Amendement n° 84 · Article 4 ter
De Philippe Goujon (Les Républicains) · déposé le 23/02/2016
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale (n°3473) »
- Dossier
- Police et sécurité : lutte contre le crime organisé et le terrorisme
Dispositif
Après l’article 726‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 726‑2 ainsi rédigé :
« Art. 726‑2. – Les personnes détenues, sauf si elles sont mineures, exerçant des pressions graves ou réitérées sur autrui en faveur d’une religion, d’une idéologie ou d’une organisation violente ou terroriste, peuvent être regroupées et isolées d’office par l’autorité administrative, pour une durée maximale de trois mois, dans une unité de prévention du prosélytisme. Cette mesure ne peut être renouvelée pour la même durée qu’après un débat contradictoire, au cours duquel la personne concernée, qui peut être assistée de son avocat, présente ses observations orales ou écrites. Le placement en unité de prévention du prosélytisme ne peut être prolongé au-delà d’un an qu’après avis de l’autorité judiciaire.
« Le placement en unité de prévention du prosélytisme n’affecte pas l’exercice des droits visés à l’article 22 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire, sous réserve des aménagements qu’impose la sécurité.
« Lorsqu’une personne détenue est placée dans une unité de prévention du prosélytisme, elle peut saisir le juge des référés en application de l’article L. 521‑2 du code de justice administrative.
« Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent article. »
Exposé sommaire
Cet amendement vise à donner un fondement législatif aux unités pénitentiaires d’isolement des détenus radicalisés, en permettant d’y inclure les individus prosélytes qui exercent des pressions graves sur leurs codétenus et de ne pas restreindre cette mesure uniquement aux individus condamnés pour des faits de terrorisme.
Cosignataires (51)
Damien Abad, Julien Aubert, Jacques Alain Bénisti, Jean-Claude Bouchet, Xavier Breton, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Philippe Cochet, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Marie-Christine Dalloz, Marc-Philippe Daubresse, Lucien Degauchy, Nicolas Dhuicq, Christian Estrosi, Marie-Louise Fort, Laurent Furst, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Bernard Gérard, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Arlette Grosskost, Serge Grouard, Patrick Hetzel, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Lacroute, Jean-François Lamour, Guillaume Larrivé, Thierry Lazaro, Pierre Lellouche, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Franck Marlin, Philippe Armand Martin, Patrice Martin-Lalande, Jean-Claude Mathis, Pierre Morel-À-L'Huissier, Jacques Myard, Josette Pons, Paul Salen, Fernand Siré, Michel Sordi, Éric Straumann, Michèle Tabarot, Lionel Tardy, Jean-Marie Tétart, Charles de la Verpillière, Philippe Vitel