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Textes / Donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces

rapport sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces (n°1301).

Rapport · 14/06/2023 · 734 730 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Parties du document (2)
Sommaire (245)
  1. Introduction
  2. Avant-propos de Mme Élodie Jacquier-Laforge, Rapporteure pour avis de la commission des Lois
  3. travaux de la commission
  4. Audition de M. Gabriel Attal, ministre dÉléguÉ chargé des comptes publics
  5. Examen des articles
  6. Article 1er — (art. 44, 45, 213 et 214 du code des douanes) Modifications relatives à la zone terrestre du rayon des douanes
  7. I. L’État du droit
  8. A. La dÉfinition du rayon des douanes
  9. B. Le rayon des douanes, zone de surveillance spÉciale
  10. II. Le dispositif proposÉ
  11. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  12. IV. La position de la Commission
  13. I. L’État du droit
  14. A. Le droit de visite douaniÈre
  15. 1. Une définition générale et large
  16. 2. Un encadrement prétorien abondant
  17. a. L’encadrement de la finalité du droit de visite
  18. b. L’encadrement des modalités d’exercice du droit de visite
  19. c. L’encadrement du déroulement du droit de visite
  20. 3. Les autres prérogatives des agents des douanes
  21. a. Les autres droits de visite et d’accès
  22. b. Les rétentions de personnes
  23. c. Les enquêtes douanières
  24. d. Les autres attributions
  25. B. L’inconstitutionnalité de l’article 60 du code des douanes
  26. 1. La censure du droit de visite douanière par le Conseil constitutionnel
  27. 2. Une abrogation prenant effet au 1er septembre 2023
  28. II. Le dispositif proposÉ
  29. 1. La nouvelle rédaction de l’article 60 du code des douanes, clef de voûte du droit de visite
  30. 2. Les conditions de mise en œuvre du droit de visite
  31. a. Le droit de visite sans motif particulier dans certains lieux (article 60-1)
  32. b. Le droit de visite lié à la suspicion de commission d’infraction douanière (article 60-2)
  33. c. Le droit de visite après information du parquet pour la recherche de certaines infractions (article 60-3)
  34. d. L’accès aux locaux professionnels où se trouvent des marchandises placées sous surveillance douanière (article 60-4)
  35. 3. Le déroulement du droit de visite et les garanties prévues
  36. a. L’exclusion de contrôles systématiques ou permanents (article 60-5)
  37. b. L’encadrement de la visite des personnes (article 60-6)
  38. c. L’encadrement des immobilisations et du maintien d’une personne à disposition (article 60-7)
  39. d. Caractère contradictoire du droit de visite (article 60-8)
  40. e. L’encadrement du recueil des déclarations par les agents des douanes (article 60-9)
  41. 4. Les autres dispositions intéressant le droit de visite
  42. a. L’absence de nullité des procédures incidentes en cas de révélation fortuite d’infractions non visées
  43. b. Les mesures de coordination
  44. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  45. A. Les modifications apportées en commission
  46. 1. Les modifications apportées aux lieux dans lesquels s’exerce le droit de visite prévu à l’article 60-1
  47. 2. Les modifications apportées au droit de visite pour motifs particuliers (articles 60-2 et 60-3)
  48. 3. L’extension du régime horaire de l’accès aux locaux professionnels (article 60-4)
  49. 4. Les précisions apportées à l’encadrement général des visites douanières (article 60-5)
  50. 5. Les précisions portant sur les garanties en matière de visites de personnes et d’immobilisation (articles 60-6 et 60-7)
  51. B. Les modifications apportées en séance
  52. 1. Le rétablissement de la plage horaire 8 heures – 20 heures pour l’accès aux locaux professionnels
  53. 2. Les précisions complémentaires apportées à l’encadrement général prévu à l’article 60-5
  54. 3. La modification de la notion d’opérations matérielles de visite
  55. IV. La position de la Commission
  56. A. Le rÉtablissement des « abords » des ports, aÉroports et gares
  57. B. Le rétablissement de la mention de la tentative
  58. I. L’État du droit
