AN · données ouvertes
Amendements / Travail : modernisation du droit du travail

Amendement n° 269 · Article 54

De Damien Abad (Les Républicains) · déposé le 21/04/2016

Sort
Tombé (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
Dossier
Travail : modernisation du droit du travail

Dispositif

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 262‑28, après la seconde occurrence du mot « emploi, » sont insérés les mots : « d’effectuer les travaux d’intérêt général mentionnés à l’article L. 262‑35, » ;

2° Après le troisième alinéa de l’article L. 262‑35, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En contrepartie de l’allocation, le bénéficiaire effectue des heures hebdomadaires d’intérêt général pour la collectivité. Le contrat d’engagement réciproque inscrit les heures et les tâches à effectuer par l’allocataire et les conséquences du non-respect de cette obligation. Le conseil départemental définit annuellement ces contreparties, qui ne relèvent pas du secteur marchand. » ;

3° Après le 3° de l’article L. 262‑37, est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Lorsque le bénéficiaire n’a pas effectué les travaux d’intérêt général décrits à l’article L. 262‑35. »

Exposé sommaire

Cet amendement a pour objectif la mise en place d’une valorisation par le travail, de l’octroi du revenu de solidarité active. en effet, il faut permettre aux bénéficiaires du revenu de solidarité active, au travers des engagements réciproques, de garder ou retrouver leur dignité, en s’impliquant dans des activités utiles et nécessaires à la collectivité, ce qui représente une ambition partagée. Chacun doit pouvoir exprimer ses talents dans la perspective d’une réinsertion préparée et réussie, et ce, bien avant de basculer au revenu de solidarité active. Il s’agit là, enfin, d’une des nombreuses inconnues à cette équation que plus d’un gouvernement a tenté de résoudre, en vain, depuis la mise en place du revenu minimum d’insertion (« Allocation de solidarité nationale et insertion vers l’emploi »). La valeur travail doit être dès lors clairement réaffirmée et faire partie intégrante de l’accompagnement.

Cette initiative serait confiée aux conseils départementaux qui disposeraient d’une liberté suffisante pour déterminer les modalités de cette activité au service de l’intérêt général en contrepartie du bénéfice du revenu de solidarité active. Ces activités adaptées aux besoins des territoires ne concerneraient pas les activités du secteur marchand.

Cosignataires (50)

Damien Abad, Sylvain Berrios, Jean-Claude Bouchet, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Yves Censi, Alain Chrétien, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Rémi Delatte, Julien Dive, Virginie Duby-Muller, Marie-Louise Fort, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Bernard Gérard, Alain Gest, Françoise Guégot, Patrick Hetzel, Véronique Louwagie, Lionnel Luca, Gilles Lurton, Jean-François Mancel, Alain Marleix, Alain Marsaud, Philippe Armand Martin, Alain Marty, Gérard Menuel, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Yves Nicolin, Bérengère Poletti, Didier Quentin, Frédéric Reiss, Camille de Rocca Serra, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Claude Sturni, Alain Suguenot, Guy Teissier, Pascal Thévenot, Philippe Vitel