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Textes / Immigration maîtrisée, droit d'asile effectif et intégration réussie

Etude d'impact sur le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif

Etude d'impact · 21/02/2018 · 596 852 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (580)
  1. Un ralentissement des flux migratoires vers l’Europe
  2. Des flux qui se réorganisent
  3. Un nombre de demandes d’asile en baisse en Europe
  4. Une pression migratoire soutenue
  5. Une forte exposition aux flux secondaires internes à l’Union européenne
  6. Une composition de la demande d’asile différente de celle que connaissent les autres pays européens
  7. Une sollicitation inédite des infrastructures et dispositifs d’accueil
  8. 1. Une révision complète du cadre juridique d’examen des demandes d’asile, dont les effets en matière de réduction des délais...
  9. 1.1. La sécurité juridique du dispositif français d’asile a été confortée et le niveau de protection s’est élevé
  10. 1.2. L’équilibre attendu entre renforcement des droits et efficacité des procédures n’est cependant pas assuré
  11. 2. Une réorganisation et une mise à niveau du dispositif de prise en charge des demandeurs d’asile ont été menées
  12. 2.1. Le premier accueil des demandeurs d’asile a été rationalisé
  13. 2.2. Les conditions matérielles d’accueil ont été revues mais les capacités d’hébergement aujourd’hui disponibles peinent a faire face...
  14. 3. La refonte du régime d’asile européen commun (RAEC)
  15. 4. L’évolution de la demande d’asile en France
  16. 1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  17. 1.1. Le droit au séjour des bénéficiaires d'une protection internationale et des membres de leur famille
  18. 1.1.1 Le droit au séjour des bénéficiaires d’une protection internationale
  19. 1.1.2 Le droit au séjour des membres de la famille des bénéficiaires d’une protection internationale
  20. 1.2. Le suivi médical des mineures demandant la protection sur le fondement du risque de mutilation génitale féminine et protégées à ce titre
  21. 2. Objectifs poursuivis par la réforme
  22. 2.1. Sécuriser le droit au séjour des bénéficiaires de la protection internationale et des membres de leur famille
  23. 2.2. Renforcer la protection des jeunes filles ayant des craintes de mutilation génitale
  24. 3. Options retenueset nécessité de légiférer
  25. 3.1. Options retenues relatives au droit au séjour des bénéficiaires de la protection internationale et des membres de leur famille
  26. 3.1.1 Délivrer une carte pluriannuelle d’une durée de quatre ans aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides
  27. 3.1.2 Redéfinir le champ du public bénéficiaire d’un titre de séjour en qualité de membre de la famille d’un apatride
  28. 3.1.3 Aligner l’admission au séjour des membres de la famille des réfugiés statutaires sur l’admission au séjour des membres de la...
  29. 3.1.4 Étendre le bénéfice de la réunification familiale aux frères et sœurs du mineur réfugié ou protégé subsidiaire, accompagnant le...
  30. 3.2. Option retenue relative à la protection des jeunes filles ayant des craintes de mutilation génitale : Autoriser l’envoi par le...
  31. 4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  32. 4.1. Impacts juridiques
  33. 4.2. Impacts sur la jeunesse
  34. 4.3. Impacts sociaux
  35. 4.4. Impacts sur les services administratifs
  36. 4.5. Impacts sur le fonctionnement de la justice
  37. 5. Modalités d’application
  38. 5.1. Modalités d’application
  39. 5.1.1 Application dans le temps
  40. 5.1.2 Application dans l’espace
  41. 5.1.3 Textes d’application
  42. 1. Diagnostic de la situation actuelle et etat du droit
  43. 1.1. La prise en compte des motifs graves d’ordre public dans le cadre des procédures d’octroi et de retrait de la protection internationale
  44. 1.2. La compétence de la Cour nationale du droit d’asile et le caractère suspensif du recours contre les décisions de rejet d’une demande d’asile
  45. 2. Objectifs poursuivis par la réforme
  46. 2.1. A titre principal, réduire les délais de procédure
  47. 2.2. Sécuriser les décisions d’octroi et de retrait de la protection
  48. 2.3. Préciser certains aspects relatifs au statut des juges de la CNDA
  49. 3. Options retenues et nécessité de légiférer
  50. 3.1. Options retenues relatives aux délais de procédure
  51. 3.1.1 Appliquer de manière plus efficace la procédure accélérée en cas de demande d’asile tardive
  52. 3.1.2 Permettre une notification dématérialisée des décisions de l’OFPRA
  53. 3.1.3 Réduire le délai de recours devant la CNDA
  54. 3.1.4 Élargir les possibilités pour la CNDA de recourir à la vidéo-audience
  55. 3.1.5 Aménager le régime juridictionnel applicable en ce qui concerne certaines décisions de rejet de l’OFPRA prises en application de...
  56. 3.1.6 Autres modifications participant à l’objectif de réduction des délais
  57. 3.2. Options retenues relatives à la sécurisation des décisions d’octroi et de retrait de la protection
  58. 3.3. Options retenues relatives à la procédure juridictionnelle, au statut et aux fonctions des juges de la CNDA
  59. 4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  60. 4.1. Impacts juridiques
  61. 4.2. Impacts sociaux
  62. 4.3. Impacts économiques et financiers
  63. 4.4. Impacts sur les services administratifs
  64. 4.5. Impacts sur le fonctionnement des services la justice
  65. 5. Consultations et modalités d’application
  66. 5.1. Consultations menées
  67. 5.2. Modalités d’application
  68. 5.2.1 Application dans le temps
  69. 5.2.2 Application dans l’espace
  70. 5.2.3 Textes d’application
  71. 1. Diagnostic de la situation actuelle et etat du droit
  72. 1.1. La prise en charge matérielle des demandeurs d’asile
  73. 1.2. Une augmentation des flux de la demande d’asile depuis 2015 et des besoins de prise en charge
  74. 1.3. Une concentration des flux de demandeurs d’asile dans certains territoires
  75. 2. Objectifs poursuivis par la réforme
  76. 2.1. Améliorer le pilotage du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile
  77. 2.2. Équilibrer la répartition des demandeurs d’asile sur le territoire en cas d’un afflux massif de demandeurs d’asile
  78. 3. Options retenues et nécessité de légiférer
  79. 3.1. Options retenues
  80. 3.1.1 Clarifier le régime de l’octroi des conditions matérielles d’accueil
  81. 3.1.2 Revoir le régime de la procédure contradictoire en cas de retrait, des conditions matérielles d’accueil
  82. 3.1.3 Permettre un échange d’informations réciproque entre l’OFII et le service intégré d'accueil et d'orientation
  83. 3.1.4 Prévoir le retrait du bénéfice des conditions matérielles d’accueil en cas de demandes d’asile multiples.
  84. 3.2. Options retenues relatives à l’orientation des demandeurs d’asile sur le territoire national
  85. 4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  86. 4.1. Impacts juridiques
  87. 4.2. Impacts sociaux
  88. 4.2.1 Impact sur l’égalité entre les femmes et les hommes
  89. 4.2.2 Prise en compte du handicap
  90. 4.3. Impacts économiques et financiers
  91. 5. Consultations et modalités d’application
  92. 5.1. Consultations
  93. 5.2. Modalités d’application
  94. 5.2.1 Application dans le temps
  95. 5.2.2 Application dans l’espace
  96. 5.2.3 Texte d’application
  97. 1. La visioconférence pour la tenue des audiences juridictionnelles en zone d’attente
  98. 1.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  99. 1.2.Objectifs poursuivis par la réforme
  100. 1.3.Options retenues et nécessité de légiférer
  101. 1.4.Analyse des impacts des dispositions envisagées
  102. 1.4.1. Impacts juridiques
  103. 1.4.2. Impacts sociaux
  104. 1.4.3. Impacts financiers
  105. 1.5.Consultations et modalités d’application
  106. 1.5.1. Consultations menées
  107. 1.5.2. Application dans l’espace
  108. 1.5.3. Application dans le temps
  109. 1.5.4. Textes d’application
  110. 2. Simplifier les conditions d’exercice de la justice en zone d’attente
  111. 2.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  112. 2.2.Objectifs poursuivis
  113. 2.3.Options retenues et nécessité de légiférer
  114. 2.4.Analyse des impacts des dispositions envisagées
  115. 2.4.1. Impacts juridiques
  116. 2.4.2. Impacts sur les services administratifs
  117. 2.5.Modalités d’application
  118. 2.5.1. Application dans le temps
  119. 2.5.2. Application dans l’espace
  120. 2.5.3. Textes d’application
  121. 1. Garantir le prononcé d’une obligation de quitter le territoire français efficace à l’égard des demandeurs d’asile déboutés
