AN · données ouvertes
Textes / Commission d’enquête portant sur les défaillances des pouvoirs publics face...

rapport d'enquête sur les défaillances des pouvoirs publics face à la multiplication des plans de licenciements — Rapport

Rapport · d'enquête · tome ou annexe · 09/07/2025 · 798 771 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Parties du document (2)
Sommaire (142)
  1. avant-propos du président
  2. Introduction
  3. PREMIÈRE PARTIE
  4. I. Depuis La réforme de 2013, lE NOMBRE De plans de sauvegarde de l’emploi s’est stabilisé avant de connaÎtre un regain préoccupant depuis 2024
  5. A. Les plans de sauvegarde de l’emploi sont une modalité de licenciement pour motif économique qui offre un cadre relativement...
  6. 1. Les plans de sauvegarde de l’emploi, qui peuvent prendre une forme unilatérale ou négociée, ont pour objectif d’éviter les...
  7. 2. Les plans de sauvegarde de l’emploi comportent différentes mesures visant à accompagner les salariés concernés
  8. B. Les plans de sauvegarde de l’emploi ne reprÉsentent qu’une part marginale des ruptures de contrat de travail mais leur nombre connaît...
  9. 1. Les PSE ne représentent qu’une fraction des licenciements pour motif économique mais suivent la même dynamique haussière
  10. 2. Les PSE concernent davantage des entreprises de taille moyenne, dans le secteur industriel et sont concentrés dans quelques régions
  11. 3. La forte hausse du nombre des défaillances d’entreprises explique l’augmentation du nombre des licenciements économiques et, dans une...
  12. 4. Le rattrapage post-crise sanitaire, la hausse des coûts de l’énergie et un contexte géopolitique incertain dégradent la conjoncture économique
  13. 5. Les transitions numériques et écologiques ont déjà un impact sur la restructuration des entreprises et sur l’emploi
  14. C. Les plans de sauvegarde de l’emploi n’en ont pas moins des effets délétères sur les salariés et les bassins d’emplois
  15. 1. Les plans de sauvegarde de l’emploi ont des effets démultipliés à l’échelle des territoires et des bassins d’emplois
  16. a. Les PSE ont des conséquences économiques, sociales et environnementales de long terme
  17. b. Les entreprises sous-traitantes sont particulièrement exposées aux conséquences des PSE mis en œuvre par leurs donneurs d’ordre
  18. 2. Les plans de sauvegarde de l’emploi génèrent pour les salariés des risques socioéconomiques et psychosociaux
  19. a. Le suivi des conséquences des PSE sur les salariés pourrait être amélioré par un accès renforcé aux données
  20. b. Les PSE ont des conséquences durables sur les salariés concernés
  21. II. L’évolution des plans de sauvegarde de l’emploi reflète la fragilisation du droit du travail engagée depuis 2013
  22. A. Le droit du licenciement Économique a ÉtÉ assoupli par plusieurs rÉformes successives
  23. 1. La loi du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi a introduit le principe de la négociation du PSE et de son contrôle par...
  24. 2. La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a...
  25. a. La loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a ouvert la voie à de nouvelles...
  26. b. La loi du 8 août 2016 a précisé les notions de difficultés économiques et de mutations technologiques, définies jusqu’alors de...
  27. c. La loi du 8 août 2016 a introduit deux nouveaux motifs de licenciement économique, dont la controversée notion de « réorganisation de...
  28. d. Face à ces dérives, il est nécessaire de restreindre la définition du licenciement économique
  29. 3. Les « ordonnances Macron » de 2017 réformant le code du travail ont parachevé le mouvement de libéralisation
  30. a. Le périmètre d’appréciation des critères susceptibles de justifier un licenciement pour motif économique est désormais limité au...
