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Scrutins / 17e législature

Scrutin n° 7976 du 02/07/2026

Sur l'amendement n° 8 de Mme Thiébault-Martinez à l'article 1er bis du projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles (première lecture).

Résultat
Adopté
scrutin public ordinaire
Pour
59
Contre
1
Abstention
21
Votants
81
60 exprimés
Dossier
Projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles (relié par : direct)
Demandé par
Présidente du groupe "Écologiste et Social"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 8 · Article 1er bis

De Céline Thiébault-Martinez (SOC) , déposé le 25/06/2026. Sort : Adopté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi relatif au renforcement des juridictions criminelles

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Le contenu de cette formation, pour l’ensemble des personnes mentionnées au troisième, quatrième et sixième alinéas, porte obligatoirement sur la prise en charge des violences sexuelles et sexistes, la psychotraumatologie, ainsi que sur la compréhension des mécanismes d’emprise, des violences intrafamiliales et des dynamiques propres aux violences sexistes et sexuelles. »

Exposé sommaire

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer la formation des magistrats, des membres du ministère public, des personnels de greffe, des experts judiciaires ainsi que de l’ensemble des professionnels intervenant dans le traitement judiciaire des plaintes relatives aux violences sexuelles et sexistes.

Il s’inscrit dans le prolongement des travaux récents et notamment du débat du 28 avril 2026 consacré à la dissociation, aux syndromes traumatiques et aux phénomènes de décrédibilisation de la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles dans le processus judiciaire.

Les apports de la psychotraumatologie ont en effet mis en lumière la complexité des mécanismes à l’œuvre chez les victimes : phénomènes de sidération, états dissociatifs, stratégies de survie psychique, ou encore conséquences de la soumission chimique et des dynamiques d’emprise. Ces réalités cliniques, pourtant médicalement et scientifiquement prouvées, sont encore insuffisamment prises en compte dans l’institution judiciaire. Et cela peut conduire à des interprétations erronées de la parole des victimes et à une remise en cause injustifiée de leur crédibilité.

Dans de nombreuses affaires de violences sexuelles et sexistes, ces mécanismes traumatiques sont au contraire utilisés à charge, alimentant des raisonnements de suspicion à l’égard des victimes et contribuant à leur décrédibilisation au cours de la procédure. Cette méconnaissance des effets du trauma constitue un facteur identifié de victimisation secondaire.

Dans ce contexte, la formation systématique et approfondie de l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire apparaît indispensable pour garantir une meilleure compréhension des violences sexuelles et sexistes et une appréhension plus juste des déclarations des victimes.

Une telle évolution est de nature à améliorer la qualité de la réponse judiciaire, à renforcer la protection des victimes et à limiter les classements sans suite, dont le taux de 73 % demeure particulièrement élevé en matière de violences sexuelles.

Cet amendement vise ainsi à inscrire dans la loi une exigence de formation obligatoire en psychotraumatologie, incluant la compréhension des phénomènes de dissociation, de sidération, d’emprise et de soumission chimique, afin de garantir une justice plus éclairée et plus protectrice.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
Rassemblement National abstention1221 0160
Ensemble pour la République pour9120 001
La France insoumise - Nouveau Front Populaire pour7115 000
Socialistes et apparentés pour685 000
Droite Républicaine pour483 010
Écologiste et Social pour388 000
Les Démocrates pour374 100
Horizons & Indépendants pour352 020
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires pour230 000
Gauche Démocrate et Républicaine pour171 000
Union des droites pour la République abstention170 010
Non inscrit abstention100 010

Votants

pour (59)

Michel Barnier DR, Valérie Bazin-Malgras DR*, Élisabeth de Maistre DR, Anne Bergantz Dem, Jean-Carles Grelier Dem*, Éric Martineau Dem, Sophie Mette Dem, Pieyre-Alexandre Anglade EPR, Stéphane Buchou EPR, Françoise Buffet EPR, Vincent Caure EPR, Olivia Grégoire EPR*, Sébastien Huyghe EPR, Brigitte Klinkert EPR, Sandrine Lalanne EPR, Constance Le Grip EPR, Sylvain Maillard EPR, Christophe Marion EPR, Laure Miller EPR, Joséphine Missoffe EPR, Christophe Mongardien EPR, Astrid Panosyan-Bouvet EPR*, Charles Rodwell EPR*, Bertrand Sorre EPR, Liliana Tanguy EPR*, Jean Terlier EPR, Caroline Yadan EPR, Pouria Amirshahi EcoS*, Léa Balage El Mariky EcoS, Emmanuel Duplessy EcoS, Marie-Charlotte Garin EcoS, Steevy Gustave EcoS*, Sandra Regol EcoS, Jean-Louis Roumégas EcoS, Dominique Voynet EcoS, Elsa Faucillon GDR, Pierre Marle HOR, Laetitia Saint-Paul HOR, Ségolène Amiot LFI-NFP, Farida Amrani LFI-NFP, Ugo Bernalicis LFI-NFP, Gabrielle Cathala LFI-NFP, Hadrien Clouet LFI-NFP, Sébastien Delogu LFI-NFP, Perceval Gaillard LFI-NFP*, Clémence Guetté LFI-NFP, Andy Kerbrat LFI-NFP, Maxime Laisney LFI-NFP, Jérôme Legavre LFI-NFP, Sarah Legrain LFI-NFP*, Marie Mesmeur LFI-NFP*, François Piquemal LFI-NFP, Andrée Taurinya LFI-NFP, José Beaurain RN, Karim Benbrahim SOC, Colette Capdevielle SOC, Philippe Naillet SOC, Christine Pirès Beaune SOC*, Céline Thiébault-Martinez SOC

contre (1)

Emmanuel Mandon Dem

abstention (21)

Philippe Juvin DR, Félicie Gérard HOR, Christophe Plassard HOR*, Philippe Bonnecarrère NI, Edwige Diaz RN, Marc de Fleurian RN, Julien Gabarron RN, Yoann Gillet RN, Marine Hamelet RN*, Laurent Jacobelli RN*, Sylvie Josserand RN, René Lioret RN, Philippe Lottiaux RN, Claire Marais-Beuil RN, Pascal Markowsky RN, Lisette Pollet RN, Matthias Renault RN, Joseph Rivière RN, Alexandre Sabatou RN, Philippe Schreck RN*, Maxime Michelet UDR

non-votant (1)

Yaël Braun-Pivet EPR