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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 1617 du 15/01/2019

Sur l'amendement n° 711 de M. Bernalicis à l'article premier et rapport annexé du projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice (nouvelle lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
4
Contre
62
Abstention
1
Votants
67
66 exprimés
Dossier
Loi de programmation de la justice 2018-2022 (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 711 · RAPPORT ANNEXÉ

De Ugo Bernalicis (FI) , déposé le 11/01/2019. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi , en nouvelle lecture, sur le projet de loi, modifié par...

Dispositif

Après l’alinéa 205, insérer les sept alinéas suivants : 

« Le Gouvernement crée L’Agence du travail pénitentiaire et de la formation pour l’emploi, qui est un service à compétence nationale, placé auprès du garde des sceaux, ministre de la justice, ayant pour mission de définir une stratégie globale de l’emploi et de l’insertion en articulation avec l’offre d’emploi et de formation, d’être l’unique gestionnaire et employeur des personnes détenues, et de définir et veiller au droit du travail pénitentiaire spécial. Elle :

« 1° définit une stratégie globale de l’emploi et de la formation dans l’objectif de favoriser la réinsertion et la prévention de la récidive des personnes détenues ;

« 2° coordonne les relations du ministère de la justice avec l’ensemble de ses partenaires ;

« 3° centralise et diffuse les informations sur la formation, l’emploi et sur l’information juridiques pertinentes auprès de ses partenaires et des personnes détenues : notamment par la promotion des structures de l’insertion par l’activité économique (SIAE) en détention, l’adaptation des dispositifs de l’assurance chômage pour les personnes détenues ;

« 4° assure la fonction de gestionnaire et d’employeur des personnes détenues dans tous les établissements pénitentiaires en France ;

« 5° définit le droit du travail pénitentiaire spécial applicable dans les établissements pénitentiaires en France ;

« 6° élabore chaque année un rapport d’activité rendu public, qui peut comprendre des propositions d’évolution du droit de l’exécution des peines. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à la création d’une agence centrale du travail pénitentiaire et de la formation pour l’emploi.

Seulement moins d’un tiers des personnes détenues exerce une activité rémunérée en détention. Le manque de postes est criant et les activités de travail proposées sont réduites à des activités de façonnage ou d’assemblage qui, à l’extérieur, ont, pour la plupart disparues.

A cela s’ajoute une situation juridique qui n’est plus acceptable et dont le statut quo n’est pas audible ! En effet, La personnes détenue qui occupe un emploi en prison est un travailleur sans contrat (acte d’engagement), qui ne dispose pas d’indemnité en cas de chômage technique, d’arrêt maladie ou d’accident du travail, aucun d’encadrement de la durée du travail, pas de jour de repos garanti, ni de revenu minimum respecté, pas de médecine du travail…

Le groupe de la France insoumise fait le constat que le développement du travail en détention ne fait pas partie des priorités stratégiques de l’administration pénitentiaire, ni plus largement des préoccupations de l’opinion publique. C’est pourquoi, nous proposons, la création d’une agence qui pilotera une stratégie globale de l’emploi et de la formation, en lien avec un réseau local auprès des directions interrégionales des services pénitentiaires. Afin de garantir une égalité de traitement et une application uniforme sur tout le territoire, cette agence deviendra l’employeur et le gestionnaire unique des personnes détenues et aura en charge de promouvoir auprès des structures habilités son action.

Cette agence aura à charge de proposer rapidement une modification de l’article 33 de la loi loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3070 4011
Les Républicains contre1040 901
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 300
Socialistes et apparentés contre290 300
UDI, Agir et Indépendants contre290 200
La France insoumise pour172 000
Gauche démocrate et républicaine pour162 000
Libertés et Territoires contre160 100
Non inscrit contre130 400

Votants

pour (4)

Ugo Bernalicis FI, Danièle Obono FI, Jean-Philippe Nilor GDR, Stéphane Peu GDR

contre (62)

Emmanuelle Anthoine LR, Thibault Bazin LR, Ian Boucard LR, Dino Cinieri LR, Éric Ciotti LR, Philippe Gosselin LR, Vincent Rolland LR, Antoine Savignat LR, Pierre Vatin LR, Paul Molac LT, Caroline Abadie LaREM, Laetitia Avia LaREM, Barbara Bessot Ballot LaREM, Aude Bono-Vandorme LaREM, Blandine Brocard LaREM, Pierre Cabaré LaREM, Céline Calvez LaREM, Stéphane Claireaux LaREM, Mireille Clapot LaREM, Jean-Charles Colas-Roy LaREM, Yves Daniel LaREM, Dominique David LaREM, Nicole Dubré-Chirat LaREM, Élise Fajgeles LaREM, Jean-Michel Fauvergue LaREM, Jean-Marie Fiévet LaREM, Valérie Gomez-Bassac LaREM, Guillaume Gouffier Valente LaREM, Émilie Guerel LaREM, François Jolivet LaREM, Catherine Kamowski LaREM, Fiona Lazaar LaREM, Nicole Le Peih LaREM, Marie Lebec LaREM, Monique Limon LaREM, Stéphane Mazars LaREM, Monica Michel-Brassart LaREM, Patricia Mirallès LaREM, Jean-Baptiste Moreau LaREM, Adrien Morenas LaREM, Naïma Moutchou LaREM, Patrice Perrot LaREM, Jean-Pierre Pont LaREM, Rémy Rebeyrotte LaREM, Bruno Studer LaREM, Jean Terlier LaREM, Vincent Thiébaut LaREM, Nicole Trisse LaREM, Hélène Zannier LaREM, Jean-Marc Zulesi LaREM, Erwan Balanant MODEM, Vincent Bru MODEM, Philippe Latombe MODEM, Sébastien Chenu NI, Marie-France Lorho NI, Emmanuelle Ménard NI, Ludovic Pajot NI, David Habib SOC, Dominique Potier SOC, Cécile Untermaier SOC, Agnès Firmin Le Bodo UDI-AGIR, Maina Sage UDI-AGIR

abstention (1)

Florence Granjus LaREM

non-votant (2)

Marc Le Fur LR, Richard Ferrand LaREM