  31. b. Le reclassement interne à l’étranger n’est plus une obligation
  32. c. L’introduction du barème des indemnités prud’homales, en permettant aux employeurs d’internaliser le coût du licenciement, facilite...
  33. B. L’apparition de nouvelles formes de gestion de l’emploi a facilitÉ le dÉploiement de « restructurations À bas bruit »
  34. 1. De nouvelles modalités de ruptures du contrat de travail ont été introduites pour faciliter les réorganisations…
  35. a. La rupture conventionnelle collective
  36. b. L’accord de performance collective
  37. 2. … et tendent à se substituer aux PSE
  38. a. Un recours croissant à ces dispositifs
  39. b. Un effet de substitution difficilement mesurable mais largement reconnu
  40. 3. Afin de limiter le risque de contournement de la législation relative aux PSE, il est impératif de mieux encadrer les dispositifs alternatifs
  41. a. Le contrôle par l’administration des ruptures conventionnelles collectives revêt une portée trop limitée
  42. b. Le contrôle par le juge judiciaire de la régularité des APC est insuffisant
  43. c. Le contenu de ces dispositifs doit être davantage restreint pour mieux protéger les salariés
  44. C. Les plans de sauvegarde de l’emploi sont anormalement compatibles avec le versement d’aides publiques aux entreprises
  45. 1. Les aides publiques aux entreprises, qui peuvent prendre différentes formes, représentent des montants considérables
  46. 2. Le conditionnement des aides publiques au maintien et à la création d’emplois doit être renforcé
  47. a. L’octroi des aides publiques est généralement encadré par des règles qui imposent parfois la restitution des montants accordés
  48. b. Les critères d’octroi des aides publiques relatifs au maintien de l’emploi doivent être généralisés et renforcés
  49. III. UNE TYPOLOGIE DES PLANS DE SAUVEGARDE DE L’EMPLOI EN 2025 : LES ÉTUDES DE CAS effectuées PAR LA COMMISSION D’enquête
  50. A. des restructurations d’ampleur dans les industries stratégiques
  51. 1. La fermeture de deux usines Michelin, un drame économique et social
  52. a. La direction de l’entreprise et les organisations syndicales portent un regard différent sur les raisons de la fermeture des sites de...
  53. b. Le PSE affectant les sites de Cholet et Vannes s’inscrit dans le cadre du déploiement plus global de mesures de gestion de l’emploi...
  54. c. Seules les mesures d’accompagnement prévues par le PSE, dont le montant s’élève à 400 millions d’euros, ont été signées par les...
  55. d. Michelin est un groupe robuste financièrement qui, malgré un soutien public significatif, fait le choix de délocaliser ses activités
  56. 2. Le cas Vencorex et Arkema, symptomatique du désengagement de la puissance publique dans la sauvegarde de l’emploi industriel
  57. a. Les causes des difficultés économiques de Vencorex sont largement partagées par les différentes parties prenantes
  58. b. La célérité de la fermeture du site de « Jarrie sud » par Arkema suscite des interrogations
  59. c. Les PSE mis en œuvre sur les sites de Pont-de-Claix et de Jarrie visent prioritairement le reclassement interne et externe des...
  60. d. Plusieurs scénarios alternatifs à la reprise par le groupe chinois Wanhua étaient envisageables pour préserver davantage d’emplois
  61. 3. L’avenir sombre de l’emploi chez ArcelorMittal, industrie stratégique pour la souveraineté de la France
  62. a. Dans un contexte de crise de la sidérurgie européenne, ArcelorMittal s’engage dans un projet de décarbonation d’ici 2030
  63. b. Dans un contexte de concurrence internationale déloyale, les orientations stratégiques d’ArcelorMittal France, qui délocalise une...
  64. c. Le PSE annoncé en avril 2025 s’inscrit dans la continuité d’autres restructurations, menées dans un climat social dégradé
