Amendement n° II-434 · Article 38
De Marc Le Fur (Les Républicains) · déposé le 07/11/2016
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- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
- Dossier
- Budget : loi de finances 2017
Dispositif
I. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 38 :
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Base mensuelle du prélèvement |
Taux proportionnel |
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Inférieure ou égale à 2 263 € |
0 % |
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De 2 264 € à 2 376 € |
1 % |
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De 2 377 € à 2 502 € |
2 % |
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De 2 503 € à 2 639 € |
3 % |
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De 2 640 € à 2 979 € |
4 % |
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De 2 980 € à 3 614 € |
5 % |
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De 3 615 € à 4 015 € |
7 % |
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De 4 016 € à 4 518 € |
9 % |
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De 4 519 € à 5 559 € |
11 % |
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De 5 560 € à 6 943 € |
14 % |
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De 6 944 € à 8 176 € |
17 % |
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De 8 177 € à 11 233 € |
20 % |
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De 11 234 € à 15 635 € |
25 % |
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De 15 636 € à 26 052 € |
30 % |
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De 26 053 € à 117 003 € |
36 % |
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Supérieure à 117 003 € |
43 % |
II. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 40 :
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Base mensuelle du prélèvement |
Taux proportionnel |
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Inférieure ou égale à 2 477 € |
0 % |
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De 2 478 € à 2 661 € |
1 % |
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De 2 662 € à 2 875 € |
2 % |
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De 2 876 € à 3 288 € |
3 % |
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De 3 289 € à 3 640 € |
4 % |
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De 3 641 € à 4 251 € |
5 % |
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De 4 252 € à 5 109 € |
7 % |
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De 5 110 € à 5 845 € |
9 % |
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De 5 846 € à 6 962 € |
11 % |
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De 6 963 € à 8 011 € |
14 % |
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De 8 012 € à 9 433 € |
17 % |
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De 9 434 € à 12 561 € |
20 % |
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De 12 562 € à 17 051 € |
25 % |
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De 17 052 € à 28 412 € |
30 % |
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De 28 413 € à 127 603 € |
36 % |
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Supérieure à 127 603 € |
43 % |
III. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 42 :
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Base mensuelle du prélèvement |
Taux proportionnel |
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Inférieure ou égale à 2 598 € |
0 % |
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De 2 599 € à 2 830 € |
1 % |
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De 2 831 € à 3 106 € |
2 % |
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De 3 107 € à 3 554 € |
3 % |
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De 3 555 € à 3 872 € |
4 % |
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De 3 873 € à 4 713 € |
5 % |
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De 4 714 € à 5 566 € |
7 % |
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De 5 567 € à 6 262 € |
9 % |
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De 6 263 € à 7 253 € |
11 % |
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De 7 254 € à 8 346 € |
14 % |
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De 8 347 € à 9 827 € |
17 % |
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De 9 828 € à 12 978 € |
20 % |
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De 12 979 € à 17 495 € |
25 % |
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De 17 496 € à 29 152 € |
30 % |
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De 29 153 € à 130 928 € |
36 % |
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Supérieure à 130 928 € |
43 % |
Exposé sommaire
Cet amendement vise à corriger la mécanique du taux forfaitaire.
Il est prévu dans le cadre de la réforme que le contribuable puisse demander l’application par son employeur d’un taux neutre, « forfaitaire », au lieu des taux calculés par l’administration et tenant compte de ses revenus.
Ce mécanisme est notamment prévu pour les contribuables qui ne souhaiteraient pas que leur employeur ne déduise, par le niveau de prélèvement, d’informations relevant de leur vie privée (existence d’autres revenus par exemple). L’objectif est louable : sans respect de la vie privée, la réforme serait inconstitutionnelle !
Or, le taux forfaitaire prévu par le projet du gouvernement est tel que son utilisation sera quasi-systématiquement défavorable aux contribuables : ce dernier devra avancer à l’État jusqu’à la régularisation, l’année suivante, une somme non négligeable pouvant s’élever dans certains cas à un mois de salaire !
Autre problème : ce taux forfaitaire est source d’effets de seuil pouvant conduire à une surimposition pour quelques euros supplémentaires de revenu !
Le taux forfaitaire étant le même selon que l’on est célibataire, marié ou avec des enfants, les écarts en défaveur des contribuables existent dans toutes les situations.
Pire : ce mécanisme s’avère particulièrement pénalisant pour les plus jeunes des contribuables, qu’ils soient nouveaux entrants sur le marché du travail ou encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents, car dans ces cas, le taux forfaitaire, tel que cela est envisagé dans le projet du gouvernement, s’appliquera automatiquement.
Pour cette raison, le barème du taux forfaitaire doit être revu dans un sens où il ne sera plus systématiquement défavorable.
Par ailleurs, il faut tenir compte, pour le taux forfaitaire, à la fois de l’actualisation du barème de l’impôt sur le revenu, et du mécanisme de décote supplémentaire pour les classes moyennes, tous deux adoptés en première partie du projet de loi de finances.
Le présent amendement propose un taux calculé en fonction de la situation de personnes mariées ayant trois enfants à charge et percevant le même revenu.
Cosignataires (30)
Damien Abad, Élie Aboud, Xavier Breton, Jean-Louis Christ, Marie-Christine Dalloz, Marc-Philippe Daubresse, Virginie Duby-Muller, Laurent Furst, Bernard Gérard, Claude Goasguen, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, Arlette Grosskost, Patrick Hetzel, Valérie Lacroute, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Thierry Mariani, Philippe Armand Martin, Pierre Morel-À-L'Huissier, Stéphanie Pernod Beaudon, Bernard Perrut, Didier Quentin, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Éric Straumann, Alain Suguenot, Dominique Tian, Philippe Vitel