  122. 1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  123. 1.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  124. 1.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  125. 1.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  126. 1.5. Consultations et modalités d’application
  127. 1.5.1 Consultation menée
  128. 1.5.2 Application dans le temps
  129. 1.5.3 Application dans l’espace
  130. 1.5.4 Textes d’application
  131. 2. Préciser les critères du risque de soustraction à la mesure d’éloignement justifiant le refus du délai de départ volontaire
  132. 2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  133. 2.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  134. 2.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  135. 2.4. Modalités d’application
  136. 2.4.1. Application dans le temps
  137. 2.4.2. Application dans l’espace
  138. 2.4.3. Textes d’application
  139. 3. Préciser le régime juridique de l’interdiction de retour
  140. 3.1. Sur le caractère « systématique » de l’interdiction de retour
  141. 3.1.1 Diagnostic de la situation actuelle et état des lieux
  142. 3.1.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  143. 3.1.3 Options retenues et nécessité de légiférer
  144. 3.2. Sur la prise d’effets de l’interdiction de retour
  145. 3.2.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  146. 3.2.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  147. 3.2.3 Options retenues et nécessité de légiférer
  148. 3.2.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  149. 3.3. Modalités d’application
  150. 3.3.1. Application dans le temps
  151. 3.3.2. Application dans l’espace
  152. 3.3.3. Textes d’application
  153. 4. Aménager le délai de jugement par le tribunal administratif en cas de rétention administrative
  154. 4.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  155. 4.2 Objectifs poursuivis
  156. 4.3 Options retenues et nécessité de légiférer
  157. 4.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  158. 4.4.1 Impacts juridiques
  159. 4.4.2 Impacts sur les services administratifs et les juridictions
  160. 4.5 Consultations et modalités d’application
  161. 4.5.1 Consultation menée
  162. 4.5.2 Application dans le temps
  163. 4.5.3 Application dans l’espace
  164. 4.5.4 Textes d’application
  165. 5. Ouvrir aux personnes maintenues en rétention la possibilité de solliciter une aide au retour volontaire
  166. 5.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  167. 5.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  168. 5.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  169. 5.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  170. 5.4.1 Impact sur les particuliers
  171. 5.4.2 Impacts financiers
  172. 5.4.3 Impacts juridiques
  173. 5.5. Modalités d’application
  174. 5.5.1 Application dans le temps
  175. 5.5.2 Application dans l’espace
  176. 5.5.3 Textes d’application
  177. 6. Renforcer le suivi de l’etranger durant le délai de départ volontaire
  178. 6.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  179. 6.2. Objectifs poursuivis
  180. 6.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  181. 6.4. analyse des impacts des dispositions envisagées
  182. 6.4.1 Impacts juridiques
  183. 6.4.2 Impacts sur les particuliers
  184. 6.5. Modalités d’application
  185. 6.5.1 Application dans le temps
  186. 6.5.2 Application dans l’espace
  187. 6.5.3 Textes d’application
  188. 7. Renforcer l’efficacite des decisions de remise des étrangers ressortissants de pays tiers titulaires d’un titre de sejour dans un...
  189. 7.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  190. 7.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  191. 7.3. Option retenue et nécessité de légiférer
  192. 7.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  193. 7.5. Modalités d’application
  194. 7.5.1 Application dans le temps
  195. 7.5.2 Application dans l’espace
  196. 7.5.3 Textes d’application
  197. 1. Préciser les conditions d’exercice des droits de communication des personnes retenues dans un lieu de rétention
  198. 1.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  199. 1.2.Objectifs poursuivis
  200. 1.3.Options retenues et nécessité de légiférer
  201. 1.4.Modalités d’application
  202. 1.4.1. Application dans le temps
  203. 1.4.2. Application dans l’espace
  204. 1.4.3. Textes d’application
  205. 2. Adapter le délai ouvert au juge des libertés et de la détention pour statuer sur le maintien en rétention
  206. 2.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  207. 2.2.Objectifs poursuivis
  208. 2.3.Options retenues et nécessité de légiférer
  209. 2.4.Consultations et modalités d’application
  210. 2.4.1. Consultation menée
  211. 2.4.2. Application dans le temps
  212. 2.4.3. Application dans l’espace
  213. 2.4.4. Textes d’application
  214. 3. Clarifier et préciser les motifs d’assignation à résidence par le juge des libertes et de la détention
  215. 3.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  216. 3.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  217. 3.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  218. 3.4. Modalités d’application
  219. 3.4.1. Application dans le temps
  220. 3.4.2. Application dans l’espace
  221. 3.4.3. Textes d’application
  222. 4. Aménager les modalités de la demande d’appel suspensif des décisions du juge des libertés et de la détention mettant fin à la rétention
  223. 4.1.Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  224. 4.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  225. 4.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  226. 4.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  227. 4.5. Modalités d’application
  228. 4.5.1. Application dans le temps
  229. 4.5.2. Application dans l’espace
  230. 4.5.3. Textes d’application
  231. 5. Adapter la durée et le séquençage de la rétention
  232. 5.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  233. 5.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  234. 5.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  235. 5.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  236. 5.4.1. Impacts juridiques
  237. 5.4.2. Impacts sur l’efficacité des procédures
  238. 5.5. Modalités d’application
  239. 5.5.1. Application dans le temps
  240. 5.5.2. Application dans l’espace
  241. 5.5.3. Textes d’application
  242. 6. Permettre la prolongation de la rétention dans certaines circonstances définies
  243. 6.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  244. 6.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  245. 6.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  246. 6.4. Modalités d’application
  247. 6.4.1. Application dans le temps
  248. 6.4.2. Application dans l’espace
  249. 6.4.3. Textes d’application
  250. 7. Dispositions tendant à sécuriser et renforcer les mesures d’assignation à résidence
  251. 7.1. Sur l’assignation à résidence des étrangers faisant l’objet d’une peine d’interdiction du territoire français, d’un arrêté...
  252. 7.1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  253. 7.1.2. Nécessité de légiférer et objectifs poursuivis par la réforme
  254. 7.1.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  255. Adaptation des dispositions du huitième alinéa de l’article L. 561-1 : définition des circonstances particulières justifiant le maintien...
  256. La possibilité d’imposer à l’étranger, objet d’une interdiction du territoire dont l’assignation à résidence ne peut être maintenue,...
  257. L’alignement de la durée des assignations à résidence des étrangers objets d’une interdiction administrative du territoire sur celle...
  258. 7.1.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  259. 7.1.4.1. Impacts juridiques
  260. 7.1.4.2. Impacts sur les services administratifs
  261. 7.2. Aménager la possibilité d’imposer à l’étranger assigné à résidence une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer à son domicile
  262. 7.2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  263. 7.2.2. Objectif poursuivi par la réforme
  264. 7.2.3. Option retenue et nécessité de légiférer
  265. 7.2.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  266. 7.2.5. Modalités d’application
  267. 7.2.5.1. Application dans le temps
  268. 7.2.5.2. Application dans l’espace
  269. 7.2.5.3. Textes d’application
  270. 8. Permettre l’assignation à résidence et le placement en rétention des demandeurs d’asile lorsque la protection de l’ordre public ou de...