  65. d. En excellente santé financière, ArcelorMittal bénéficie d’un soutien exorbitant des pouvoirs publics
  66. e. Face au désengagement d’ArcelorMittal, plusieurs solutions se dessinent, parmi lesquelles un projet de nationalisation des actifs...
  67. B. des plans de licenciement massifs dans LE SECTEUR TERTIAIRE
  68. 1. La recomposition préoccupante de la grande distribution : les cas d’Auchan et de Casino
  69. a. Partageant le constat alarmant des difficultés de la grande distribution, les représentants des salariés regrettent chez Auchan comme...
  70. b. Bien qu’en difficulté financière, Auchan, qui appartient à la prospère « galaxie Mulliez », n’est pas une entreprise isolée
  71. c. Le caractère risqué de la stratégie de croissance de Casino a été trop longtemps ignoré malgré les alertes des salariés
  72. d. Les PSE mis en œuvre chez Auchan et Casino font craindre d’autres mesures de gestion de l’emploi à l’avenir
  73. e. Auchan et Casino ont perçu d’importantes aides publiques
  74. 2. CCF, un groupe bancaire en perte de vitesse
  75. a. Le motif de la sauvegarde de la compétitivité pour justifier le PSE dans un secteur bancaire en mutation mais soutenu par les...
  76. b. La stratégie économique du fonds d’investissement Cerberus interpelle quant aux moyens réellement déployés pour préserver l’emploi
  77. c. Le PSE s’inscrit dans la continuité des réorganisations de l’emploi mises en œuvre successivement dans le groupe, qui conduisent à...
  78. d. La négociation du PSE est plus longue qu’escompté
  79. C. LE SECTEUR DU PRÊT-À-PORTER DANS L’ANGLE MORT DE LA PUISSANCE PUBLIQUE
  80. 1. En situation de défaillance pour des raisons différentes, Camaïeu, Kaporal et Jennyfer ont mis en œuvre des plans de licenciements...
  81. a. Camaïeu, victime des pratiques de la Financière immobilière bordelaise, a mis en œuvre le PSE le plus important
  82. b. Après une première tentative de redressement, Kaporal est aujourd’hui contraint à la fermeture
  83. c. Jennyfer, marque emblématique des adolescentes, est plus menacée que jamais
  84. 2. Les difficultés de ces enseignes révèlent que le secteur du prêt-à-porter est un grand « oublié » des pouvoirs publics
  85. a. Dans un contexte international hyperconcurrentiel, le prêt-à-porter français est en crise
  86. b. Toutes ces enseignes ont pâti d’un manque de soutien des pouvoirs publics à la fois financier et durant les procédures judiciaires
  87. c. Les dirigeants de ces enseignes déplorent une absence de perspectives et militent en faveur de la conditionnalité de l’octroi des...
  88. seconde partie
  89. Un rôle des pouvoirs publics réel mais affaibli
  90. les plans de sauvegarde de l’emploi sont soumis à un contrôle administratif limitÉ
  91. Les plans de sauvegarde de l’emploi sont élaborés au sein de l’entreprise avec l’aide de l’administration et en vue de leur validation...
  92. Les plans de sauvegarde de l’emploi peuvent faire l’objet de différents types de recours, globalement peu utilisés
  93. L’absence de contrôle administratif du motif économique du licenciement sur lequel reposent les plans de sauvegarde de l’emploi pose question
  94. L’accompagnement des pouvoirs publics auprÈs des entreprises en difficulté, aux côtés d’acteurs associatifs et privés, repose sur de...
  95. L’action des pouvoirs publics se décline à plusieurs niveaux
  96. Le rôle des directions des ministères économiques et financiers
  97. Le rôle des services déconcentrés de l’État
  98. Les services dédiés à la restructuration
  99. Le comité interministériel de restructuration industrielle
  100. La délégation interministérielle aux restructurations d’entreprises
  101. L’intervention des acteurs privés et associatifs est essentielle pour les entreprises en difficulté
  102. Les procédures applicables aux entreprises en restructuration mobilisent diverses professions
