Amendement n° I-101 · Article 13
De Damien Abad (Les Républicains) · déposé le 07/10/2015
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2016 »
- Dossier
- Budget : loi de finances 2016
Dispositif
I. – À l’alinéa 1, substituer au montant :
« 47 111 391 000 € »
le montant :
« 47 111 891 000 € ».
II. – En conséquence, à la neuvième ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :
« 500 000 »
le montant :
« 1 000 000 ».
III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »
Exposé sommaire
Le revenu de solidarité active (RSA) grève le budget des départements. Compétents en matière d’insertion, les conseils départementaux sont chargés d’en assurer le financement
En 2004, l’État s’est engagé à leur verser l’intégralité du coût, sous forme de compensations. Mais les élus territoriaux déchantent vite, le taux de couverture de la dépense assuré par l’État ne cessant de chuter d’année en année. Gonflant un peu plus, à chaque fois, le « reste à charge » des départements.
En 2014, les dépenses des départements liées au RSA ont atteint 9,7 milliards d’euros, selon l’ADF. Un coût compensé par l’État à hauteur de 6,4 milliards, principalement sous forme de transferts de ressources fiscales. Le « reste à charge » pour les départements atteint donc 3,3 milliards (des chiffres proches de ceux de l’Observatoire de l’action sociale décentralisée
Pour les départements, c’est la double peine : ils font face à une hausse de la demande sociale, alors que leurs budgets se contractent, sur fond de baisse des dotations de l’État. Le tout sans avoir de marge de manœuvre sur les modalités d’application du RSA, décidées à l’échelle nationale.
Cet amendement propose de doubler le fond de mobilisation départementale pour l’insertion pour faire face aux difficultés rencontrées.
Cosignataires (43)
Damien Abad, Laurence Arribagé, Julien Aubert, Jean-Pierre Barbier, Alain Chrétien, Jean-Louis Christ, Gérald Darmanin, Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Lucien Degauchy, Virginie Duby-Muller, Georges Fenech, Yves Fromion, Laurent Furst, Claude de Ganay, Sauveur Gandolfi-Scheit, Philippe Gosselin, Arlette Grosskost, Patrick Hetzel, Marc Le Fur, Philippe Le Ray, Véronique Louwagie, Lionnel Luca, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Franck Marlin, Philippe Armand Martin, Dominique Nachury, Bernard Perrut, Josette Pons, Frédéric Reiss, Paul Salen, François Scellier, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Lionel Tardy, Dominique Tian, Patrice Verchère, Charles de la Verpillière, Philippe Vitel, Michel Voisin