  59. A. L’ancien cadre juridique du droit de visite des navires et sa censure en 2013
  60. 1. Les anciennes dispositions des articles 62 et 63 du code des douanes
  61. 2. Des dispositions jugées inconstitutionnelles en 2013
  62. B. Le cadre juridique actuel du droit de visite des navires
  63. 1. Le droit de visite des navires en mer ou sur des voies navigables prévu à l’article 62
  64. a. Les navires concernés par le droit de visite de l’article 62
  65. b. Le déroulement du droit de visite de l’article 62
  66. c. Les voies de recours contre la visite
  67. 2. Le droit de visite des navires à quai, dans un port ou une rade prévu à l’article 63
  68. II. Le dispositif proposÉ
  69. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  70. IV. La position de la Commission
  71. I. L’État du droit
  72. A. La retenue douaniÈre
  73. 1. Les hypothèses de recours à la retenue douanière
  74. 2. Le contrôle de la retenue douanière par le parquet
  75. 3. Les droits et informations de la personne retenue
  76. 4. La durée de la retenue douanière
  77. 5. Les suites de la retenue douanière
  78. B. La retenue provisoire
  79. C. L’apprÉhension d’indices et la contrainte prÉvues dans le cadre du droit de visite douaniÈre
  80. D. Les hypothÈses de droit commun de remise de personnes À l’autoritÉ judiciaire
  81. II. Le dispositif proposé
  82. A. La remise À OPJ ou ODJ de l’auteur d’une infraction flagrante de droit commun, sur instruction du parquet
  83. 1. La consécration de la jurisprudence en matière d’indices et d’immobilisations
  84. III. Les modifications apportées par le Sénat
  85. IV. La position de la Commission
  86. I. L’État du droit
  87. A. Les contrÔles d’identitÉ prÉvus À l’article 67 du code des douanes
  88. B. Les contrÔles aux frontiÈres prÉvus par le « code frontiÈres Schengen »
  89. II. Le dispositif proposÉ
  90. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  91. IV. La position de la Commission
  92. Article 6 — (art. 67 ter B, 67 ter C et 67 ter D [nouveaux] du code des douanes) Création d’un dispositif de retenue temporaire de...
  93. I. Le droit existant
  94. A. les obligations dÉclaratives applicables aux sommes d’argent liquide dont le montant excÈde 10 000 EUROS ET LES SANCTIONS AFFÉRENTES
  95. 1. Des obligations déclaratives générales pour les sommes d’argent liquide dont le montant excède 10 000 euros
  96. 2. Des sanctions en cas de manquement aux obligations déclaratives comprenant la retenue temporaire des sommes d’argent liquide
  97. B. la retenue temporaire DE SOMMES D’argent liquide en cas de lien avec une activitÉ criminelle quel qu’en soit le montant
  98. C. Un outil utile, mais DONT L’application est limitÉe À l’argent entrant ou sortant du territoire
  99. II. le droit proposÉ
  100. III. les modifications apportÉes par le sÉnat
  101. IV. La position de la commission
  102. Article 7 — (art. 52 bis, 52 ter, 52 quater, 52 quinquies, 52 sexies, 52 septies, 52 octies, 52 nonies, 52 decies et 52 undecies...
  103. I. Le droit existant
  104. A. les rÉserves opÉrationnelles des corps de fonctionnaires en tenue
  105. B. « Paris-spÉcial », un dispositif utile mais sous-dimensionnÉ au regard des besoins de la douane
  106. II. le droit proposÉ
  107. III. les modifications apportÉes par le sénat
  108. IV. La position de la commission
  109. Après l’article 7
  110. Article 8 — (art. 67 bis-5 [nouveau] du code des douanes) Sonorisation et captation d’images
  111. I. L’État du droit
  112. A. Des procÉdures spÉciales d’enquÊte mobilisables par les agents des douanes
  113. B. La technique spÉciale de sonorisation et de captation d’images n’est pas encore exploitable dans le cadre d’investigations douaniÈres
  114. II. Le dispositif proposÉ
  115. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  116. IV. La position de la Commission
  117. I. L’État du droit
  118. II. Le dispositif proposÉ
  119. III. La position de la Commission
  120. Article 9 — (art. 323-11 [nouveau] du code des douanes) Institution de saisies probatoires dans le cadre des retenues douanières
  121. I. Le droit existant
  122. A. Les diffÉrentes possibilitÉs de saisie douaniÈre