  103. Le rôle des associations et des organisations patronales
  104. L’importance de la formation et de la sensibilisation des employeurs aux difficultés économiques
  105. Une bataille pour l’emploi qui repose sur la volonté politique des élus locaux
  106. L’action des élus locaux s’appuie sur les compétences des collectivités territoriales dans les domaines économique et social
  107. La nécessité de renforcer la conditionnalité des aides versées aux entreprises par les collectivités territoriales : les enseignements...
  108. II. la nécessité de placer le maintien de l’emploi au cœur des interventions des pouvoirs publics auprès des entreprises en difficulté
  109. A. Les processus de reprise des entreprises en difficulté et de revitalisation des territoires peinent À produire leurs effets
  110. 1. La nécessité de revoir les obligations des employeurs en cas de fermeture de site
  111. a. Les entreprises de plus de 1 000 salariés sont soumises à des obligations en cas de fermeture de site ayant pour conséquence la mise...
  112. b. La procédure créée par la loi du 29 mars 2014 connaît un succès limité en pratique
  113. 2. Les obligations de revitalisation des employeurs doivent également être renforcées
  114. B. la nÉcessitÉ de renforcer l’impératif du maintien de l’emploi en cas de cession d’une entreprise
  115. 1. Les cessions d’entreprises présentent de forts enjeux en matière d’emploi
  116. 2. La nécessité de mieux évaluer et encadrer l’activité des fonds de retournement : les enseignements tirés du cas Mutares
  117. C. Les pouvoirs restreints de l’État actionnaire interrogent sur la capacité de la puissance publique à faire face aux restructurations...
  118. 1. L’État peut prendre différentes formes de participations dans des entreprises
  119. 2. Pour préserver des emplois, les leviers dont dispose l’État actionnaire devraient être davantage mobilisés
  120. III. UNE Asymétrie de moyens entre salariés et employeurs
  121. A. une moindre maÎtrise du temps et des procédures limite les moyens des représentants du personnel pour exercer leurs pouvoirs dans l’entreprise
  122. 1. Le risque d’une négociation déloyale des plans de sauvegarde de l’emploi
  123. a. Les représentants du personnel sont souvent placés devant le fait accompli
  124. b. Les délais préfix encadrant la procédure d’information-consultation du CSE contraignent les prérogatives des représentants du personnel
  125. 2. Des moyens insuffisants pour des représentants du personnel soumis à une forte pression
  126. a. Les représentants du personnel doivent composer avec des ressources limitées
  127. b. L’accès aux experts est inégal selon les entreprises
  128. B. Malgré les réformes successives valorisant la négociation collective, les instances représentatives du personnel se sont éloignées...
  129. C. Des administrateurs salariés au déploiement des sociétés coopératives : renforcer la place des salariés dans la gouvernance des entreprises
  130. 1. Un nécessaire approfondissement de la démocratie économique et sociale
  131. a. En France, un management caractérisé par la faible place laissée à l’autonomie des salariés
  132. b. La place des salariés dans les instances de gouvernance des entreprises doit être renforcée
  133. 2. Le développement du modèle coopératif (Scop et Scic) doit être mieux accompagné par les pouvoirs publics
  134. Liste des recommandations
  135. EXAMEN EN COMMISSION
  136. CONTRIBUTIONS des GROUPES POLITIQUES
  137. Contribution du groupe Socialistes et apparentés
  138. Contribution du groupe Ensemble pour la République
  139. Contribution du groupe Rassemblement National
  140. annexe : PRINCIPALES DONNÉES RELATIVES AUX ENTREPRISES ÉTUDIÉES
  141. LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES
  142. LISTE DES contributions écrites