  271. 8.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  272. 8.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  273. 8.3. Options retenues et nécessité de légiférer
  274. 8.4. Modalités d’application
  275. 8.4.1 Application dans le temps
  276. 8.4.2 Application dans l’espace
  277. 8.4.3 Textes d’application
  278. 1. Adapter le cadre juridique de la retenue pour vérification du droit de circulation et de séjour sur le territoire français
  279. 1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  280. 1.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  281. 1.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  282. 1.4. Modalités d’application
  283. 1.4.1.1 Application dans le temps
  284. 1.4.1.2 Application dans l’espace
  285. 2. Etendre les possibilités d’investigations durant la retenue
  286. 2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  287. 2.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  288. 2.3. Option retenue et nécessité de légiférer
  289. 2.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  290. 2.4.1 Impacts juridiques
  291. 2.4.2 Impacts sur les services administratifs
  292. 2.4.3 Impacts sur les particuliers
  293. 2.5. Consultations et modalités d’application
  294. 2.5.1 Consultation menée
  295. 2.5.2 Application dans le temps
  296. 2.5.3 Application dans l’espace
  297. 2.5.4 Textes d’application
  298. 3. Elargir le champ des agents autorisés à accomplir certaines formalités de procédure
  299. 3.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  300. 3.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  301. 3.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  302. 3.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  303. 3.5. Modalités d’application
  304. 3.5.1 Application dans le temps
  305. 3.5.2 Application dans l’espace
  306. 4. Renforcer la sanction du refus de se soumettre au releve des empreintes digitales et a la prise de photographie
  307. 4.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  308. 4.2. objectifs poursuivis
  309. 4.3. Modalités d’application
  310. 4.3.1 Application dans le temps
  311. 4.3.2 Application dans l’espace
  312. 4.3.3 Textes d’application
  313. 5. Tirer les conséquences de l’arrêt de la CJUE du 7 juin 2016, Mme Affum c/préfet du Pas-de-Calais
  314. 5.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  315. 5.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  316. 5.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  317. 5.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  318. 5.5. Modalités d’application
  319. 5.5.1 Application dans le temps
  320. 5.5.2 Application dans l’espace
  321. 6. Etendre la sanction de l’utilisation frauduleuse de documents de tiers aux fins d’entrer sur le territoire
  322. 6.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  323. 6.2. Options possibles et nécessité de légiférer
  324. 6.3. Modalités d’application
  325. 6.3.1 Application dans le temps
  326. 6.3.2 Application dans l’espace
  327. 1. Modifications relatives aux conditions de délivrance de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention « passeport talent »
  328. 1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  329. 1.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  330. 1.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  331. 1.3.1 Les salariés d’entreprises innovantes
  332. 1.3.2 Les étrangers participant au développement économique, à l’aménagement du territoire et au rayonnement de la France
  333. 1.3.3 Les membres de famille du détenteur du « passeport talent »
  334. 1.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  335. 1.4.1 Impacts juridiques
  336. 1.4.1.1 Sur le droit national
  337. 1.4.1.2 Articulation avec le droit européen en vigueur ou en cours d’élaboration
  338. 1.4.2 Impacts économiques et financiers
  339. 1.4.3 Impacts sur les services administratifs
  340. 1.4.4 Impacts sociaux
  341. 1.5. Modalités d’application
  342. 1.5.1 Application dans le temps
  343. 1.5.2 Application dans l’espace
  344. 1.5.3 Texte d’application
  345. 2. Transposition de la directive (UE) 2016/801 dite « étudiants/chercheurs »
  346. 2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  347. 2.1.1 Le dispositif d’admission au séjour des chercheurs en France
  348. 2.1.2 Le dispositif d’admission au séjour des étudiants en France
  349. 2.1.3 Le dispositif d’admission au séjour des jeunes au pair
  350. 2.2. Objectifs poursuivis
  351. 2.2.1 Objectifs poursuivis à l’égard des étudiants et des chercheurs
  352. 2.2.2 Objectifs poursuivis à l’égard des jeunes au pair
  353. 2.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  354. 2.3.1 Les titres de séjour à modifier ou créer
  355. 2.3.1.1 Carte de séjour portant la mention « recherche d’emploi ou création d’entreprise » (article 25 de la directive)
  356. 2.3.1.2 Cartes de séjour portant les mentions « étudiant – programme de mobilité » et « chercheur – programme de mobilité » (articles...
  357. 2.3.1.3 Carte de séjour portant la mention « jeune au pair » (articles 16 et 18 de la directive)
  358. 2.3.2 La mobilité intra-UE des étudiants et des chercheurs
  359. 2.3.2.1 La mobilité intra-UE pour les étudiants
  360. 2.3.2.2 La mobilité intra-UE pour les chercheurs
  361. 2.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  362. 2.4.1 Impacts juridiques
  363. 2.4.1.1 Au plan national
  364. 2.4.1.2 Au plan du droit international
  365. 2.4.2 Impacts économique et financier
  366. 2.4.3 Impacts sociaux
  367. 2.4.4 Impacts sur les services administratifs
  368. 2.5. Modalités de mise en œuvre
  369. 2.5.1 Consultation menée
  370. 2.5.2 Il n’y a pas d’avis formalisé Application dans le temps
  371. 2.5.3 Application dans l’espace
  372. 2.5.4 Textes d’application
  373. 1. Mieux articuler la procédure d’asile et les demandes d’admission au séjour sur un autre motif
  374. 1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  375. 1.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  376. 1.3. Options possibles et nécessités de légiférer
  377. 1.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  378. 1.4.1 Impacts juridiques
  379. 1.4.1.1 Sur le droit national
  380. 1.4.1.2 Articulation avec le droit européen en vigueur ou en cours d'élaboration
  381. 1.4.2 Impacts sur les services administratifs
  382. 1.4.3 Impact social
  383. 1.5. Modalités d’application
  384. 1.5.1 Application dans le temps
  385. 1.5.2 Application dans l'espace
  386. 1.5.3 Texte d'application
  387. 2. Réforme des titres de voyage délivrés aux étrangers mineurs prevus aux articles L. 321-3 et L. 321-4 DU CESEDA
  388. 2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  389. 2.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  390. 2.2.1 Simplification de la réglementation
  391. 2.2.2 Limiter et sécuriser la délivrance des DCEM à Mayotte
  392. 2.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  393. 2.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  394. 2.4.1 Impacts juridiques
  395. 2.4.1.1 Sur le droit national
  396. 2.4.1.2 Articulation avec le droit européen en vigueur ou en cours d’élaboration
  397. 2.4.2 Impacts Outre-Mer
  398. 2.4.3 Impacts économiques et financiers
  399. 2.4.4 Impacts sur les services administratifs
  400. 2.4.4.1 Réduction des délais en préfecture
  401. 2.4.4.2 Homogénéisation des pratiques en préfecture
  402. 2.4.5 Impacts sociaux
  403. 2.5. Consultations et modalité de mise en œuvre
  404. 2.5.1 Consultation menée
  405. 2.5.2 Application dans le temps
  406. 2.5.3 Application dans l’espace
  407. 2.5.4 Textes d’application
  408. 3. Suppression de l’obligation de signature des visas d’entrée en France
  409. 3.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  410. 3.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  411. 3.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  412. 3.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  413. 3.4.1 Impacts juridiques
  414. 3.4.1.1 Sur le droit national
  415. 3.4.1.2 Articulation avec le droit européen en vigueur ou en cours d’élaboration
  416. 3.4.2 Impacts économiques et financiers
  417. 3.4.3 Impacts sur les services administratifs
  418. 3.5. Modalités d’application
  419. 3.5.1 Application dans le temps
  420. 3.5.2 Application dans l’espace
  421. 3.5.3 Textes d’application
  422. 4. Dispositions relatives aux missions à caractére médical de l’OFII