  123. 1. La saisie douanière en cas de constatation d’une infraction douanière
  124. 2. Les saisies réalisées dans le cadre des visites domiciliaires
  125. a. Les dispositions encadrant les visites domiciliaires
  126. b. Les saisies réalisées dans le cadre des visites domiciliaires
  127. B. la retenue douaniÈre
  128. 1. Les dispositions applicables à la retenue douanière
  129. a. Un champ d’application limité
  130. b. Un dispositif encadré par de nombreuses garanties
  131. C. des outils utiles mais dont l’usage est très contraint
  132. 1. Les contraintes encadrant l’exploitation des objets et documents saisis lors des retenues douanières
  133. II. le droit proposé
  134. A. La possibilité de prendre connaissance et de saisir de documents dans le cadre des retenues douanières
  135. B. Les suites de la retenue douanière
  136. C. Création d’une procédure postérieure à la retenue douanière pour les outils numériques
  137. D. Restitution des objets saisis
  138. III. les modifications apportÉes par le sénat
  139. IV. La position de la commission
  140. Article 10 — (art. 64, 413 ter et 416 du code des douanes, art. L.38 du livre des procédures fiscales et art. 1735 quater du code...
  141. I. Le droit existant
  142. A. Le champ d’application respectif de la visite domiciliaire et du droit de visite
  143. B. Les conditions entourant la mise en œuvre des visites de lieux privÉs
  144. C. Les saisies pouvant Être réalisÉes dans le cadre des visites de lieux privÉs
  145. 1. Les dispositions encadrant les saisies réalisées dans le cadre des visites domiciliaires et du droit de visite
  146. 2. Des dispositions spécifiques relatives à la saisie de supports numériques et des documents s’y trouvant
  147. D. des dispositifs similaires dont l’application a été précisÉe par la jurisprudence du conseil constitutionnel
  148. E. les limites de la visite domiciliaire et du droit de visite
  149. II. le droit proposÉ
  150. A. les modifications À l’article 64 du code des douanes
  151. B. les modifications À l’article L. 38 du livre des procédures fiscales
  152. III. les modifications apportÉes par le sénat
  153. IV. La position de la commission
  154. Après l’article 10
  155. Article 10 bis A — (art. 59 octodecies [nouveau] du code des douanes) Facilitation des communications relatives au contrôle des armes chimiques
  156. I. les dispositions proposÉes par le sÉnat
  157. II. La position de la commission
  158. Article 10 bis — (art. 343 bis du code des douanes) Communication entre les autorités judiciaires et l’administration des douanes sur...
  159. I. les dispositions proposÉes par le sÉnat
  160. II. La position de la commission
  161. I. L’État du droit
  162. A. Un dispositif encadrÉ par la loi
  163. B. Un rÉgime juridique qui pose deux principales difficultÉs À l’administration des douanes
  164. II. Le dispositif proposÉ
  165. III. Les modifications apportÉes par le SÉnat
  166. IV. La position de la Commission
  167. Article 11 bis — (art. 59 novodecies [nouveau] du code des douanes) Échange d’informations entre les douanes et les agents de la police...
  168. Article 11 ter — (art. 28-1-1 [nouveau] du code de procédure pénale) Création de la catégorie d’agents de douane judiciaire
  169. I. L’État du droit
  170. II. Le dispositif proposÉ
  171. A. La fonction d’agent de douane judiciaire dans la rÉdaction initialement proposÉe par le Gouvernement
  172. 1. Les modifications adoptées par un sous-amendement du rapporteur pour avis
  173. III. La position de la Commission
  174. Article 11 quater — (art. L. 242-5 du code de la sécurité intérieure) Recours aux drones par les agents des douanes afin de mieux...
  175. I. L’État du droit
  176. II. Le dispositif proposÉ
  177. III. La position de la Commission
  178. Article 12 — (art. 67 D-5, 67 D-6, 67 D-7, 67 D-8 et 67 D-9 [nouveaux] du code des douanes) Prévention des infractions commises par...
  179. I. Le droit existant
  180. A. un devoir de signalement et de vigilance des plateformes de plus en plus ÉTOFFÉ
  181. 1. Les acteurs du numérique
  182. 2. Les obligations de signalement et de retrait des contenus illicites