([297]) Membre du tribunal de commerce nommé en cas d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, d’un redressement judiciaire ou d’une liquidation judiciaire afin de veiller à la protection des intérêts de chaque partie et au bon déroulement de la procédure.

([298]) Compte rendu n° 20.

([299]) Compte rendu n° 8.

([300]) Compte rendu n° 3.

([301]) Id.

([302]) Id.

([303]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([304]) Compte rendu n° 20.

([305]) Compte rendu n° 8.

([306]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur

([307]) Id.

([308]) Compte rendu n° 9.

([309]) Compte rendu n° 8.

([310]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([311]) Selon les mots de M. Christophe Ferrari, président de la métropole de Grenoble et maire de Pont-de-Claix.

([312]) Compte rendu n° 33.

([313]) Id.

([314]) Compte rendu n° 42.

([315]) Voir notamment l’article L. 1511-2 du code général des collectivités territoriales.

([316]) Le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) a succédé au schéma régional de développement économique (SRDE), instauré, à titre expérimental, en 2004 pour permettre la délégation de certaines aides de l’État aux régions. Il est élaboré par les régions et définit la feuille de route régionale pour cinq ans en matière d’aides aux entreprises, de soutien à l’internationalisation, d’appui à l’investissement immobilier et à l’innovation des entreprises ainsi que d’attractivité du territoire. Il comporte un volet dédié à l’économie sociale et solidaire. Ses orientations doivent favoriser un développement économique innovant, durable et équilibré du territoire, ainsi que le maintien des activités économiques exercées en son sein.

([317]) L’initiative privée doit être défaillante ; le projet doit correspondre à une opération d’investissement ; l’entreprise concernée doit être une entreprise de services marchands nécessaires aux besoins de la population en milieu rural ; l’aide ne doit pas apparaître comme étant une aide à l’entreprise.

([318]) Toutefois, cette compétence peut être directement exercée par les communes si la définition de l’intérêt communautaire les y autorise.

([319]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([320]) Id.

([321]) En audition, M. Thierry Lhotte a toutefois indiqué que les 2,7 millions d’euros avaient été répartis sur les années 2020 et 2021 (compte rendu n° 25).

([322]) https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/oise/beauvais/103-personnes-licenciees-par-l-usine-massey-ferguson-agco-de-beauvais-ils-devaient-conserver-les-emplois-et-meme-en-creer-3042740.html.

([323]) Compte rendu n° 25.

([324]) Rapport d’information (n° 4040) sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises présenté par M. Stéphane Viry, président, et M. Saïd Ahamada, Mme Barbara Bessot Ballot, M. Dominique Da Silva et Mme Laurianne Rossi, rapporteurs, enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 31 mars 2021.

([325]) Id.

([326]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([327]) Rapport d’information (n° 4040) précité.

([328]) Au plus tard à l’ouverture de la procédure d’information et de consultation du CSE, prévue à l’article L. 1233-30 du code du travail, sur un projet de licenciement collectif.

([329]) Article R. 1233-15-1 du code du travail.

([330]) L’employeur adresse également à l’autorité administrative le procès-verbal de la réunion du CSE mentionnée à l’article L. 1233-57-9 du code du travail ainsi que tout renseignement relatif à la convocation, l’ordre du jour et la tenue de cette réunion.

([331]) Le bilan doit établir un diagnostic précis des pollutions dues à l’activité de l’établissement et présenter les solutions de dépollution envisageables ainsi que leur coût.

([332]) Il s’agit des délais prévus en matière d’information-consultation du CSE.

([333]) Là encore, les délais sont les délais visés à l’article L.1233-30 du code du travail, applicables à l’information consultation du CSE sur les PSE.

([334]) Voir, notamment, l’arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles, 4e chambre, 5 juillet 2022, n° 22VE00783.

([335]) Comme cela a été indiqué par la DGEFP dans ses réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur, plusieurs magasins du Groupe Casino ont été repris depuis la fin de la procédure du PSE.

([336]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([337]) Compte rendu n° 39.

([338]) Compte rendu n° 5.

([339]) Id.

([340]) https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/la-liquidation-de-la-papeterie-de-stenay-appelle-a-une-modification-urgente-de-la-loi-florange-20241120_57HMT7ZMKRB67M7GYJNYWKJAR4/.

([341]) Compte rendu n° 5.

([342]) Id.

([343]) Cette mesure était portée par l’article 1er de la proposition de loi visant à sauvegarder et pérenniser les emplois industriels en empêchant les licenciements boursiers (n° 769), enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 janvier 2025.

([344]) Sont incluses dans le champ d’application du dispositif les entreprises relevant de l’article L. 1233-71 du code du travail, à savoir les entreprises ou les établissements d’au moins 1 000 salariés, les entreprises appartenant à des groupes d’au moins 1 000 salariés et les entreprises ou groupes d’entreprises de dimension communautaire d’au moins 1 000 salariés.

([345]) Article D. 1233-37 du code du travail.

([346]) I de l’article D. 1233-38 du code du travail.

([347]) En vertu de l’article L. 1233-90-1 du code du travail, lorsque les suppressions d’emplois concernent au moins trois départements, une convention-cadre nationale de revitalisation est conclue entre le ministre chargé de l’emploi et l’entreprise. Cette convention donne lieu à une ou plusieurs conventions locales, qui se conforment au contenu de la convention-cadre nationale, conclues entre le ou les préfets de département et l’entreprise.