  423. 4.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  424. 4.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  425. 4.3. Options possibles et nécessité de légiférer
  426. 4.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  427. 4.4.1 Impacts administratifs
  428. 4.4.2 Prise en compte du handicap
  429. 4.4.3 Impacts juridiques
  430. 4.4.4 Impacts économiques et financiers
  431. 4.4.5 Impacts administratifs
  432. 4.4.6 Impacts sociaux
  433. 4.5. Modalités d’application
  434. 4.5.1 Application dans le temps
  435. 4.5.2 Application dans l’espace
  436. 5. Dispositions d’habilitation aux fins de simplifier le droit des étrangers
  437. 5.1. Recodification du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
  438. 5.1.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  439. 5.1.2 Objectif poursuivis par la réforme
  440. 5.1.3 Options retenues et nécessité de légiférer
  441. 5.1.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  442. 5.2. Fusion des cartes de séjour temporaires portant les mentions « Salarié » et « Travailleur temporaire »
  443. 5.2.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  444. 5.2.2 Objectif poursuivi par la réforme
  445. 5.2.3 Option et nécessité de légiférer
  446. 5.2.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  447. 5.3. Simplification du régime de délivrance des autorisations de travail
  448. 5.3.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  449. 5.3.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  450. 5.3.3 Options possibles et nécessité de légiférer
  451. 5.3.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  452. 5.3.4.1 Impacts économiques
  453. 5.3.4.2 Impacts administratifs
  454. 1. Sécurisation de la carte de séjour temporaire portant la mention « visiteur »
  455. 1.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  456. 1.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  457. 1.3. Option retenue et nécessité de légiférer
  458. 1.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  459. 1.4.1 Impacts juridiques
  460. 1.4.2 Impacts administratifs
  461. 1.5. Modalités d’application
  462. 1.5.1 Application dans le temps
  463. 1.5.2 Application dans l’espace
  464. 1.5.3 Textes d’application
  465. 2. Dispositions relatives aux cartes de séjour portant la mention « ICT »
  466. 2.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  467. 2.2. Option retenue et nécessité de légiférer
  468. 2.2.1 Nécessités de légiférer : prévenir les détournements de procédure
  469. 2.2.2 Options retenues
  470. 2.3. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  471. 2.4. Modalités d’application
  472. 2.4.1 Application dans le temps
  473. 2.4.2 Application dans l’espace
  474. 2.4.3 Textes d’application
  475. 3. Dispositions relatives au séjour des parents d’enfants français
  476. 3.1. Les conditions de délivrance des cartes de séjour portant la mention « vie privée et familiale »
  477. 3.1.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  478. 3.1.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  479. 3.1.3 Options possibles et nécessité de légiférer
  480. 3.1.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  481. 3.1.4.1 Impacts sur les particuliers
  482. 3.1.4.2 Impacts sur les services administratifs
  483. 3.1.5 Modalités d’application
  484. 3.1.5.1 Application dans le temps
  485. 3.1.5.2 Application dans l’espace
  486. 3.2. Réforme des conditions d’établissement des actes de reconnaissance du lien de filiation
  487. 3.2.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  488. 3.2.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  489. 3.2.3 Options possibles et nécessité de légiférer
  490. 3.2.3.1 Option 1 (écartée) : l’extension du dispositif applicable à Mayotte
  491. 3.2.3.2 Option 2 (retenue) : extension du dispositif applicable à Mayotte avec adaptations
  492. 3.2.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  493. 3.2.4.1 Impacts juridiques
  494. 3.2.4.2 Impact sur les services judiciaires et les services d’enquêtes
  495. 3.2.4.3 Impacts sur les particuliers
  496. 3.2.4.4 Impacts sur les collectivités territoriales
  497. 3.2.5 Consultations et modalités d’application
  498. 3.2.5.1 Consultations
  499. 3.2.5.2 Application dans le temps
  500. 3.2.5.3 Application dans l’espace
  501. 3.2.5.4 Textes d’application
  502. 3.3. Modalités d’échange d’informations entre le service médical de l’OFII et le médecin traitant du demandeur
  503. 3.3.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  504. 3.3.2 Options possibles et nécessité de légiférer
  505. 3.3.3 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  506. 3.3.4 Modalité de mise en œuvre
  507. 3.3.4.1 Application dans le temps
  508. 3.3.4.2 Texte d’application
  509. 4. Sécuriser le droit au séjour des victimes de violences conjugales et familiales
  510. 4.1. Sécuriser la délivrance de la carte de séjour temporaire remise aux bénéficiaires d’une ordonnance de protection provisoire et...
  511. 4.1.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  512. 4.1.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  513. 4.1.3 Option retenue et nécessité de légiférer
  514. 4.1.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  515. 4.1.4.1 Impacts juridiques
  516. 4.1.4.2 Impacts administratifs
  517. 4.1.4.3 Impacts sociaux
  518. 4.1.4.4 Impacts en termes d’égalité entre les femmes et les hommes
  519. 4.1.5 Modalités d’application
  520. 4.1.5.1 Application dans le temps
  521. 4.1.5.2 Application dans l’espace
  522. 4.1.5.3 Textes d’application
  523. 4.2. Harmoniser les dispositifs de protection contre le retrait du titre de séjour en cas de rupture de la vie commune consécutive à des...
  524. 4.2.1 Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  525. 4.2.2 Objectifs poursuivis par la réforme
  526. 4.2.3 Options retenues et nécessité de légiférer
  527. 4.2.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées
  528. 4.2.4.1 Prise en compte du handicap
  529. 4.2.4.2 Impacts juridiques
  530. 1/ Sur le droit national
  531. 2/ Articulation avec le droit européen
  532. 4.2.4.3 Impacts économiques et financiers
  533. 4.2.4.4 Impacts administratifs
  534. 4.2.4.5 Impacts sociaux
  535. 4.2.5 Modalités de mise en œuvre
  536. 4.2.5.1 Application dans le temps
  537. 4.2.5.2 Application dans l’espace
  538. 4.2.5.3 Textes d’application
  539. 5. Modalités d’accès au marché du travail pour les étrangers diplomés en France
  540. 5.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  541. 5.2. Objectifs poursuivis par la reforme
  542. 5.3. Option retenue et nécessité de légiférer
  543. 5.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  544. 5.4.1 Impacts juridiques
  545. 5.4.2 Impacts économique et financier
  546. 5.4.3 Impacts sociaux
  547. 5.4.4 Impacts sur les services administratifs
  548. 5.5 Consultations et modalités d’application
  549. 5.5.1 Consultation menée
  550. 5.5.2 Application dans le temps
  551. 5.5.3 Application dans l’espace
  552. 5.5.4 Textes d’application
  553. 6. Simplification des formalités accompagnant la délivrance des cartes de séjour temporaires des membres de famille de résident de...
  554. 6.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  555. 6.2. Option retenue et nécessité de légiférer
  556. 6.3. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  557. 6.3.1 Impacts juridiques
  558. 6.3.2 Impacts sur les services administratifs
  559. 6.4. Consultation et modalités d’application
  560. 6.4.1 Consultation menée
  561. 6.4.2 Application dans le temps
  562. 6.4.3 Application dans l’espace
  563. 7. Conditions de délivrance de la carte de résident de longue durée-UE
  564. 7.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit
  565. 7.2. Objectifs poursuivis par la réforme
  566. 7.3. Option et nécessité de légiférer
  567. 7.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées
  568. 7.4.1 Impacts juridiques
  569. 7.4.2 Impacts sur les services administratifs
  570. 7.5. Modalités de mise en œuvre
  571. 7.5.1 Application dans le temps
  572. 7.5.2 Application dans l’espace
  573. 7.5.3 Textes d’application
  574. 1. Présentation du titre IV
  575. 2. Application en outre-mer
  576. 2.1. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon
  577. 2.2. Saint Barthélemy et Saint-Martin
  578. 2.3. Wallis-et-Futuna, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie
  579. 2.4. Terres australes et antarctiques françaises
  580. 3. Application dans le temps