  183. B. le dÉlit d’importation de marchandises prohibÉes et de produits du tabac ne faisant pas l’objet d’obligations de signalement
  184. II. le droit proposÉ
  185. A. la dÉfinition des acteurs concernÉs
  186. B. le devoir de vigilance et de retrait imposÉ aux intermÉdiaires
  187. C. LES CONSÉQUENCES DE l’absence de respect du devoir de vigilance et de retrait
  188. D. application par dÉcret
  189. III. les modifications apportÉes par le sénat
  190. IV. La position de la commission
  191. A. les amendements adoptÉs au stade de l’examen en commission
  192. B. des questions qui restent en suspens et devront être tranchÉes en vue de l’examen en sÉance publique
  193. Après l’article 12
  194. Article 13 — (art. 399, 415 et 415-1 du code des douanes) Modernisation du délit de blanchiment douanier
  195. I. Le droit existant
  196. A. la notion douaniÈre d’intÉressement À la fraude
  197. B. les dispositions relatives aux dÉlits de blanchiment douanier
  198. 1. Le délit de blanchiment douanier prévu à l’article 415 du code des douanes
  199. 2. Le renversement de la charge de la preuve
  200. C. un dÉlit de blanchiment douanier caractÉrisÉ par plusieurs limites opÉrationnelles et juridiques
  201. 1. Une application limitée de la notion d’intéressement à la fraude
  202. 2. Un cadre juridique contraignant et désormais en partie obsolète du délit de blanchiment douanier
  203. II. le droit proposÉ
  204. A. Application de la notion d’intéressement douanier au délit de blanchiment douanier
  205. B. Extension et modernisation du délit de blanchiment douanier
  206. C. Application à l’article relatif à la présomption d’origine des fonds
  207. III. les modifications apportÉes par le sénat
  208. IV. La position de la commission
  209. Article 14 — (art. 414 et 432 ter [nouveau] du code des douanes et art. 1810 et 1811 du code général des impôts) Renforcement des...
  210. I. Le droit existant
  211. A. les peines applicables aux dÉlits de contrebande et d'importation ou d'exportation sans déclaration se rapportant à des marchandises...
  212. 1. Les principes généraux entourant la peine complémentaire de confiscation
  213. 2. Les sanctions prévues à l’article 414 du code des douanes
  214. B. les peines applicables au dÉlit de trafic de tabac prÉvues par le code des impÔts
  215. II. le droit proposÉ
  216. A. Une aggravation significative des peines sanctionnant le trafic de produits du tabac
  217. B. Un rapprochement bienvenu avec les peines sanctionnant le trafic de stupéfiants
  218. III. les modifications apportÉes par le sénat
  219. IV. La position de la commission
  220. Après l’article 14
  221. Après l’article 14
  222. Article 14 bis A (nouveau) — (art. 1791 du code général des impôts) Montant plancher de l’amende fiscale applicable aux infractions et...
  223. I. le droit existant
  224. II. Les dispositions adoptÉes par la commission
  225. Article 14 bis B (nouveau) — Rapport sur le coût du trafic de tabac
  226. Article 14 bis — (art. L.134 E [nouveau] du livre des procédures fiscales) Droit d’accès direct des agents des douanes aux informations...
  227. I. les dispositions proposÉes par le sÉnat
  228. II. La position de la commission
  229. Article 15 — Habilitation à légiférer par voie d’ordonnance pour refondre la partie législative du code des douanes
  230. I. Le droit existant
  231. A. Une codification ancienne du code des douanes
  232. B. Une refonte récente des dispositions codifiées relatives aux contributions et réglementations assimilées
  233. II. le droit proposÉ
  234. III. les modifications apportÉes par le sénat
  235. IV. La position de la commission
  236. Après l’article 15
  237. Article 16 — (art. 1er, 60, 60-3, 60-4, 60-8, 62, 63, 67 et 67 ter C et 452 du code des douanes) Dispositions relatives à l’application...
  238. I. Le droit existant
  239. II. le droit proposÉ
  240. III. les modifications apportÉes par le sénat
  241. IV. La position de la commission
  242. Travaux de la commission des lois
  243. Réunion du mardi 13 juin 2023 à 17 heures
  244. Réunion du mardi 13 juin 2023 à 21 heures
  245. Liste des personnes auditionnées par la rapporteure pour avis de la commission des lois