([348]) L’accord collectif doit prévoir des actions en faveur de la création d’activités et du développement des emplois ainsi que de l’atténuation des effets du licenciement envisagé sur les autres entreprises dans le bassin ou les bassins d’emploi d’une part, des engagements financiers de la part de l’entreprise au moins égaux au montant de la contribution dont elle doit s’acquitter en application de l’article L. 1233-86 du code du travail d’autre part.

([349]) Article D. 1233-43 du code du travail.

([350]) Cour des comptes, op. cit.

([351]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([352]) Id.

([353]) Compte rendu n° 5.

([354]) Compte rendu n° 13.

([355]) Cette mesure était portée par l’article 3 de la proposition de loi visant à sauvegarder et pérenniser les emplois industriels en empêchant les licenciements boursiers (n° 769), enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 janvier 2025.

([356]) En cas de mise en œuvre d’un plan de cession d’une entreprise, les critères retenus sont, dans l’ordre, le maintien d’activités susceptibles d’exploitation autonome, la préservation de tout ou partie des emplois qui y sont attachés et l’apurement du passif.

([357]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([358]) Compte rendu n° 19.

([359]) Réponses écrites de la Dire au questionnaire adressé par le rapporteur.

([360]) Compte rendu n° 19.

([361]) Réponses écrites du Ciri au questionnaire adressé par le rapporteur.

([362]) Compte rendu n° 19.

([363]) Compte rendu n° 15. « En outre, à la suite de l’évolution des conditions de vente, HSBC a conservé dans ce compte 7,1 milliards d’euros d’encours de crédits à taux faible, soit une charge pour HSBC, qui ne paye pas CCF. HSBC les a remplacés dans le bilan de CCF par des dépôts à la Banque centrale européenne (BCE). Avec la hausse des taux, ces liquidités se sont avérées beaucoup plus rémunératrices pour le CCF. À l’occasion de cette opération, le groupe a réalisé une plus-value de près de 2,5 milliards d’euros, portant son résultat net après impôts à 2,25 milliards d’euros en 2024 ».

([364]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([365]) Id.

([366]) En audition, il a été indiqué que Mutares avait acquis 27 sociétés en France depuis 2010, dont 22 après 2015.

([367]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([368]) Id.

([369]) Id.

([370]) Id.

([371]) Id.

([372]) Id.

([373]) Id.

([374]) Id.

([375]) Compte rendu n° 24.

([376]) https://lesjours.fr/obsessions/mutares/ep1-fossoyeur/.

([377]) https://mutares.com/en/mutares-has-successfully-sold-trefilunion-eupec-and-la-meusienne/.

([378]) Ce contrat prévoyait sur une période de 36 mois 11,6 millions d’euros de redevances et 11 millions d’euros de frais de conseil extérieurs.

([379]) Compte rendu n° 24.

([380]) Id.

([381]) https://www.gothamcityresearch.com/post/mutares-se-co-kgaa-research-report.

([382]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([383]) Compte rendu n° 20.

([384]) Il appartient au tribunal « de s’assurer que l’accord contribue à garantir la pérennité de l’entreprise, que celle-ci n’est pas en état de cessation des paiements au moment de la conclusion de l’accord et que le contenu de ce dernier ne porte pas atteinte aux droits de tiers non-signataires » (compte rendu n° 20).

([385]) Compte rendu n° 20.

([386]) Articles L. 620-1 et L. 631-1 du code de commerce.

([387]) Compte rendu n° 39.

([388]) Id.

([389]) Compte rendu n° 19.

([390]) Compte rendu n° 39.

([391]) Cour des comptes, Les activités d’investissement de Bpifrance, mars 2023.

([392]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([393]) Compte rendu n° 28.

([394]) Id.

([395]) Id.

([396]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([397]) Compte rendu n° 7.

([398]) Id.

([399]) Id.

([400]) Id.

([401]) Id.

