pierre Door, Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, Georges Fenech, Yves Fromion, Annie Genevard, Bernard Gérard, Claude Greff, Arlette Grosskost, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Denis Jacquat, Jacques Kossowski, Laure de La Raudière, Guillaume Larrivé, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Alain Leboeuf, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Pierre Morange, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Sophie Rohfritsch, Martial Saddier, Jean-Marie Sermier, Thierry Solère, Lionel Tardy, Pascal Thévenot, Dominique Tian, François Vannson, Patrice Verchère, Charles de la Verpillière, Jean-Luc Warsmann, Marie-Jo Zimmermann