([111]) L’article 414 du code des douanes renvoie à un arrêté déterminant ces marchandises, qui sont ainsi visées à l’article 1 de l’arrêté du 29 juillet 2003 portant application de l’article 414 du code des douanes et de l’article 282 du code des douanes applicable à Mayotte.

([112]) Ordonnance n° 2019-963 du 18 septembre 2019 relative à la lutte contre la fraude portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne au moyen du droit pénal.

([113]) Tenant alors lieu de garantie pour le paiement des pénalités.

([114]) Cas., Com., 9 avril 1991, n° 89-16.259.

([115]) Décision n° 2010-32 QPC du 22 septembre 2010.

([116]) Cass., Crim., 12 novembre 2015, 15-83.714.

([117]) Article 410 du code des douanes.

([118]) Article L. 323-2 du code des douanes.

([119]) Article L. 323-3 du code des douanes.

([120]) II de l’article 63 du code pénal.

([121]) Articles 63-2 à 63-4-4 du code de procédure pénale.

([122]) Article 63-5 du code de procédure pénale.

([123]) Article 63-7 du code de procédure pénale.

([124]) Article 323-9 du code des douanes.

([125]) En application duquel « les agents des douanes peuvent recourir à toute personne qualifiée pour effectuer des expertises techniques nécessaires à l'accomplissement de leurs missions et peuvent leur soumettre les objets, échantillons et documents utiles à ces expertises ».

([126]) « la date et la cause de la saisie ; la déclaration qui a été faite au prévenu ; les nom, qualité et demeure des saisissants et de la personne chargée des poursuites ; la nature des objets saisis et leur quantité ; la présence du prévenu à leur description ou la sommation qui lui a été faite d'y assister ; le nom et la qualité du gardien ; le lieu de la rédaction du procès-verbal et l'heure de sa clôture ».

([127]) 2. de l’article 64 du code des douanes et 2. de l’article L. 38 du livre des procédures fiscales.

([128]) Décision n° 2021-980 QPC du 11 mars 2022.

([129]) Com., 26 février 2013, pourvoi n° 12-14-772 ; Com. 25 novembre 2014, pourvoi n° 13-16.920.

([130]) Cons. 14, décision n° 2016-536 et commentaire de la décision.

([131]) Article R. 15-33-1 du code de procédure pénale.

([132]) Assemblée nationale - 3e séance du 6 avril 1999.

([133]) Ibid.

([134]) Les données collectées au moyen des dispositifs LAPI sont en effet mises en relation avec ces deux traitements et, en l’absence de hit, effacées au bout de quinze jours. Elles sont conservées 30 jours en cas de rapprochement positif.

([135]) Les services de police et de gendarmerie peuvent par ailleurs recourir aux LAPI à titre temporaire, pour la préservation de l’ordre public, à l’occasion d’événements particuliers ou de grands rassemblements de personnes et pour constater les infractions au code de la route.

([136]) Créé par un arrêté du 7 juillet 2017, le fichier des objets et des véhicules volés (FOVeS) permet de recenser les biens volés, tels que les véhicules, les œuvres d’art, les bijoux, les appareils électroniques, et d’autres objets de valeur. Il a pour objectif de faciliter les recherches et les contrôles de la police, de la gendarmerie et des douanes dans le cadre de leurs attributions respectives pour la découverte et la restitution des véhicules volés et objets perdus ou volés, ainsi que la surveillance des véhicules et objets signalés.

([137]) Le système d’information Schengen (SIS) est un fichier géré par la direction générale de la police nationale (DGPN) permettant de centraliser les informations concernant les personnes et objets signalés par les autorités administratives et judiciaires des États membres Schengen.

