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Scrutins / 16e législature

Scrutin n° 2179 du 06/07/2023

Sur l'amendement n° 275 de M. Schreck après l'article 4 du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
13
Contre
42
Abstention
0
Votants
55
55 exprimés
Dossier
Orientation et programmation du ministère de la justice 2023-2027 (relié par : amendement)
Demandé par
Présidente du groupe "Rassemblement National"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 275 · Article 4

De Philippe Schreck (RN) , déposé le 28/06/2023. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de...

Dispositif

I. – Le code pénal est ainsi modifié : 

1° L’article 132‑19 est ainsi modifié :

a) La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

b) Aux première et seconde phrases de l’avant-dernier alinéa, le mot : « doit » est remplacé par le mot : « peut » ;

2° Au premier et au second alinéa de l’article 132‑25, le mot : « doit » est remplacé par le mot : « peut » ;

II. – Le I de l’article 464‑2 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° À la première phrase du 3°, les mots : « , si l’emprisonnement est d’au moins six mois, » sont supprimés ;

2° À la fin du dernier alinéa, les mots : « et celles pour lesquelles il considère que cette peine ne peut être aménagée » sont supprimés. »

Exposé sommaire

Si l’article 4 porte des dispositions visant à améliorer l’exécution des peines de TIG, il semble nécessaire de les compléter avec des dispositions relatives aux courtes peines, afin notamment de satisfaire les situations où, aux yeux du juge, les peines de TIG ne seraient pas la meilleure solution pour empêcher la récidive.

Depuis des décennies, les courtes peines de prison ont été délaissées au profit des peines alternatives, dans une logique de prévention de la récidive et d’accompagnement des primo-condamnés. Cette logique était également imposée par des réalités plus concrètes comme l’embolie du système carcéral qui est encore aujourd’hui un problème persistant et qui nécessite la construction de plusieurs milliers de places de prisons comme évoqué dans le rapport annexé à cette loi de programmation et d’orientation.

Une solution complémentaire aux peines dites alternatives serait donc de proposer des sanctions plus compréhensibles, qui se traduiraient entre autres par des peines de prison ferme, même si celles-ci doivent être courtes pour les premières infractions.

Cette méthode a déjà été expérimentée avec succès aux Pays-Bas qui ont un taux d’incarcération (habitant/détenu) moitié moindre que celui de la France. Cela pourrait laisser supposer que tout est fait pour favoriser les peines alternatives ou les sursis à l’emprisonnement, mais dans la réalité les Pays-Bas ont un taux d’entrants deux fois plus élevé qu’en France. Aux Pays-Bas, on entre ainsi beaucoup plus en prison et on y reste beaucoup moins longtemps. Depuis dix ans la délinquance est en baisse aux Pays-Bas, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas de délinquance en Hollande, mais que ce pays dispose d’une meilleure réponse pénale.

De manière plus précise, le présent amendement vise à poursuivre une politique pénale similaire et à rendre au juge une réelle possibilité d’individualiser les courtes peines en supprimant l’interdiction faite au juge pénal de prononcer une peine d'emprisonnement ferme d'une durée inférieure ou égale à un mois. Il est complété par la fin de l’obligation de prononcer une mesure d'aménagement s’agissant des peines d’emprisonnement inférieures ou égales à six mois et des peines d’emprisonnement supérieures à six mois et inférieures ou égales à un an d'emprisonnement.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
Renaissance contre1710 2200
Rassemblement National pour8813 000
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale contre750 600
Les Républicains pour620 000
Démocrate (MoDem et Indépendants) contre510 701
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) contre310 100
Horizons et apparentés contre290 400
Écologiste - NUPES contre230 200
Gauche démocrate et républicaine - NUPES pour220 000
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires pour210 000
Non inscrit pour40 000

Votants

pour (13)

Christophe Bentz RN, Pierrick Berteloot RN, Frédéric Boccaletti RN*, Pascale Bordes RN, Sébastien Chenu RN, Nathalie Da Conceicao Carvalho RN*, Jocelyn Dessigny RN, Yoann Gillet RN, Kévin Mauvieux RN, Béatrice Roullaud RN, Alexandre Sabatou RN*, Emeric Salmon RN, Philippe Schreck RN

contre (42)

Erwan Balanant Dem, Blandine Brocard Dem, Vincent Bru Dem*, Frantz Gumbs Dem, Delphine Lingemann Dem, Emmanuel Mandon Dem, Sophie Mette Dem, Jérémie Iordanoff Ecolo - NUPES, Sandra Regol Ecolo - NUPES, Paul Christophe HOR, Anne Le Hénanff HOR*, Naïma Moutchou HOR, Philippe Pradal HOR, Emmanuel Fernandes LFI - NUPES, Caroline Fiat LFI - NUPES*, Murielle Lepvraud LFI - NUPES, Élisa Martin LFI - NUPES, Thomas Portes LFI - NUPES, Andrée Taurinya LFI - NUPES, Caroline Abadie RE, Jean-René Cazeneuve RE, Émilie Chandler RE, Clara Chassaniol RE, Yannick Chenevard RE*, Nicole Dubré-Chirat RE, Philippe Dunoyer RE*, Raphaël Gérard RE*, Joël Giraud RE*, Sacha Houlié RE, Gilles Le Gendre RE, Vincent Ledoux RE*, Sylvain Maillard RE, Nicolas Metzdorf RE*, Emmanuel Pellerin RE, Michèle Peyron RE*, Charles Rodwell RE*, Thomas Rudigoz RE, Freddy Sertin RE, Liliana Tanguy RE*, Sarah Tanzilli RE, Jean Terlier RE, Cécile Untermaier SOC

non-votant (1)

Élodie Jacquier-Laforge Dem