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Amendements / Travail : modernisation du droit du travail

Amendement n° 226 · Article 54

De Damien Abad (Les Républicains) · déposé le 21/04/2016

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
Dossier
Travail : modernisation du droit du travail

Dispositif

I. – Le second alinéa du 1 du I de l’article 44 sexies A du code général des impôts est remplacé par six alinéas ainsi rédigés :

« Les bénéfices réalisés au titre des quatre exercices ou périodes d’imposition bénéficiaires suivant cette période d’exonération ne sont soumis à l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés que pour :

« a) 20 % de leurs montants pour le deuxième exercice ou la deuxième période d’imposition bénéficiaire ;

« b) 40 % de leurs montants pour le troisième exercice ou la troisième période d’imposition bénéficiaire ;

« c) 60 % de leurs montants pour le quatrième exercice ou la quatrième période d’imposition bénéficiaire ;

« d) 80 % de leurs montants pour le cinquième exercice ou la cinquième période d’imposition bénéficiaire. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Exposé sommaire

Cet amendement reprend l’initiative de Monsieur Paul Salen qui a déposé une proposition de loi visant à améliorer le statut des jeunes entreprises innovantes.

Apparu dans les années soixante-dix et devenu massif dans les années quatre-vingts, le chômage est aujourd’hui une des préoccupations majeures des pays industrialisés qui ont été frappés de plein fouet par les mutations de l’appareil de production.

Si le chômage est globalement élevé dans les pays industrialisés, certains d’entre eux sont moins touchés que d’autres. Or, dans la majorité des cas, face aux mutations du marché du travail, ces pays ont fait le choix de développer une politique avantageuse en faveur des jeunes entreprises innovantes (JEI).

Afin d’encourager la création de petites et moyennes entreprises effectuant des travaux de recherche, la France a créé en 2004 un régime de faveur applicable aux JEI. Aujourd’hui, plus de 6 600 entreprises bénéficient de ce statut et on estime que 300 nouvelles se constituent chaque année.

La mise en place de ce dispositif a présenté de nombreux avantages, permettant de solidifier partiellement ces jeunes structures innovantes et de créer par la même occasion plus de 20 000 emplois.

Ce dispositif permet aux JEI de bénéficier :

– d’une exonération totale d’impôt sur les sociétés ou d’impôt sur le revenu à raison des bénéfices réalisés lors du premier exercice ou de la première période d’imposition bénéficiaire, puis d’une exonération partielle à hauteur de 50 % pour le second exercice ;

– et d’une exonération, valable pour les entreprises créées jusqu’au 31 décembre 2016, de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises pour une durée de sept ans, sur délibération de la collectivité territoriale concernée.

Malgré ces avantages, les JEI rencontrent encore des difficultés, le dispositif n’étant en réalité que très peu adapté à leur développement. Ces entreprises ont généralement besoin de plus de temps pour parfaire leurs innovations et démarcher des investisseurs. Dans la pratique, les bénéfices réalisés ne sont d’ailleurs que très rarement distribués lors des premiers exercices étant donné leur importance sur le développement de ces entreprises.

Conscient que ces entreprises préparent les emplois de demain, il convient aujourd’hui de soutenir d’avantage leur création et leurs premières années d’existence en adaptant plus concrètement ce régime à leur quotidien.

Aussi, l’amendement propose de faire bénéficier les JEI d’une exonération des bénéfices selon le barème progressif suivant :

– 100 % de son montant pour le premier exercice ou la première période d’imposition bénéficiaire,

– 80 % de son montant pour le deuxième exercice ou la deuxième période d’imposition bénéficiaire,

– 60 % de son montant pour le troisième exercice ou la troisième période d’imposition bénéficiaire,

– 40 % de son montant pour le quatrième exercice ou la quatrième période d’imposition bénéficiaire,

– 20 % de son montant pour le cinquième exercice ou la cinquième période d’imposition bénéficiaire.

Cosignataires (49)

Damien Abad, Sylvain Berrios, Jean-Claude Bouchet, Valérie Boyer, Bernard Brochand, Yves Censi, Alain Chrétien, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Olivier Dassault, Bernard Debré, Rémi Delatte, Julien Dive, Virginie Duby-Muller, Marie-Louise Fort, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Bernard Gérard, Alain Gest, Françoise Guégot, Patrick Hetzel, Véronique Louwagie, Lionnel Luca, Jean-François Mancel, Olivier Marleix, Alain Marsaud, Philippe Armand Martin, Alain Marty, Gérard Menuel, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Yves Nicolin, Bérengère Poletti, Didier Quentin, Frédéric Reiss, Camille de Rocca Serra, Martial Saddier, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Claude Sturni, Alain Suguenot, Guy Teissier, Pascal Thévenot, Michel Voisin