([138]) Conseil constitutionnel, décision DC n° 2005-532 du 19 janvier 2006.

([139]) Étude d’impact annexée au projet de loi.

([140]) À savoir, les infractions de contrebande, d’importation ou d’exportation commises en bande organisée, prévues et réprimées par le dernier alinéa de l’article 414 du code des douanes, ainsi que la constatation, lorsqu’elles portent sur des fonds provenant de ces mêmes infractions, du délit de blanchiment défini à l’article 415 du même code.

([141]) La DGDDI a précisé à votre rapporteure pour avis que la conception des dispositifs LAPI déployés serait confiée à une société privée, actuellement en charge de la solution actuelle, et qui pourrait se voir, par voie d’avenant au marché public, mandatée sur cette nouvelle mission. Les opérations de collecte et de traitement relèveront en revanche exclusivement de l’administration des douanes, comme le prévoit l’actuelle rédaction de l’article.

([142]) L’étude d’impact indique qu’il s’élèverait à 200 capteurs au maximum.

([143]) L’étude d’impact précise qu’il s’agit de cibler en particulier les zones frontalières, portuaires ou aéroportuaires ainsi que les axes de transit national et international.

([144]) Les amendements COM-37, COM-40, COM-41 et COM-42 du rapporteur pour avis.

([145]) L’amendement dispose que « ces rapports évaluent la pertinence des données utilisées (…) aux fins de détecter des mouvements de véhicules ou des évènements prédéterminés. Ils établissent la liste des garanties mises en place pour assurer la protection des données personnelles et le respect de la vie privée et analysent leur effectivité. Ils évaluent l’efficacité de durées de conservation inférieures à quatre mois et présentent les éléments permettant d’apprécier le caractère proportionné des différentes durées retenues au cours de l’expérimentation ; à ce titre, ils intègrent des indications statistiques permettant notamment, pour chaque durée expérimentée, de rendre compte de la quantité totale de données collectées, de la quantité de données conservées au-delà du délai maximum expérimenté pour les besoins d’une procédure pénale ou douanière, du nombre de mouvements de véhicules ou d’évènements prédéterminés détectés, ainsi que du nombre de procédures d’enquête engagées sur le fondement desdites détections. Ils comportent des développements spécifiques, établis par les services du ministère de la justice, sur l’efficacité du traitement (…) en matière de répression pénale des infractions [douanières]. »

([146]) L’article 70 du décret n° 2019-536 du 29 mai 2019 pris pour l’application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés dispose à ce titre : « Lorsqu’un traitement fait l’objet d’un décret autorisant la dispense de publication de l’acte l’autorisant en application du III de l’article 31 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée, le sens de l’avis émis par la commission ne peut porter que la mention « favorable », « favorable avec réserve » ou « défavorable ». »

([147]) L’amendement n° 47 du rapporteur pour avis, ainsi que les amendements n° 35 rect. et n° 36 du Gouvernement.

([148]) C’est par exemple le cas de l’article 59 quater en matière de lutte contre l’économie souterraine et du 59 quinquies permettant l’échange d’informations entre officiers et agents de police judiciaire et les agents des douanes dans le domaine de la lutte contre la contrefaçon.

([149]) L’article renvoie aux missions en matière de franchissement des frontières telles que définies par le règlement n° 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l’Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen), ce règlement ayant conduit les agents des administrations des douanes et de la police aux frontières à être désignés « garde-frontières », et donc à être chargés de missions de police aux frontières sur les ports, aéroports et points de frontière terrestre disposant du statut de points de passage frontalier.

([150]) Le service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF), est un service spécialisé dans la répression de la délinquance douanière, financière et fiscale et commun aux directions générales des douanes et des droits indirects et des finances publiques (DGFiP).

Créé en 2019 et placé sous la cotutelle des deux directeurs généraux, ce nouveau service est dirigé par un magistrat de l’ordre judiciaire. Il peut être saisi notamment par le parquet national financier (PNF) dans le cadre de dossiers nécessitant une expertise fiscale, douanière ou financière. Il peut également être chargé de dossiers de présomption de fraude fiscale nécessitant une expertise fiscale de pointe et de la mise en œuvre de moyens judiciaires d’enquête.

