Amendement n° II-2316 · ÉTAT B
De Sylvain Carrière (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 30/10/2023
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi de finances pour 2024
- Signataires
- M. Carrière, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard, Mme Garrido,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Exposé sommaire
Cet amendement d’appel vise à alerter sur les enjeux d’accompagnement et de conseil en mobilité. Il propose la création d’un guichet unique d’accompagnement à l’achat de véhicule propre au sein des plateformes de mobilité départementale - en leur donnant la compétence de gestion, d’avance et d’octroi des primes à la conversion.
Dans un contexte de préoccupations environnementales majeures, de mise en place progressive de ZFE (Zones à Faibles Émissions) sur l’ensemble du territoire national, et de problèmes de mobilité ou d’accès à des modes de déplacements, il y a urgence à permettre aux plus précaires d’accéder, quand ils le peuvent, à des véhicules plus propres. Alors que l’impératif de transformation des mobilités est à la croisée des enjeux environnementaux et sociaux, il est fait le double constat d’une méconnaissance des dispositifs d’aide existants par les ménages et d’une insuffisance des moyens dédiés à l’accompagnement administratif et financier. En effet, aujourd’hui l’essentiel de l’accompagnement et du conseil en mobilité est laissé à la seule responsabilité des associations.
Aussi, on constate que le microcrédit pour l’achat d’un véhicule propre ne fonctionne pas, pour plusieurs raisons :
- Ces aides sont peu connues du public et ne sont donc pas ou peu mobilisées ;
- Concernant la prime à la conversion par exemple, il est nécessaire de faire l’avance des primes pour seulement ensuite être remboursé plusieurs mois plus tard (à condition d’y être éligible et de fournir le certificat de destruction de son ancien véhicule pour le versement de la prime) ; ce qui la rend inaccessible car les personnes aux revenus modestes sollicitant un microcrédit n’ont pas la trésorerie nécessaire.
- Les acteurs intervenant auprès des éventuels bénéficiaires se renvoient la balle pour traiter les demandes car ni les banques ni les associations n’ont la compétence « Mobilité ».
Pour régler ce problème, un organisme tiers, à l’image de ce qui existe pour la précarité énergétique, devrait centraliser le traitement des demandes et l’avance des différentes aides à l’acquisition. Les plateformes de la mobilité, qui existent déjà dans une dimension de conseil uniquement, pourraient devenir l’outil de référence. Pour y parvenir, il faut renforcer leur financement et leur donner la compétence de gestion, d'avance et d'octroi des primes à la conversion.
Ainsi, dans la pratique, le processus serait le suivant : une structure accompagnante identifierait le projet d'une personne, monterait un dossier qu'ils iraient présenter ensemble à la plateforme de mobilité départementale. Le conseiller mobilité au sein de la plateforme s'occuperait de vérifier l'éligibilité aux aides à la conversion et aiderait le demandeur à trouver un véhicule adapté grâce à sa connaissance du territoire. La plateforme de mobilité ferait la demande de prime à la conversion, l’avancerait, tandis que la banque prêterait l’argent au travers du micro-crédit au demandeur pour l’acquisition du véhicule propre.
Le coût de cette mesure est estimé à 20 millions d’euros, correspondant au fonctionnement du guichet unique en termes de ressources humaines et de trésorerie, dans l’hypothèse d’une augmentation massive du nombre de plateformes ou espaces de conseil en mobilité (a minima une par département et une supplémentaire dans le cas d’un territoire ZFE).
Cet amendement a été travaillé avec le Réseau Action Climat.
Cet amendement procède au mouvement de crédits suivant : il abonde l’action 01 d’un nouveau programme « Guichet unique des aides à l'achat d’un véhicule propre au sein des plateformes de mobilité » à hauteur de 20 millions d’euros en AE et en CP ; ils sont prélevés sur le du programme n°345 "service public de l'énergie" et plus particulièrement son action 11-02. Il convient de noter que cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires de l’Assemblée nationale. Nous demandons évidemment au Gouvernement de lever le gage.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter