AN · données ouvertes
Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 1856 du 09/05/2019

Sur l'amendement n° 19 de Mme Tolmont à l'article 2 de la proposition de loi tendant à créer un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
7
Contre
67
Abstention
4
Votants
78
74 exprimés
Dossier
Droit voisin au profit des agences et éditeurs de presse (relié par : amendement)
Demandé par
Présidente du groupe "Socialistes et apparentés"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 19 · Article 2

De Sylvie Tolmont (SOC) , déposé le 04/05/2019. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le proposition de loi proposition de loi sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, tendant...

Dispositif

Rétablir le VI de l’alinéa 3 dans la rédaction suivante :

« VI. – La durée des droits patrimoniaux des agences de presse est de :

« 1° Pour ses contenus audiovisuels, cinquante années à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle de la première communication au public de cette production ;

« 2° Pour ses contenus photographiques, cinquante années à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle de la première communication au public de ces contenus ;

« 3° Pour ses autres contenus, deux années à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle de la première communication au public de ces productions. Un nouveau délai commence à courir en cas de mise à jour ou actualisation substantielle de tout ou partie de ces contenus. »

Exposé sommaire

Nous en venons à la durée des droits patrimoniaux attachés au droit voisin reconnu par l’article 3 de la proposition de loi aux éditeurs et agences de presse.

La proposition de loi initiale de notre collègue sénateur David Assouline prévoyait une durée de cinquante ans pour les droits patrimoniaux détenus par les agences de presse et les éditeurs sur leurs productions. Elle les alignait donc, au sein du code de la propriété intellectuelle, sur celle des artistes-interprètes, des producteurs de phonogrammes et des entreprises de communication audiovisuelle. 

La position initiale de la France était de vingt ans. Le Parlement européen, notamment sous l’influence de l’Allemagne, a adopté une durée de cinq ans. La raison en est que les actualités sont, par nature, plus éphémères que les autres oeuvres de l’esprit soumises au droit voisin comme la fixation sur un support de la prestation des artistes-interprètes.

Au Sénat, les discussions ont abouti à durée de cinq ans afin de concilier les positions françaises et européennes. 

En commission à l’Assemblée, notre Rapporteur a proposé de s’aligner sur les positions de la directive européenne en passant la durée de ces droits patrimoniaux à deux ans. 

Cette durée a donc particulièrement oscillé ces dernières années : en 2016, la France défendait une durée de 50 ans quand le Parlement européen prévoyait 20 ans. Puis, en 2017, sous la présidence bulgare du Conseil de l’Union européenne cette durée a été abaissée à 10 ans puis à 1 an avant d’être remontée à cinq ans en 2018 pour finalement être fixée à deux ans en 2019 lors de l’adoption récente de la directive. 

Nous le voyons bien la durée européenne de ces droits patrimoniaux est le fruit d’une négociation. 

L’article 25 de la directive autorise les États à adopter des dispositions plus larges et c’est pourquoi le groupe Socialistes et apparentés propose une durée de cinquante ans pour les droits patrimoniaux des agences de presse en distinguant les contenus photographiques des contenues audiovisuels. 

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3063 3701
Les Républicains contre1040 501
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 2110
Socialistes et apparentés pour292 000
UDI, Agir et Indépendants contre290 320
La France insoumise pour171 000
Gauche démocrate et républicaine pour161 000
Libertés et Territoires abstention160 010
Non inscrit contre140 100

Votants

pour (7)

Michel Larive FI, Elsa Faucillon GDR, Bénédicte Pételle LaREM, Cathy Racon-Bouzon LaREM, Annie Vidal LaREM, Sylvie Tolmont SOC, Michèle Victory SOC

contre (67)

Constance Le Grip LR, Gilles Lurton LR, Jean-Louis Masson LR, Jean-Marie Sermier LR, Patrice Verchère LR, Saïd Ahamada LaREM, Didier Baichère LaREM, Sophie Beaudouin-Hubiere LaREM, Aude Bono-Vandorme LaREM, Yaël Braun-Pivet LaREM, Céline Calvez LaREM, Lionel Causse LaREM, Samantha Cazebonne LaREM, Fannette Charvier LaREM, Mireille Clapot LaREM, Michèle Crouzet LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Nicole Dubré-Chirat LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM, Alexandre Freschi LaREM, Raphaël Gérard LaREM, Pierre Henriet LaREM, François Jolivet LaREM, Guillaume Kasbarian LaREM, Stéphanie Kerbarh LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Marie Lebec LaREM, Marion Lenne LaREM, Richard Lioger LaREM, Sylvain Maillard LaREM, Didier Martin LaREM, Denis Masséglia LaREM, Béatrice Piron LaREM, Jean-Pierre Pont LaREM, Florence Provendier LaREM, Bruno Questel LaREM, Pierre-Alain Raphan LaREM, Laetitia Saint-Paul LaREM, Bruno Studer LaREM, Stéphane Testé LaREM, Huguette Tiegna LaREM, Stéphane Trompille LaREM, Géraldine Bannier MODEM, Justine Benin MODEM, Philippe Bolo MODEM, Jean-Louis Bourlanges MODEM, Marguerite Deprez-Audebert MODEM, Bruno Duvergé MODEM, Nathalie Elimas MODEM, Nadia Essayan MODEM, Isabelle Florennes MODEM, Élodie Jacquier-Laforge MODEM, Bruno Joncour MODEM, Jean-Luc Lagleize MODEM, Mohamed Laqhila MODEM, Philippe Latombe MODEM, Aude Luquet MODEM, Sophie Mette MODEM, Patrick Mignola MODEM, Jimmy Pahun MODEM, Maud Petit MODEM, Josy Poueyto MODEM, Michèle de Vaucouleurs MODEM, Matthieu Orphelin NI, Paul Christophe UDI-AGIR, Antoine Herth UDI-AGIR, Patricia Lemoine UDI-AGIR

abstention (4)

Michel Castellani LT, Erwan Balanant MODEM, Thierry Benoit UDI-AGIR, Frédérique Dumas UDI-AGIR

non-votant (2)

Annie Genevard LR, Richard Ferrand LaREM

mise au point seule (1)

Guillaume Vuilletet

Mises au point

Députés ayant déclaré après coup avoir voulu voter autrement (le résultat n'est pas modifié).