Au 1er janvier 2023, le service d’enquêtes judiciaires des finances était composé de 271 enquêteurs, dont 231 officiers de douane judiciaire et 40 officiers fiscaux judiciaires.

([151]) Il s’agit des infractions prévues par le code des douanes, en matière de contributions indirectes, d’escroquerie sur la taxe sur la valeur ajoutée et de vols de biens culturels, relatives à la protection des intérêts financiers de l’Union européenne, ainsi que de certaines infractions figurant dans le code de la défense du blanchiment, des infractions au droit de la propriété intellectuelle, de la violation des exigences légales de traçabilité des produits de tabac figurant au code de la santé publique, de certaines infractions relatives à la mise à disposition ou à la publicité d’une offre illégale de jeux en ligne, du délit d’association de malfaiteurs ayant pour objet la préparation de l’une de ces infractions, ainsi que des infractions connexes à l’ensemble de ces infractions.

([152]) L’activité des OPJ est placée sous la direction du procureur de la République. Dans sa décision du 10 mars 2011, le Conseil constitutionnel a ainsi rappelé qu’« il résulte de l’article 66 de la Constitution que la police judiciaire doit être placée sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire ; qu’à cette fin, le code de procédure pénale, notamment en ses articles 16 à 19-1, assure le contrôle direct et effectif de l’autorité judiciaire sur les officiers de police judiciaire chargés d’exercer les pouvoirs d’enquête judiciaire et de mettre en œuvre les mesures de contrainte nécessaires à leur réalisation » (Conseil constitutionnel, décision n° 2011-625 du 10 mars 2011, loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, cons. 59.)

Par ailleurs, le procureur général est chargé de la notation et de l’exercice d’un pouvoir disciplinaire sur les OPJ. L’article 19-1 du code de procédure pénale dispose à ce titre que « la notation par le procureur général de l’officier de police judiciaire habilité est prise en compte pour toute décision d’avancement. » Le procureur général peut prononcer le retrait et la suspension de l’habilitation.

Enfin, la chambre de l’instruction contrôle l’activité des OPJ. L’article 227 du code de procédure pénale dispose : « La chambre de l’instruction peut, sans préjudice des sanctions disciplinaires qui pourraient être infligées à l’officier ou agent de police judiciaire par ses supérieurs hiérarchiques, lui adresser des observations ou décider qu’il ne pourra, temporairement ou définitivement, exercer, soit dans le ressort de la cour d’appel, soit sur tout l’ensemble du territoire, ses fonctions d’officier de police judiciaire et de délégué du juge d’instruction ou ses fonctions d’agent de police judiciaire. »

([153]) Exposé sommaire de l’amendement n° 42 rect. du Gouvernement.

([154]) Ibid.

([155]) Contribution écrite de la DGDDI.

([156]) Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de l'information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur, dite « directive sur le commerce électronique »

([157]) Arrêt de la Cour (grande chambre) du 23 mars 2010, Google France SARL et Google Inc. contre Louis Vuitton Malletier SA (C-236/08), Google France SARL contre Viaticum SA et Luteciel SARL (C-237/08) et Google France SARL contre Centre national de recherche en relations humaines (CNRRH) SARL et autres (C-238/08).

([158]) Arrêt de la Cour (grande chambre) du 23 mars 2010, Google France SARL et Google Inc. contre Louis Vuitton Malletier SA (C-236/08), Google France SARL contre Viaticum SA et Luteciel SARL (C-237/08) et Google France SARL contre Centre national de recherche en relations humaines (CNRRH) SARL et autres (C-238/08).

([159]) 2 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.

([160]) Francis Donnat, Contenus illicites sur Internet et hébergeurs, Nouveaux cahiers du Conseil constitutionnel, n° 52, juin 2016.

([161]) Cour de cassation, Chambre commerciale, 3 mai 2012, 11-10.508.

([162]) Ibid.

([163]) Vision en vigueur du 1er août 2004 au 7 mars 2007

([164]) 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.

([165]) 8 du I de l’article 6 de la loi la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique.

([166]) Article 421-2-5 du code pénal.

([167]) Article 227-23 du code pénal.