Ces différences de prise en compte entre les violences conjugales et familiales pour les conjoints de Français et les conjoints au titre de regroupement familial ne sont pas justifiées.

Les dispositions du projet de loi reprennent des modifications prévues à l'article 203 du projet de la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. La disposition, qualifiée de cavalier législatif, a alors été déclarée inconstitutionnelle (Décision n° 2016-745 du Conseil constitutionnel du 26 janvier 2017).

4.2.2 Objectifs poursuivis par la réforme

La modification prévue à l’article L. 314-5-1 du CESEDA entend mettre en cohérence les dispositions des articles L. 313-12 et L. 314-5-1 du code précité, en prévoyant que le préfet ne peut pas procéder au retrait de la carte de résident obtenue par le conjoint de Français, lorsque la communauté de vie a été rompue également en raison de violences familiales.

L’objectif poursuivi est de préciser, de simplifier et d’harmoniser l’état du droit concernant le retrait de la carte de résident ou du titre de séjour délivré dans le cadre du regroupement familial. Il s’agit aussi de prévoir que ce retrait ou refus de renouvellement ne peut intervenir en cas de violences familiales ou conjugales. Les cas de retrait ou de non renouvellement des titres de séjour relèvent du domaine législatif.

Cette mesure participe également de la protection des personnes vulnérables à laquelle le Gouvernement est particulièrement attaché. Il poursuit également un objectif de simplification et d’harmonisation de l’action administrative et des préfectures.

4.2.3 Options retenues et nécessité de légiférer

- Une réforme de nature législative est nécessaire, afin de simplifier la réglementation et d’harmoniser les conditions de retrait, motivé par la rupture de la vie commune sur le fondement du 3° de l’article L. 314-9 du CESEDA. Il est prévu que lorsque la communauté de vie a été rompue par le décès de l’un des conjoints ou en raison de violences familiales ou conjugales qu’il a subies de la part de son conjoint, l’autorité administrative ne peut pas procéder au retrait et en accorde le renouvellement.

Ainsi, les dispositions du projet de loi modifient l’article L. 314-5-1 du CESEDA afin de renforcer et mettre en cohérence le régime de protection des conjoints de Français victimes de violences, en précisant que le retrait de la carte de résident obtenue par le conjoint de Français ne peut pas intervenir lorsqu’il a subi des violences familiales.

- En cas de rupture de la vie commune ne résultant pas du décès de l’un des conjoints, le titre de séjour qui a été remis au conjoint d’un étranger peut, pendant les trois années suivant l’autorisation de séjourner en France au titre du regroupement familial, faire l’objet d’un retrait ou d’un refus de renouvellement (article L. 431-2 du CESEDA).

Les dispositions du projet de loi modifient l’article L. 431-2 du CESEDA afin de traiter de manière similaire les conjoints d’étrangers entrés par regroupement familial et les conjoints de Français en protégeant le conjoint entré par regroupement familial victime de violences en cas de violences familiales, lui accordant le renouvellement de son titre de séjour.

4.2.4 Analyse des impacts des dispositions envisagées

4.2.4.1 Prise en compte du handicap

Un certain nombre de victimes de violences familiales et conjugales pouvant être en situation de handicap, les mesures prévues par la loi auront un impact positif sur la situation de ces personnes et faciliteront les conditions d’obtention ou de renouvellement d’un titre de séjour.

4.2.4.2 Impacts juridiques

1/ Sur le droit national

Cette mesure contribue à une simplification et à une harmonisation des conditions de retrait ou de non renouvellement des titres en cas de violences familiales ou conjugales, seules les secondes étant prises en compte à ce jour.

Cette modification met en cohérence les dispositions des articles L. 313-12 et L. 431-2 du CESEDA, en prévoyant que le préfet est tenu de renouveler la carte de séjour temporaire au conjoint entré par regroupement familial, lorsque la communauté de vie a été rompue en raison de violences familiales et non plus en raison des seules violences conjugales.

2/ Articulation avec le droit européen

Ainsi qu’il a été dit ci-dessus, le droit de l’Union ne règle pas le cas des garanties offertes aux étrangers admis à séjourner en France pour motifs familiaux lorsqu’ils sont victimes de violences familiales ou conjugales.

Toutefois, les Etats-membres restent libres de légiférer en la matière (politique commune de l’Union – cf. article 79 du TFUE).

Enfin, et surtout, la mesure envisagée est compatible avec la directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial qui met l’accent sur l’intégration des ressortissants étrangers admis à séjourner dans les Etats-membres. Or la lutte contre les violences dont ils peuvent être victimes participe de leur bonne intégration dans le pays d’accueil.

4.2.4.3 Impacts économiques et financiers

Les données disponibles sur le nombre des victimes de violences familiales et conjugales ne rend qu’imparfaitement compte de la réalité et il n’est pas possible, parmi ces victimes, de distinguer celles qui sont de nationalité étrangère. A fortiori les impacts, qui ne sont qu’indirects, sur les demandes de titre, ne peuvent être précisément évalués.

En dépit de ces incertitudes, on peut conclure que l’impact financier ne sera, en tout état de cause, pas substantiel.

4.2.4.4 Impacts administratifs

Cette réforme constitue une simplification de l’activité des services des étrangers des préfectures, il est attendu un allègement des tâches effectuées par les services instructeurs.

En effet, le recours à un critère unifié (violences conjugales ou familiales) sera de nature à faciliter l’instruction des titres par les services des préfectures qui n’auront plus à rechercher l’origine des violences et à discriminer celles qui sont d’origines familiales et non conjugales..

4.2.4.5 Impacts sociaux

La clarification des conditions de retrait, de renouvellement ou non des titres pour les usagers et la simplification administrative pour les services de l’Etat sont facteurs d’efficacité. La délivrance des titres dans des délais réduits, lorsque les conditions sont remplies, participe de l’intégration du couple ou de la famille par la sérénité qu’elle apporte.

En effet, dès lors que les victimes de violences, principalement les femmes, ne sont plus dépendantes de leur conjoint ou de leur famille pour leur admission au séjour, leur intégration sera facilitée.

D’une manière générale, ces mesures contribuent à la protection des personnes vulnérables et s’inscrivent pleinement dans « l'élimination complète des violences faites aux femmes » qui constitue le « premier pilier » de l’égalité hommes-femmes, décrétée grande cause nationale par le Président de la République Emmanuel Macron dans son discours du 25 novembre 2017 à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et du lancement de la grande cause du quinquennat. Cette réforme constitue également une simplification des démarches administratives à effectuer pour les ressortissants étrangers dès lors que le titre, lorsqu’il est obtenu à l’issue d’une procédure de regroupement familial, sera renouvelé de plein droit.

4.2.5 Modalités de mise en œuvre

4.2.5.1 Application dans le temps

Le texte entre en vigueur le lendemain de la publication de la loi.

4.2.5.2 Application dans l’espace

Le présent texte s’applique en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint Barthélemy et à Saint-Martin.

4.2.5.3 Textes d’application

Aucun texte d’application n’est nécessaire pour la mise en œuvre de cette mesure d’effet immédiat. Une circulaire sera adressée aux préfectures pour leur signaler les évolutions et s’assurer qu’elles ont bien été prises en compte dans la pratique des services.

