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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 1694 du 15/02/2019

Sur l'amendement n° 301 de M. Reiss après l'article 6 quater du projet de loi pour une école de la confiance (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
8
Contre
35
Abstention
1
Votants
44
43 exprimés
Dossier
Ecole de la confiance (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "Les Républicains"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 301 · Article 6 quater

De Frédéric Reiss (LR) , déposé le 06/02/2019. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure...

Dispositif

La réunion de communes mentionnées à l’article L. 212‑2 du code de l’éducation peut, à titre expérimental et pendant une période maximale de cinq ans à compter de la rentrée scolaire suivant l’entrée en vigueur de la présente loi, prendre la forme d’un regroupement scolaire constitué soit d’écoles situées sur le territoire d’une ou de plusieurs communes intéressées, soit d’une seule école comportant des implantations situées sur le territoire de plusieurs d’entre elles.

Ce regroupement scolaire procède d’une convention conclue, pour une durée maximale de cinq ans, entre les communes intéressées et l’autorité académique, après délibération des conseils municipaux concernés et avis du conseil départemental de l’éducation nationale.

La convention détermine notamment :

1° Les contributions respectives des communes aux dépenses de fonctionnement et d’équipement du regroupement scolaire ;

2° La répartition et l’implantation des classes par niveau pédagogique ;

3° La commune qui assure la fonction de coordination au sein du regroupement scolaire ;

4° Les modalités selon lesquelles est organisé le service d’accueil en cas de grève des enseignants prévu à l’article L. 133‑1 du code de l’éducation.

Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’affectation et d’exercice des fonctions des enseignants de ce regroupement en conservant les moyens humains attribués à ces écoles avant regroupement. Il fixe également les conditions d’affectation et d’exercice des fonctions du directeur de ce regroupement ainsi que la composition de son conseil d’école.

Au cours du semestre suivant l’expiration du délai mentionné au premier alinéa du présent article, le Gouvernement adresse au Parlement un rapport d’évaluation de l’ensemble des expérimentations menées au titre du même article.

Exposé sommaire

Cet amendement du Groupe les Républicains a pour objet, à titre expérimental, d’encourager la mise en commun des moyens par la création de regroupements scolaires constitués par accord entre l’État et les communes intéressées.

Des classes continuent à être supprimées dans la ruralité quand ce n’est pas une école qui ferme définitivement. D’après une note de la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) du ministère de l’éducation nationale, il y aura environ 300 000 élèves en moins dans le premier degré dans les cinq ans à venir.

Il s’agit justement de s’inscrire dans la durée de cinq ans que permet l’article 37‑1 de la Constitution.

L’article L. 212‑2 du code de l’éducation autorise les communes à se regrouper pour créer et entretenir une école en commun.

Ces regroupements se sont parfois organisés non autour d’une seule école intercommunale mais en répartissant les classes entre les différentes écoles communales. Il apparaît dès lors utile de conforter cette démarche.

Les RPI (regroupement pédagogique intercommunal) qui n’ont d’ailleurs aucune existence légale fonctionnent avec des écoles juxtaposées, chacune conservant son directeur, son conseil d’école, son conseil des maîtres. Un RPI de six classes peut ainsi avoir trois directeurs et fonctionner sur quatre sites différents implantés dans plusieurs communes.

Il pourrait donc être intéressant de permettre expressément la constitution de regroupements scolaires sous forme d’une seule école comprenant des implantations sur le territoire d’une ou de plusieurs communes. Les critères d’accessibilité issus de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées doivent évidemment être respectés.

Le régime de décharge d’enseignement des directeurs d’école précisé dans la note du 21 juillet 2006 s’applique au regroupement scolaire.

Dans un regroupement scolaire, il n’y aurait qu’un directeur, un conseil des maîtres, un conseil d’école. Le motif principal du regroupement a vocation à être pédagogique, l’objectif majeur restant l’amélioration des apprentissages fondamentaux dont la lecture. Le directeur mettra en œuvre un projet d’école commun à l’ensemble des classes du regroupement scolaire.

L’apprentissage de la lecture avec de petits groupes semble donner des résultats en zone d’éducation prioritaire (REP, REP+, CP, CE1). Il est probable que ces regroupements scolaires donneront lieu à des suppressions de classes. Dans ce cas, le DASEN (directeur académique des services de l’éducation nationale) s’engage à laisser à disposition du regroupement scolaire le nombre d’enseignants avant regroupement.

Exemple : Regroupement de 3 écoles, 4 classes + 2 classes + 1 classe. Tout en respectant les grilles horaires de l’académie. On pourrait avoir une école à 6 classes. Le septième enseignant sera laissé à disposition du regroupement scolaire.

Le directeur pourra ainsi procéder à des dédoublements CP-CE1 pour l’apprentissage de la lecture comme dans les zones d’éducation prioritaire.

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de favoriser les expérimentations.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3060 2501
Les Républicains pour1047 001
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 500
Socialistes et apparentés abstention290 010
UDI, Agir et Indépendants contre290 300
La France insoumise contre170 200
Gauche démocrate et républicaine pour160 000
Libertés et Territoires pour160 000
Non inscrit pour141 000

Votants

pour (8)

Patrick Hetzel LR, Mansour Kamardine LR, Brigitte Kuster LR, Gilles Lurton LR, Maxime Minot LR, Alain Ramadier LR, Frédéric Reiss LR, Emmanuelle Ménard NI

contre (35)

Alexis Corbière FI, Sabine Rubin FI, Ramlati Ali LaREM, Patrice Anato LaREM, Anne Brugnera LaREM, Sylvie Charrière LaREM, Fannette Charvier LaREM, Francis Chouat LaREM, Fabienne Colboc LaREM, Dominique Da Silva LaREM, Jacqueline Dubois LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM, Alexandre Freschi LaREM, François Jolivet LaREM, Guillaume Kasbarian LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Anne-Christine Lang LaREM, Bénédicte Peyrol LaREM, Béatrice Piron LaREM, Florence Provendier LaREM, Cathy Racon-Bouzon LaREM, Pierre-Alain Raphan LaREM, Cécile Rilhac LaREM, Marie-Pierre Rixain LaREM, Bruno Studer LaREM, Marie Tamarelle-Verhaeghe LaREM, Stéphane Testé LaREM, Nadia Essayan MODEM, Aude Luquet MODEM, Sophie Mette MODEM, Philippe Michel-Kleisbauer MODEM, Maud Petit MODEM, Béatrice Descamps UDI-AGIR, Nicole Sanquer UDI-AGIR, Jean-Luc Warsmann UDI-AGIR

abstention (1)

Josette Manin SOC

non-votant (2)

Marc Le Fur LR, Richard Ferrand LaREM