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Amendements / Police et sécurité : lutte contre le crime organisé et le terrorisme

Amendement n° 17 · Article 3

De Guillaume Larrivé (Les Républicains) · déposé le 19/02/2016

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale (n°3473) »
Dossier
Police et sécurité : lutte contre le crime organisé et le terrorisme

Dispositif

L’article 706‑24‑3 du code de procédure pénale est ainsi rédigé :

« Art. 706‑24‑3. – Pour l’instruction des délits prévus aux articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, la détention provisoire prévue à l’article 145‑1 du présent code ne peut excéder six mois.

« À titre exceptionnel, le juge des libertés et de la détention peut décider de prolonger la détention provisoire pour une durée qui ne peut excéder six mois par une ordonnance motivée conformément aux dispositions de l’article 137‑3 et rendue après un débat contradictoire organisé conformément aux dispositions du sixième alinéa de l’article 145, l’avocat ayant été convoqué selon les dispositions du deuxième alinéa de l’article 114. Cette décision peut être renouvelée selon la même procédure, la durée totale de la détention ne pouvant excéder deux ans. Ce seuil est porté à trois ans lorsque la personne est poursuivie pour le délit d’association de malfaiteurs prévu par l’article 421‑5 du code pénal. »

Exposé sommaire

Selon le droit en vigueur, en matière correctionnelle, les mandats de dépôt se renouvellent en principe tous les quatre mois. En matière criminelle, ce délai est de douze mois, puis de six mois renouvelables. Dans certaines affaires de terrorisme, les prévenus ayant fait l’objet d’un mandat de dépôt correctionnel voient leur mandat de dépôt renouvelé jusqu’à huit fois. Le contentieux de la prolongation de la détention, pour lequel les juges des libertés et de la détention (JLD) sont compétents, a augmenté de manière exponentielle avec les faits de terrorisme, à tel point que les prolongations de détention en la matière représentent 20 % du total des prolongations prononcées.

Cosignataires (31)

Bernard Brochand, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Édouard Courtial, Georges Fenech, Yves Foulon, Laurent Furst, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Bernard Gérard, Philippe Gomès, Philippe Goujon, Claude Greff, Patrick Hetzel, Guillaume Larrivé, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Pierre Lellouche, Véronique Louwagie, Olivier Marleix, Alain Marsaud, Alain Marty, Jean-Claude Mathis, Yannick Moreau, François Sauvadet, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Dominique Tian, Philippe Vitel, Michel Voisin