5. Modalités d’accès au marché du travail pour les étrangers diplomés en France

5.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit

Le projet de loi entend modifier les dispositions de l’article L. 313-10 du CESEDA relatives aux conditions de délivrance de la carte « salarié » ou « travailleur temporaire » aux étudiants ayant achevé avec succès leurs études en France avec un diplôme au moins équivalent au master ou figurant sur une liste fixée par décret (actuellement diplôme de niveau I labellisé par la conférence des Grandes écoles et licence professionnelle). En l’état actuel du droit, l’étudiant diplômé engagé sur un emploi en cohérence avec son diplôme et lui allouant une rémunération au moins égale à 1,5 fois le SMIC peut demander un changement de statut vers un titre de séjour « salarié » ou « travailleur temporaire », selon la durée du contrat. La situation de l’emploi ne lui est pas opposée si les autres conditions sont respectées. Si ces conditions ne sont pas respectées, l’étudiant diplômé peut effectuer une demande de changement de statut qui sera instruite dans les conditions de droit commun (avec opposabilité de la situation de l’emploi). En 2015, les changements de statut étudiant vers un motif économique représentent 37% de l’immigration professionnelle permanente des pays tiers en France (source AGDREF, illustrant la contribution des étudiants des pays tiers au marché du travail après avoir obtenu leurs diplômes en France. Ces changements de statut pour motif économique continuent à progresser passant de 11 430 en 2015 à 13 520 en 2016.

5.2. Objectifs poursuivis par la reforme

Il s’agit d’une mesure de coordination avec la carte de séjour temporaire « recherche d’emploi ou création d’entreprise » : en cas de changement de statut direct de l’étudiant (vers une carte « salarié » ou « travailleur temporaire »), le seuil de rémunération de l’emploi salarié sur lequel il est recruté pourra être « modulé le cas échéant, selon le niveau de diplôme ». Ce seuil de rémunération est une des conditions pour la délivrance de la carte sans opposabilité de la situation de l’emploi (l’autre condition étant que l’emploi soit en relation avec la formation).

5.3. Option retenue et nécessité de légiférer

Seule une modification législative permet de répondre à l’objectif de coordination avec la modification aux conditions d’accès au marché du travail pour les étudiants bénéficiaires de la carte de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » figurant dans le projet de loi.

5.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées

5.4.1 Impacts juridiques

Le texte modifierait la rédaction de l’article L. 313-10 du CESEDA.

5.4.2 Impacts économique et financier

Le texte, en optimisant l’accès au marché du travail des étudiants étrangers ayant achevé avec succès leurs études en France, contribue au développement économique. Cela valorise les diplômes obtenus en France.

5.4.3 Impacts sociaux

Le texte facilitera l’accès des étudiants étrangers au marché du travail en France sans opposabilité de la situation de l’emploi avec des seuils de rémunération adaptés au niveau de diplôme (un seuil pour la licence professionnelle et un seuil pour le master ou les diplôme de niveau I reconnus par la Conférence des grandes écoles). La mesure est donc susceptible de favoriser l’intégration des étudiants étrangers concernés.

5.4.4 Impacts sur les services administratifs

Le nombre de niveau de diplôme entrainant une modulation du seuil étant limité (licence professionnelle et bac+5), l’impact administratif sera faible.

5.5 Consultations et modalités d’application

5.5.1 Consultation menée

Les dispositions relatives aux conditions d’accès au marché du travail ont été soumises à la consultation du conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle le 23 janvier 2018. Le CNEFOP a émis un avis favorable à la majorité de ses membres (11 favorables et 8 abstentions).

5.5.2 Application dans le temps

Ces dispositions entrent en vigueur à compter d’une date fixée par décret en Conseil d’Etat, et au plus tard le premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de six mois à compter de la publication de la loi.

5.5.3 Application dans l’espace

Le présent texte s’applique en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint Barthélemy et à Saint-Martin.

5.5.4 Textes d’application

Un décret d’application pourra intervenir pour moduler le seuil de rémunération déclenchant la non-opposabilité de la situation de l’emploi.

6. Simplification des formalités accompagnant la délivrance des cartes de séjour temporaires des membres de famille de résident de longue durée-UE

6.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit

Le texte supprime l’avis du maire sur l’appréciation du caractère suffisant des ressources au regard des conditions de logement pour la délivrance de la carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » au conjoint ou à l’enfant (entré mineur en France) d’un étranger titulaire du statut de résident longue durée-UE dans un autre Etat membre de l’Union européenne et d’une carte de séjour temporaire en France. Il s’agit d’une mesure de coordination, l’avis du maire ayant déjà été supprimé par la loi du 7 mars 2016 pour l’appréciation « du caractère suffisant des ressources au regard des conditions de logement » des demandeurs de la carte de résident longue durée « Union européenne ». Cette nouvelle suppression est une mesure de simplification administrative pour les communes qui permet également une instruction plus rapide des demandes concernées par les préfectures.

6.2. Option retenue et nécessité de légiférer

L’avis du maire étant prévu dans la loi pour l’examen de cette demande de titre de séjour l’objectif ne peut être atteint qu’en modifiant la loi.

6.3. Analyse des impacts des dispositions envisagées

6.3.1 Impacts juridiques

Le texte modifie la rédaction de l’article L. 313-11-1 du CESEDA.

6.3.2 Impacts sur les services administratifs

Le texte allègera la procédure d’instruction de la demande de délivrance de la carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » au conjoint ou à l’enfant (entré mineur en France) d’un étranger titulaire du statut de résident longue durée-UE (pas de saisine du maire pour ces titres).

6.4. Consultation et modalités d’application

6.4.1 Consultation menée

La disposition envisagée ayant un impact sur les normes applicables aux collectivités territoriale, elle a été soumise, le 8 février 2018 à l’appréciation du Conseil national d’évaluation des normes conformément à l’article L. 1212-2 du code général des collectivités territoriales qui a rendu son avis le même jour.

6.4.2 Application dans le temps

La disposition envisagée entrerait en vigueur le lendemain de la publication de la loi au Journal officiel.

6.4.3 Application dans l’espace

Le présent texte s’applique en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint Barthélemy et à Saint-Martin.

7. Conditions de délivrance de la carte de résident de longue durée-UE

7.1. Diagnostic de la situation actuelle et état du droit

Le texte modifie le 1° de l’article L. 314-8 qui décrit les conditions de plein droit de délivrance de la carte de résident de longue durée « Union européenne » (dite CRLD-UE). En effet, le 1° de l’article L. 314-8 définit les cas dans lesquels cette carte délivrée est aux ressortissants de pays tiers qui justifient d’une résidence régulière de 5 ans en France. Elle prévoit également les exceptions à cette délivrance pour les titulaires de certaines cartes de séjour parmi lesquelles figure la carte de séjour « passeport talent – salarié en mission » (3° de l’article L. 313-20 du CESEDA).

Évolution de la délivrance des cartes de résident «résident de longue –UE »

ANNEES2010201120122013201420152016
CRLD-UE2 4893 8565 5945 6558 2667 81811 573

Source : AGDREF

7.2. Objectifs poursuivis par la réforme

Le membre de famille d’un bénéficiaire de la carte de séjour « passeport talent – salarié en mission » (au titre de l’article L. 313-21 du CESEDA) n’a pas été prévu ce qui est illogique.

7.3. Option et nécessité de légiférer

Il est donc logiquement ajouté à ces exceptions les titulaires du « passeport talent (famille) » dès lors qu’est déjà exclu dans le dispositif existant le bénéficiaire « passeport talent – salarié en mission ». Cet objectif ne peut être atteint qu’en modifiant la loi.

7.4. Analyse des impacts des dispositions envisagées

7.4.1 Impacts juridiques

Le texte modifie la rédaction de l’article L. 314-8 du CESEDA.

7.4.2 Impacts sur les services administratifs

Le texte clarifie en la mettant en cohérence l’exclusion de l’accès à la CRLD-UE des détenteurs de la carte de séjour « passeport talent (famille) » en tant que conjoint ou enfant d’un titulaire de la carte « passeport talent – salarié en mission ».

7.5. Modalités de mise en œuvre

7.5.1 Application dans le temps

Les dispositions entrent en vigueur le lendemain de la publication de la loi. Elles s’appliquent aux situations postérieures à cette date.

7.5.2 Application dans l’espace

Le présent texte s’applique en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint Barthélemy et à Saint-Martin.

7.5.3 Textes d’application

Aucun texte d’application n’est nécessaire pour la mise en œuvre de la disposition envisagée.