([402]) Jusqu’à l’évaluation de son coût, estimé à 370 millions d’euros par M. Jean-Luc Béal, président de Vencorex, et à 120 millions d’euros par MM. Christophe Ferrari et Raphaël Guerrero, respectivement président de la métropole de Grenoble et maire de Jarrie.

([403]) Compte rendu n° 33.

([404]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([405]) Id.

([406]) Le perchlorate d’ammonium, issu de la transformation par Arkema du sel fourni par Vencorex, est utilisé comme carburant pour les missiles M51 fabriqués par ArianeGroup, dont les ogives peuvent contenir plusieurs têtes nucléaires.

([407]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([408]) Id.

([409]) Compte rendu n° 40.

([410]) Compte rendu n° 7.

([411]) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b1503_proposition-loi#.

([412]) Une autorisation peut être assortie de conditions visant à assurer la pérennité et la sécurité, sur le territoire national, des activités exercées par la société cible, notamment en veillant à ce que ces activités ne soient pas soumises à la législation d’un État étranger susceptible d’y faire obstacle, assurer le maintien des savoirs et des savoir-faire de l’entité objet de l’investissement et faire obstacle à leur captation, adapter les modalités internes et de gouvernance de l’entité, fixer les modalités d’information de l’autorité administrative chargée du contrôle (article R. 151-8 du code monétaire et financier).

([413]) Direction générale du Trésor, Contrôle des investissements étrangers en France, rapport annuel 2024.

([414]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([415]) Recommandation (UE) 2025/63 de la Commission du 15 janvier 2025 relative à l’examen des investissements sortants dans des domaines technologiques essentiels pour la sécurité économique de l’Union.

([416]) Compte rendu n° 5.

([417]) Compte rendu n° 14.

([418]) Compte rendu n° 29.

([419]) Comme l’a indiqué la CFE-CGC de Monoprix dans ses réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur : « Nous avons fini par signer car les résultats des négociations nous paraissaient préférables aux dispositions prévues en cas de démarche unilatérale de Monoprix. Bref, nous avons choisi le moindre mal tout en restant très insatisfaits. »

([420]) Comme il est indiqué dans les réponses écrites de la CFE-CGC au questionnaire adressé par le rapporteur : « Le problème est qu’en cas d’échec, l’employeur peut passer outre en proposant un PSE unilatéral ! Cette situation crée un déséquilibre dans la négociation puisque peu importe, en cas d’échec l’employeur peut faire ce qu’il veut. »

([421]) Cette mesure était portée par l’article 2 de la proposition de loi visant à sauvegarder et pérenniser les emplois industriels en empêchant les licenciements boursiers (n° 769), enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 janvier 2025.

([422]) Voir notamment l’audition de M. Benjamin Maurice, délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (compte rendu n° 17).

([423]) Compte rendu n° 11.

([424]) Compte rendu n° 7.

([425]) Id.

([426]) Compte rendu n° 5.

([427]) Id.

([428]) Compte rendu n° 15.

([429]) Compte rendu n° 5.

([430]) Aux termes de cet article, « un accord d’entreprise, de groupe ou de branche peut fixer, par dérogation aux règles de consultation des instances représentatives du personnel prévues par le présent titre et par le livre III de la deuxième partie, les modalités d’information et de consultation du comité social et économique et, le cas échéant, le cadre de recours à une expertise par ce comité lorsque l’employeur envisage de prononcer le licenciement économique d’au moins dix salariés dans une même période de trente jours ».

([431]) Conformément à l’article L. 1233-22 du code du travail.

([432]) Compte rendu n° 5.

([433]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([434]) Dans les entreprises de 50 salariés à 1999 salariés, le budget de fonctionnement du CSE est égal à 0,20 % de la masse salariale brute. À compter d’au moins 2 000 salariés, il s’élève à 0,22 % de la masse salariale brute (article L. 2315-61 du code du travail).

([435]) Les cas dans lesquels le CSE peut faire appel à un expert habilité sont prévus à l’article L. 2315-94 du code du travail.

([436]) Compte rendu n° 12.

([437]) Id.

([438]) Id.

([439]) Id.

([440]) Id.

([441]) Ainsi que dans les établissements comprenant une installation nucléaire et les sites Seveso.

