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Amendements / Travail : modernisation du droit du travail

Amendement n° AS103 · Article 7

De Gérard Cherpion (Les Républicains) · déposé le 31/03/2016

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs »
Dossier
Travail : modernisation du droit du travail

Dispositif

Supprimer les alinéas 24 à 28.

Exposé sommaire

Le projet de loi impose aux partenaires sociaux de prévoir dans l’accord qu’ils négocient ses conditions de suivi ainsi qu’une clause de rendez-vous.

Cette obligation augmente une nouvelle fois la fréquence des réunions obligatoires des partenaires sociaux, fréquence déjà fortement impactée par la multiplication, ces dernières années, des thèmes obligatoires de négociation, qu’ils soient annuels, triennaux ou quinquennaux.

Cette obligation est inutile car l’article L. 2222‑5 du code du travail dispose d’ores et déjà que la convention ou l’accord prévoit les formes selon lesquelles il pourra être renouvelé ou révisé. Ces clauses de révision, en pratique, prévoient la procédure selon laquelle une des parties à l’accord peut imposer à l’autre de prendre place à la table des négociations afin d’envisager la révision de l’accord collectif. Or, envisager sa révision implique de dresser un bilan de l’application de l’accord collectif, en d’autres termes de procéder à son suivi. Qui plus est, la fréquence de ces réunions de révision est laissée à l’appréciation de chacune des parties à l’accord, ce qui permet d’éviter l’automatisme des clauses de rendez-vous, nuisible à la qualité des débats entre les partenaires sociaux.

Inutile, cette obligation est source d’insécurité juridique pour chacune des parties à l’accord puisqu’il sera délicat pour le juge de déterminer qui, parmi les partenaires sociaux, est responsable de l’absence de clause sur le suivi de l’accord et de clause de rendez-vous. En outre, c’est au juge qu’il reviendra d’apprécier, en l’absence de clause, celle des parties, qui invite à se réunir ou qui refuse de se rendre à la négociation, dont l’attitude est fautive.

Cosignataires (66)

Damien Abad, Élie Aboud, Bernard Accoyer, Yves Albarello, Jean-Pierre Barbier, Jacques Alain Bénisti, Jean-Claude Bouchet, Gérard Cherpion, Dino Cinieri, Jean-François Copé, Jean-Louis Costes, Édouard Courtial, Jean-Michel Couve, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Pierre Decool, Jean-Pierre Door, Marianne Dubois, Virginie Duby-Muller, Georges Fenech, Yves Foulon, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Annie Genevard, Bernard Gérard, Jean-Pierre Giran, Philippe Gosselin, Jean-Jacques Guillet, Michel Heinrich, Patrick Hetzel, Denis Jacquat, Jacques Kossowski, Laure de La Raudière, Valérie Lacroute, Guillaume Larrivé, Marc Le Fur, Isabelle Le Callennec, Geneviève Levy, Véronique Louwagie, Lionnel Luca, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Olivier Marleix, Philippe Armand Martin, Gérard Menuel, Pierre Morange, Yannick Moreau, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Yves Nicolin, Jacques Pélissard, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Frédéric Reiss, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Martial Saddier, Paul Salen, Jean-Marie Sermier, Lionel Tardy, Jean-Charles Taugourdeau, Pascal Thévenot, Dominique Tian, Philippe Vitel, Jean-Luc Warsmann, Marie-Jo Zimmermann