Titre IV : Dispositions diverses et finales

1. Présentation du titre IV

Le titre IV rassemble les dispositions diverses et finales. Il comporte trois chapitres :

- le chapitre Ier contient un ensemble de mesures techniques et de coordination ;

- le chapitre II contient les dispositions relatives aux outre-mer. Il prévoit les adaptations rendues nécessaires par les dispositions du projet de loi et procède à des habilitations du Gouvernement, dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution. il précise les modalités d’entrée en vigueur du projet de loi dans les collectivités d’outre-mer ;

- Le chapitre III comporte un article unique relatif à l’entrée en vigueur de la loi.

2. Application en outre-mer

Il convient de rappeler que le CESEDA s’applique de la manière suivante :

- Application de plein droit au territoire métropolitain et, sous réserve des adaptations prévues, aux départements d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) et à Saint-Pierre-et-Miquelon ;

- Application à Saint Barthélemy et à Saint-Martin sous réserve d’une mention expresse et des adaptations prévues ;

- Seuls le livre VII, l’article L. 214-8 et le neuvième alinéa de l’article L. 561-1 sont en revanche applicables aux îles Wallis et Futuna, à la Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie dans lesquelles le droit à l’entrée et au séjour des étrangers est régi par, respectivement, l’ordonnance n° 2000-371 du 26 avril 2000 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers dans les îles Wallis et Futuna, l’ordonnance n° 2000-372 du 26 avril 2000 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en Polynésie française et l’ordonnance n° 2002-388 du 20 mars 2002 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en Nouvelle-Calédonie ;

- Quant aux terres australes et antarctiques française (TAAF), seules sont applicables les dispositions relatives à l’asile sous réserve des adaptations prévues à l’article L. 765-1 du CESEDA. Le droit à l’entrée et au séjour dans les TAAF est régi par la loi n° 71-569 du 15 juillet 1971 relative au territoire des Terres australes et antarctiques françaises.

2.1. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon

Les dispositions du présent projet de loi s’appliquent de plein droit en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à Mayotte, à La Réunion et à Saint-Pierre-et-Miquelon, à l’exception des dispositions relatives à la procédure mise en œuvre par le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride. L’article 43 de ce règlement dispose en effet qu’il ne s’applique qu’au territoire européen de la France. C’est la raison pour laquelle l’article relatif à l’application en outre-mer écarte l’application aux collectivités précitées des dispositions du projet de loi relatives à cette procédure.

Par ailleurs, il est rappelé que des adaptations sont prévues spécifiquement pour Mayotte aux articles relatifs à la réforme des titres de voyage remis aux mineurs étrangers et au délai accordé au juge des libertés et de la détention pour statuer sur les recours des étrangers placés en rétention administrative et sur les demandes préfectorales de prolongation.

2.2. Saint Barthélemy et Saint-Martin

Si le CESEDA est applicable à Saint Barthélemy et Saint-Martin, les statuts de ces collectivités prévoient que les lois et règlements relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers ainsi qu'au droit d'asile n’y sont applicables que sur mention expresse (articles L.O. 6213-1 et L.O. 6313-1 du code général des collectivités territoriales). Le projet de loi procède en conséquence à la mise à jour des compteurs prévus dans le code conformément à la jurisprudence Lifou du Conseil d’Etat et étend explicitement les dispositions du projet de loi à ces collectivités, à l’exception de celles intéressant la procédure du règlement « Dublin III ».

Par ailleurs, le projet de loi propose d’habiliter le Gouvernement à clarifier le droit applicable à Saint Barthélemy et à Saint-Martin en matière d’entrée et de séjour des étrangers. En effet, depuis leur accession au statut de collectivités régies par les dispositions de l’article 74 de la Constitution, certaines modifications législatives ponctuelles du CESEDA ont pu, par omission, ne pas être explicitement étendues à ces territoires. Par exemple, les modifications apportées par la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, visant sécuriser le droit au séjour applicables aux étrangers ayant déposé plainte pour certaines infractions, témoigné dans une procédure pénale ou bénéficiant de mesures de protection, n’ont pas été étendues à Saint Barthélemy et à Saint-Martin, sans que cette situation ne paraisse répondre à une motivation particulière. Par ailleurs, toutes les adaptations ne sont pas prévues. Il en résulte une incertitude sur le droit applicable localement à laquelle l’habilitation proposée permettra d’apporter une réponse.

2.3. Wallis-et-Futuna, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie

Les îles Wallis et Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie ne sont concernées par ce projet de loi qu’en tant qu’il modifie le livre VII du CESEDA, le neuvième alinéa de l’article L. 561-1 du CESEDA relatif à l’assignation à résidence[46] et des dispositions ponctuelles du code pénal (II de l’article 15). Les dispositions pertinentes leur sont donc étendues.

Par ailleurs, le projet de loi propose de prolonger l’habilitation que la loi n° 2016-274 du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France avait donné au Gouvernement pour actualiser les trois ordonnances relatives à l’entrée et au séjour des étrangers applicables dans ces trois collectivités. Cette habilitation permettra notamment de procéder à la transposition dans ces ordonnances, le cas échéant avec les adaptations nécessaires, des dispositions du CESEDA qui seront en vigueur à la publication des ordonnances modificatives.

2.4. Terres australes et antarctiques françaises

Les dispositions du projet de loi peuvent trouver à s’appliquer à une demande d’asile présentée dans ces territoires sous réserve de la procédure spécifique prévue à l’article

L. 765-1 du CESEDA (transfert du demandeur vers La Réunion). Les autres dispositions ne sont pas applicables.

3. Application dans le temps

L’entrée en vigueur des dispositions nécessitant des mesures d’application est différée à une date fixée par voie de décret, et au plus tard au premier jour du mois suivant l’expiration d’un délai de six mois à compter de la publication de la loi.

Les dispositions de l’article 17 entrent en vigueur le 30 juin 2018, en conséquence de la décision du conseil constitutionnel 2017-674 QPC du 30 novembre 2017.

Les autres dispositions sont applicables au lendemain de la publication de la loi.

[1] République démocratique du Congo

[2] La demande d’asile globale comprend les premières demandes et les demandes de réexamen.

[3] Données OFPRA provisoires.

[4] Source : Rapport d’activité 2016 de l’OFPRA – Chiffres hors mineurs accompagnants

[5] Source : Rapport d’activité 2016 de l’OFPRA – Chiffres hors mineurs accompagnants

[6] AIDA (Asylum information database), Asylum on the Clock? Duration and review of international protection status in Europe, Juin 2016

[7] Source : Rapport d’activité 2016 de l’OFPRA

[8] Source : OFPRA.

[9] Article 6 de l’arrêté du 23 août 2017 pris pour l'application des articles L. 723-5 et L. 752-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et définissant les modalités de l'examen médical prévu pour les personnes susceptibles de bénéficier, ou qui bénéficient, d'une protection au regard des risques de mutilation sexuelle féminine qu'elles encourent

[10] Source : Rapports d’activité 2015 et 2016 de l’OFPRA – Chiffres hors mineurs accompagnants

[11] Source : à partir de DGAFP, Rapport annuel sur l’état de la fonction publique (2016) ; DGAFP-DESSI à partir de SIASP, INSEE (2014) et International standard cost model manual(2004). Hors CAS pensions.

[12] Disposition jugée conforme à la Constitution par le conseil constitutionnel (décision n° 2011-631 DC du 9 juin 2011).

[13] Décision du conseil d’administration de l’OFPRA du 9 octobre 2015 fixant la liste des pays d’origine sûrs.

[14] Ibidem.

[15] Rapport d’activité 2016 de la Cour nationale du droit d’asile, pp.6 et suivantes.

[16] Source : Direction générale des étrangers en France, mai 2017.