([442]) Il s’agit du rapport intitulé Le bien-être et l’efficacité au travail, présenté en 2010 par M. Henri Lachmann, M. Christian Larose et Mme Muriel Pénicaud.

([443]) Compte rendu n° 37.

([444]) Compte rendu n° 4.

([445]) Rapport du comité d’évaluation de France Stratégie sur les ordonnances du 22 septembre 2017 relatives au dialogue social et aux relations de travail, décembre 2021.

([446]) Compte rendu n° 14.

([447]) Id.

([448]) Compte rendu n° 7.

([449]) Compte rendu n° 29.

([450]) Id.

([451]) Comité d’évaluation de France Stratégie, op. cit.

([452]) Compte rendu n° 26.

([453]) Id.

([454]) Compte rendu n° 11.

([455]) Compte rendu n° 9.

([456]) Id.

([457]) Igas, Pratiques managériales dans les entreprises et politiques sociales en France : les enseignements d’une comparaison internationale (Allemagne, Irlande, Italie, Suède) et de la recherche, juin 2024.

([458]) Compte rendu n° 37.

([459]) Compte rendu n° 7.

([460]) Id.

([461]) Id.

([462]) Compte rendu n° 4.

([463]) Compte rendu n° 36.

([464]) Avec la consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise et la consultation sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi.

([465]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([466]) Compte rendu n° 26.

([467]) Id.

([468]) Rapport remis par le Gouvernement au Parlement évaluant les effets économiques et managériaux de la présence d’administrateurs représentant les salariés au sein des conseils d’administration ou de surveillance des sociétés, juillet 2022.

([469]) Compte rendu n° 15.

([470]) Nicole Notat et Jean-Dominique Senard, L’entreprise, objet d’intérêt collectif, mars 2018.

([471]) La codétermination consiste « en la participation, au sein du conseil d’administration ou du conseil de surveillance, de représentants désignés par les salariés. Elle donne le pouvoir directement aux salariés de l’entreprise, par le biais de leurs représentants, sans détention de capital […]. C’est en Allemagne que sa forme est la plus complète, reposant sur deux échelons distincts de participation, qui interviennent dans la gestion des entreprises, via des représentants des salariés : le conseil de surveillance (Aufsichtsrat) et le conseil d’établissement (Betriebsrat). » (Igas, op. cit.)

([472]) Compte rendu n° 26.

([473]) Compte rendu n° 14.

([474]) Id.

([475]) Réponses écrites de la confédération générale des Scop au questionnaire adressé par le rapporteur.

([476]) Conformément à l’article 62 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, la CVAE sera supprimée pour toutes les entreprises à compter de 2030.

([477]) Compte rendu n° 38.

([478]) L’Aide à la reprise et à la création d’entreprise (Arce) est une aide financière gérée par France Travail, destinée aux créateurs ou repreneurs d’entreprise en France qui choisissent de recevoir une somme (versée en deux fois) en lieu et place du maintien partiel du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).

([479]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([480]) Id.

([481]) « Le Gouvernement a toujours indiqué qu’il se tiendrait à côté de projets viables de reprise de Vencorex dès lors qu’il respecterait le principe d’un euro privé pour un euro public. Après 10 mois de recherche dans le cadre de la procédure de conciliation puis de redressement judiciaire, aucun projet de reprise global n’a pu aboutir. Le projet de reprise sous forme de Scic a reçu le même soutien. La déléguée interministérielle aux restructurations d’entreprises s’est rendue sur place le 20 mars 2025, au cours de la procédure, pour échanger avec les porteurs du projet et les acteurs économiques. Ce projet et l’appui de l’État n’ont pas permis de convaincre des investisseurs privés, ce qui a conduit le tribunal à considérer l’offre comme non recevable. » (réponses écrites de M. Marc Ferracci, ministre chargé de l’industrie et de l’énergie, au questionnaire adressé par le rapporteur)

([482]) Compte rendu n° 38.

([483]) Id.

([484]) Réponses écrites au questionnaire adressé par le rapporteur.

([485]) Selon l’état d’avancement des discussions entre la direction et les organisations syndicales.