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Amendements / Budget : loi de finances 2016

Amendement n° I-148 · Article 8

De Catherine Vautrin (Les Républicains) · déposé le 08/10/2015

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2016 »
Dossier
Budget : loi de finances 2016

Dispositif

I. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« A bis. – L’article 1618 septies est abrogé ; »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

Exposé sommaire

L’article 8 de ce projet de loi de finances prévoit de supprimer des impositions dont le rendement

est faible et présentant des coûts de gestion élevés.

Cet amendement propose d’inclure dans ce dispositif la taxe portant sur les quantités de farines, semoules et gruaux de blé tendre livrées ou mises en œuvre en vue de la consommation humaine, ainsi que sur les mêmes produits introduits en provenance d’autres États membres de la Communauté européenne ou importés de pays tiers, contenue à l’article 1618 septies du code général des impôts.

Cette taxe, comme l’a rappelé le rapport annuel de 2014 de la Cour des Comptes, a un coût de gestion élevé, parmi le plus coûteux des taxes gérées par la Direction générale des douanes et des droits indirects.

Au niveau économique, la taxe farine dessert la compétitivité des meuniers français, en produisant des distorsions de concurrence pour les meuniers français situés dans les zones transfrontalières vis-à-vis de leurs homologues étrangers. Elle représente ainsi 6 à 7 % du chiffre d’affaires du secteur.

Cette pression fiscale a ainsi de réels effets néfastes, à la fois sur l’emploi direct (de nombreux moulins sont en fermeture) tandis qu’elle défavorise l’accès au crédit bancaire pour les entreprises tout en restreignant la capacité des meuniers à assurer un rôle financier historique de la boulangerie française artisanale (quasiment la totalité des boulangers artisans bénéficie d’un appui financier par leur meunier, soit par prêt, soit par caution).

Cet amendement propose donc la suppression de cette taxe.

Cosignataires (46)

Damien Abad, Élie Aboud, Benoist Apparu, Jean-Pierre Barbier, Sylvain Berrios, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Rémi Delatte, Nicolas Dhuicq, Sophie Dion, Georges Fenech, Yves Foulon, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Philippe Gosselin, Antoine Herth, Patrick Hetzel, Denis Jacquat, Laure de La Raudière, Geneviève Levy, Thierry Mariani, Alain Marleix, Franck Marlin, Jean-Claude Mathis, Gérard Menuel, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Patrick Ollier, Bernard Perrut, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Claudine Schmid, Fernand Siré, Éric Straumann, Alain Suguenot, Lionel Tardy, Jean-Marie Tétart, Catherine Vautrin, Patrice Verchère, Jean-Pierre Vigier, Philippe Vitel, Marie-Jo Zimmermann