[17] Sources : Données extraites des Rapports d’activité de l’OFPRA pour les années 2015 et 2016 ; Données provisoires OFPRA non encore publiées pour l’année 2017

[18] Rapport d’activités de l’OFPRA 2016

[19] Source : ministère de l’intérieur / Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF).

[20] Cass.,1re civ., 11 juin 2008, n° 07-15519, publié au Bulletin, confirmant des arrêts de cassation du 16 avril 2008.

[21] Source : Direction générale des étrangers en France.

[22] Sur l’année civile, 25 445 interdictions de retour ont été prononcées en 2017 contre 4 798 en 2016 [Source : Ministère de l’intérieur / DGEF]

[23] Source : Ministère de l’intérieur / Direction générale des étrangers en France.

[24] Conseil constitutionnel, 9 janvier 1980, décision 79-109 DC, considérant 4 : « Considérant, toutefois, que la liberté individuelle ne peut être tenue pour sauvegardée que si le juge intervient dans le plus court délai possible ; que, s'il en est ainsi dans le cas prévu à l'article 3 de la loi qui subordonne à la décision du juge le maintien, au-delà de quarante-huit heures, de l'intéressé dans les locaux où il est retenu, il n'en va pas de même dans le cas prévu à l'article 6 de la loi dès lors que, dans cette dernière éventualité, l'intervention du juge n'est déclarée nécessaire que pour prolonger, au-delà de sept jours, le régime de détention auquel l'étranger est soumis ; qu'ainsi, du fait qu'il prévoit que la personne expulsée, en application des dispositions du 1 au 4 dudit article 23, peut être maintenue en détention pendant sept jours sans qu'un juge ait à intervenir, de plein droit ou à la demande de l'intéressé, le sixième alinéa de l'article 23 de l'ordonnance du 2 novembre 1945, tel qu'il résulte de l'article 6 de la loi soumise au Conseil constitutionnel, n'est pas conforme à la constitution ; »

[25] Conseil constitutionnel, 9 juin 2011, décision 2011-631 DC, considérant 72 : « Considérant que le législateur a entendu, dans le respect des règles de répartition des compétences entre les ordres de juridiction, que le juge administratif statue rapidement sur la légalité des mesures administratives relatives à l'éloignement des étrangers avant que n'intervienne le juge judiciaire ; qu'en organisant ainsi le contentieux, le législateur a eu pour but de garantir l'examen prioritaire de la légalité de ces mesures et, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de permettre un traitement plus efficace des procédures d'éloignement des étrangers en situation irrégulière ; qu'en prévoyant que le juge judiciaire ne sera saisi, aux fins de prolongation de la rétention, qu'après l'écoulement d'un délai de cinq jours à compter de la décision de placement en rétention, il a assuré entre la protection de la liberté individuelle et les objectifs à valeur constitutionnelle de bonne administration de la justice et de protection de l'ordre public, une conciliation qui n'est pas déséquilibrée ; »

[26] « 76. Considérant que le législateur a prévu que le procureur de la République ne peut demander au premier président de la cour d'appel ou à son délégué de déclarer le recours suspensif que lorsque l'intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives ou en cas de menace grave pour l'ordre public ; que le but visé par la loi est d'assurer le maintien de la personne concernée à la disposition de la justice ; que la demande du procureur de la République, qui doit accompagner l'appel, est formée dans un délai de quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance et transmise au premier président de la cour d'appel ou à son délégué ; que seul ce magistrat du siège décide s'il y a lieu de donner à l'appel un effet suspensif ; qu'à ce stade de la procédure, il ne lui incombe que de déterminer si l'étranger dispose de garanties effectives de représentation ou constitue une menace grave pour l'ordre public, alors qu'il lui appartiendra d'apprécier les conditions d'application de l'article 35 bis quand il statuera sur l'appel interjeté dans les quarante-huit heures à compter de sa saisine ; »

[27] Elle constitue d’ailleurs l’une des contreparties de la liberté circulation dont bénéficient aussi les étrangers ressortissants de pays tiers en situation régulière.

[28] Source : Ministère de l’intérieur / Direction générale des étrangers en France.

[29]L’échantillon considéré est celui des personnes qui ont quitté les centres de rétention et non celui des personnes placées [source : Ministère de l’intérieur / Direction centrale de la police aux frontières].

[30] Source : Ministère de l’intérieur / Direction centrale de la police aux frontières.

[31]Cf. notamment arrêt Conseil d’État, n° 160933 du 18 mars 1998, publié au recueil Lebon.

[32] Voir les modifications apportées par ailleurs par le projet de loi sur ce point.

[33] Source : Ministère de l’intérieur / DRCPN, chiffres métropole [données provisoires pour 2017].

[34] Source : Ministère de l’intérieur / DGEF.

[35] « aucun principe non plus qu'aucune règle de valeur constitutionnelle n'assure aux étrangers des droits de caractère général et absolu d'accès et de séjour sur le territoire national ; que les conditions de leur entrée et de leur séjour peuvent être restreintes par des mesures de police administrative conférant à l'autorité publique des pouvoirs étendus et reposant sur des règles spécifiques ; que le législateur peut ainsi mettre en œuvre les objectifs d'intérêt général qu'il s'assigne ; que dans ce cadre juridique, les étrangers se trouvent placés dans une situation différente de celle des nationaux » (décision 93-325 DC du 13 août 1993, cons. 13 à 16).

[36] Décision 76-75 DC du 12 janvier 1976, cons. 3 ; décision 2003-467 DC du 13 mars 2003 sur la loi LOPSI, cons. 15

[37] Cour de cassation, civ. 1, 7 décembre 2016, n° 15-19990).

[38] Pour ce dernier cas, il s’agit d’un fichier distinct.

[39] Cf. CJUE, arrêts El Dridi, 28 avril 2011, et Achughbabian, 6 décembre 2011.

[40] CEDH, 6 décembre 2011, Achughbabian, C-329/11.

[41] CJUE, 7 juin 2016, Mme Affum c. Préfet du Pas-de-Calais, aff. C-47/15.

[42] Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection ; Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale ; Directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale ; règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride.

[43] La directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003 relative au regroupement familial permet aux États membres de rejeter une demande d’entrée et de séjour d’un membre de la famille du demandeur ou de lui retirer un titre de séjour pour des raisons de santé publique, tout en interdisant le refus de renouvellement de ce titre ou l’éloignement au motif de la seule survenance de maladies ou d’infirmités après la délivrance de ce titre (art. 6).

La directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative aux droits des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, fixe des limites à ce droit pour des raisons tenant notamment à la santé publique (art. 15 et 27). Toutefois, cette restriction ne peut concerner que les seules maladies potentiellement épidémiques telles que définies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou d’autres maladies infectieuses ou parasitaires contagieuses. En outre, l’éloignement du ressortissant communautaire ou d’un membre de sa famille ne saurait se justifier après une période de trois mois suivant l’arrivée sur le territoire de l’État membre concerné (art. 29). En outre, la possibilité est ouverte pour les États membres de soumettre les bénéficiaires du droit de séjour à un examen médical gratuit, dans les trois mois suivant leur arrivée, ces examens ne pouvant toutefois avoir un caractère systématique (art. 29 précité).

La directive 2013.33/UE du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale prévoit, dans son article 9, la possibilité aux États membres de soumettre les demandeurs d’une protection internationale à un examen médical pour des motifs de santé publique. Les articles 13 et 15 de la directive permettent à ces États de prendre des mesures relatives aux conditions matérielles d’accueil et des soins de santé et les invitent notamment à faire en sorte que les demandeurs reçoivent les soins médicaux nécessaires.

[44] Source : Direction de l’Immigration du ministère de l’Intérieur en 2016.

[45] Source : Direction de l’Immigration du ministère de l’Intérieur en 2016.

[46] Le dernier alinéa de l’article L. 111-2 du CESEDA dispose en effet que le neuvième alinéa de l’article L. 561-1 du CESEDA est applicables aux îles Wallis et Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.