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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 2871 du 22/09/2020

Sur l'amendement n°47 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 2 du projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l'enseignement supérieur (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
30
Contre
39
Abstention
0
Votants
69
69 exprimés
Dossier
Programmation de la recherche pour les années 2021 à 2027 (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Les Républicains"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 47 · Article 2

De Patrick Hetzel (LR) , déposé le 17/09/2020. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« 2030, à périmètre constant, en écart par rapport aux montants inscrits en loi de finances initiale pour 2020 »

les mots :

« 2027, à périmètre constant ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 2 :

« 

En crédits de paiement

2021

2022

2023

2024

2025

2026

2027

Programme 172

+494

+477

+461

+444

+428

+411

+395

Programme 193

+47

+45

+44

+42

+40

+39

+37

Incidence des mesures de la présente loi sur le programme 150

+270

+261

+252

+243

+234

+225

+216

 »

Exposé sommaire

Le présent amendement a pour objet de réduire de 10 à 7 ans la programmation budgétaire prévue par le projet de loi pour atteindre 1 % de recherche publique d’ici 2027 afin de permettre à la France de rattraper son retard, notamment avec l’Allemagne.

En effet, deux élections présidentielles et deux élections législatives nous séparent de 2030 et, comme l’a souligné le Conseil d’État dans son avis sur le projet de loi, la période de programmation budgétaire retenue est « particulièrement longue et paraît sans précédent à cet égard pour une loi de programmation ». Il a indiqué également « qu’avec un tel horizon, la portée de la programmation des crédits budgétaires ne peut être que limitée ».

La loi du 18 avril 2006 de programme pour la recherche a fourni un exemple de promesses d’ordre budgétaire faites à l’attention de la communauté scientifique, à l’université ou dans les organismes, non tenues à long terme. La Stratégie de Lisbonne prévoyait d’atteindre 3 % de produit intérieur brut (PIB) dédié à la recherche dès 2010. Le projet de loi prévoit d’atteindre ces mêmes 3 % en 2030, soit une vingtaine d’années plus tard. Avec 2,2 % de PIB de dépenses de recherche, la France est largement en deçà de l’objectif de 3 % fixé par l’Union européenne et aussi de son propre objectif fixé dans le cadre de la stratégie nationale de recherche.

Telle que proposée, la programmation prévue dans le projet de loi n’est, pour l’heure, pas de nature à lever les doutes exprimés par le monde scientifique. Il est donc proposé ici d’y remédier en répartissant les crédits envisagés entre 2028 et 2030 sur les années 2021 à 2027 avec un effort plus soutenu les premières années. 

Par ailleurs, comme l’indique le Conseil d’État dans son avis, la présentation initiale « retenue par le Gouvernement pour ces tableaux, en écart annuel cumulé par rapport à la loi de finances initiale pour 2020, est différente de celle des précédentes lois de programmation et comporte des inconvénients, car elle ne fait pas apparaître en lecture directe les moyens supplémentaires ou totaux alloués chaque année et leur évolution dans le temps ». Il est proposé également d’y remédier dans le projet de loi et pas uniquement dans l’étude d’impact.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre2722 3301
Les Républicains pour10214 000
Mouvement Démocrate et apparentés contre530 600
Socialistes et apparentés pour284 001
Agir ensemble pour180 000
UDI et Indépendants pour181 000
La France insoumise pour173 000
Non inscrit pour172 000
Écologie Démocratie Solidarité pour161 000
Gauche démocrate et républicaine pour151 000
Libertés et Territoires pour152 000

Votants

pour (30)

Cédric Villani EDS, Michel Larive FI, Danièle Obono FI, Muriel Ressiguier FI, Elsa Faucillon GDR, Emmanuelle Anthoine LR, Julien Aubert LR, Jean-Yves Bony LR, Dino Cinieri LR, Pierre Cordier LR, Marie-Christine Dalloz LR, Fabien Di Filippo LR, Patrick Hetzel LR, Maxime Minot LR, Alain Ramadier LR, Frédéric Reiss LR, Nathalie Serre LR, Isabelle Valentin LR, Pierre Vatin LR, Michel Castellani LT, Sylvia Pinel LT, Florence Granjus LaREM, Jean-Louis Touraine LaREM, Marie-France Lorho NI, Emmanuelle Ménard NI, Régis Juanico SOC, Josette Manin SOC, Sylvie Tolmont SOC, Michèle Victory SOC, Béatrice Descamps UDI-I

contre (39)

Ramlati Ali LaREM*, Stéphanie Atger LaREM, Hervé Berville LaREM, Barbara Bessot Ballot LaREM, Julien Borowczyk LaREM, Éric Bothorel LaREM*, Anne Brugnera LaREM, Stéphane Buchou LaREM, Carole Bureau-Bonnard LaREM, Céline Calvez LaREM, Lionel Causse LaREM, Philippe Chalumeau LaREM, Fannette Charvier LaREM, Bérangère Couillard LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Nicole Dubré-Chirat LaREM, Valérie Gomez-Bassac LaREM, Benjamin Griveaux LaREM*, Danièle Hérin LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Frédérique Lardet LaREM, Fabrice Le Vigoureux LaREM, Richard Lioger LaREM, Sylvain Maillard LaREM, Sandrine Mörch LaREM, Cécile Muschotti LaREM, Hervé Pellois LaREM, Natalia Pouzyreff LaREM, Florence Provendier LaREM, Pierre-Alain Raphan LaREM, Cécile Rilhac LaREM, Bertrand Sorre LaREM, Bruno Studer LaREM, Géraldine Bannier MODEM, Philippe Berta MODEM, Christophe Blanchet MODEM, Vincent Bru MODEM, Sophie Mette MODEM, Maud Petit MODEM

non-votant (2)

Richard Ferrand LaREM, David Habib SOC