([168]) Liés à la répression de l'apologie, de la négation ou de la banalisation des crimes contre l'humanité, de la provocation à la commission d'actes de terrorisme et de leur apologie, de l'incitation à la haine raciale, à la haine à l'égard de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre ou de leur handicap ainsi que de la pornographie enfantine, de l'incitation à la violence, notamment l'incitation aux violences sexuelles et sexistes, ainsi que des atteintes à la dignité humaine.

([169]) Conseil constitutionnel, décision n° 2022-1016 QPC, 21 octobre 2022 .

([170]) Article L. 524-3 du code de la consommation.

([171]) Rapport de la CNUCED du 3 mai 2021.

([172]) Article 568 du code général des impôts.

([173]) Article 414 du code des douanes.

([174]) CJUE, 16 février 2012, SABAM c/Netlog, aff.360/10.

([175]) Ce dernier critère a été déterminé par la jurisprudence : Cour de cassation, chambre criminelle, 20 avril 2017, n° 16-80.195.

([176]) Article 399 du code des douanes.

([177]) Cour des cassation, chambre criminelle, 21 septembre 2011, n° 11-81.535).

([178]) Résumés dans le commentaire de la décision du Conseil constitutionnel n° 2018-731 QPC.

([179]) Rédaction en vigueur du 28 décembre 1988 au 14 mai 1996 et issue de la loi n° 88-1149 du 23 décembre 1988.

([180]) Cass. crim. 4 mai 2016, n° 15-80.215.

([181]) Article L. 324-1-1 du code pénal issu de la loi n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière.

([182]) Introduit par la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprises, dite « PACTE ».

([183]) Article L. 555-2 du code monétaire et financier.

([184]) Mentionnés à l’article L. 211-1 du code monétaire et financier.

([185]) Article L. 223-1 du code monétaire et financier.

([186]) Prévu à l’article 414-2 du code des douanes.

([187]) Article 374 du code des douanes.

([188]) 1 de l’article 376 du code des douanes.

([189]) 1 bis de l’article 376 du code des douanes.

([190]) 1 ter de l’article 376 du code des douanes.

([191]) Article 415 du code des douanes.

([192]) Aux termes de l’article 132-71 du code pénal, « constitue une bande organisée au sens de la loi tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou de plusieurs infractions ».

([193]) Article 131-30 du code pénal.

([194]) Article 131-30-1 du code pénal.

([195]) Article 131-30-2 du code pénal.

([196]) Atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation prévus par les chapitres Ier, II et IV du titre Ier du livre IV et par les articles 413-1 à 413-4,413-10 et 413-11, actes de terrorisme prévus par le titre II du livre IV, infractions en matière de groupes de combat et de mouvements dissous prévues par les articles 431-14 à 431-17, infractions en matière de fausse monnaie prévues aux articles 442-1 à 442-4.

([197]) Article 432 du code des douanes.

([198]) Article 432 bis du code des douanes.

([199]) Article 433 du code des douanes.

([200]) Mme Zivka Park et M. Éric Woerth, Rapport d’information déposé en conclusion des travaux de la mission d’information relative à l’évolution de la consommation de tabac et du rendement de la fiscalité applicable aux produits du tabac pendant le confinement et aux enseignements pouvant en être tirés, 29 septembre 2021, Assemblée nationale.

([201]) Article 1791 ter du code général des impôts.

([202]) Article 222-36 du code pénal.

([203]) Article 222-37 du code pénal.

([204]) Article L. 3421-1 du code de la santé publique.

([205]) À l'exclusion des biens d'équipement et d'avitaillement des bateaux de plaisance, des avions de tourisme ou de tous autres moyens de transport à usage privé, ainsi que des prestations de services directement liées à l'exportation.

([206]) Article L. 83 A du livre des procédures fiscales.

([207]) Voir à cet égard le tableau de suivi des ordonnances autorisées et publiées pendant la législature 2022-2027 réalisé par le Sénat.

([208]) Article 1-1 de la loi n° 55-1052 du 6 août 1955 portant statut des Terres australes et antarctiques françaises et de l'île de La Passion-Clipperton.

([209]) Article 1er du code des douanes.