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Scrutins / 15e législature

Scrutin n° 1566 du 11/12/2018

Sur l'amendement n° 286 de M. Bernalicis après l'article 51 ter du projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice (première lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
7
Contre
58
Abstention
10
Votants
75
65 exprimés
Dossier
Loi de programmation de la justice 2018-2022 (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe "La France insoumise"
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 286 · Article 51 ter

De Ugo Bernalicis (FI) , déposé le 14/11/2018. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le projet de loi projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de...

Dispositif

I. – Un plan de construction généralise les unités de vie familiale dans tous les établissements pénitentiaires avant le 1er janvier 2022. Ce dispositif est mis en œuvre dans les conditions prévues au III.

II. – Au deuxième alinéa de l’article 36 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire, le mot : « trimestrielle » est remplacé par le mot : « mensuelle ».

III. – Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre de la Justice peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un maximum de deux régions et de six départements, la mise en place des dispositions du I par des unités de vie familiale de nature réversible. Ces expérimentations donnent lieu à un rapport permettant d’apprécier la nécessité de créer et de généraliser les unités de vie familiale dans tous les établissements pénitentiaires avant le 1er janvier 2022.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à renforcer et assurer l’effectivité de l’article 36 de la loi n° 2009‑1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire, relatif à la possibilité pour toute personne détenue de bénéficier d’unité de vie familiale (UVF) ou un parloir familial.

Pour le Groupe de la France insoumise, il y a un manque cruel de ces structures non seulement sur l’ensemble du territoire mais même localement, où elles devraient pouvoir être offertes plus facilement. En effet, aux termes du projet annuel de performance 2019, pour le programme 107, relatif à l’administration pénitentiaire, seulement 156 UVF étaient en fonctionnement dans 48 établissements pénitentiaires au 1er juillet 2018, et ce alors qu’un programme “ambitieux” de généralisation a été lancé à partir de 2012 !

Il est incontestable que les unités de vie familial (UVF) et les parloirs familiaux participent à la réinsertion des personnes détenues, et plus largement dans leur dimension humaine permettent de maintenir les liens familiaux fragilisés par le choc carcéral, sans surveillance directe du personnel.

Nous considérons que les familles de détenu.e.s n’ont pas à subir les dommages collatéraux de l’incarcération d’une personne condamnée. Ces répercussions sont un frein à la réinsertion de la personne et un risque supplémentaire qu’elle sombre dans un processus délinquantiel.

Plus particulièrement, les UVF expérimentées depuis 2003, permettent aux personnes incarcérées prévenues ou condamnées de rencontrer leurs proches et de partager des moments d’intimité dans une structure rappelant un environnement extra-muros.

En détail :

Il est précisé que les unités de vie familiale pouvant être construites dans le cadre de cette expérimentation doivent être de nature réversible, ce pour une une seule raison... la limitation actuelle de l’initiative parlementaire et du droit d’amendement, car selon la doctrine énoncée par le Président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale - qui peut déclarer irrecevable des amendements au titre de l’article 40 de la Constitution -, « l’expérimentation doit enfin être réversible une fois achevée » (www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4546.asp).

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
La République en Marche contre3090 4702
Les Républicains contre1040 770
Mouvement Démocrate et apparentés contre460 200
Socialistes et apparentés pour293 010
UDI, Agir et Indépendants contre280 110
La France insoumise pour172 000
Gauche démocrate et républicaine pour162 000
Libertés et Territoires contre160 100
Non inscrit abstention120 010

Votants

pour (7)

Ugo Bernalicis FI, Alexis Corbière FI, Alain Bruneel GDR, Sébastien Jumel GDR, Alain David SOC, Marietta Karamanli SOC, Sylvie Tolmont SOC

contre (58)

Emmanuelle Anthoine LR, Émilie Bonnivard LR, Dino Cinieri LR, Éric Ciotti LR, Pierre Cordier LR, Julien Dive LR, Gilles Lurton LR, Yannick Favennec-Bécot LT, Caroline Abadie LaREM, Ramlati Ali LaREM, Christophe Arend LaREM, Laetitia Avia LaREM, Delphine Bagarry LaREM, Didier Baichère LaREM, Anne Blanc LaREM, Pascal Bois LaREM, Danielle Brulebois LaREM, Pierre Cabaré LaREM, Danièle Cazarian LaREM, Fannette Charvier LaREM, Yolaine de Courson LaREM, Nicole Dubré-Chirat LaREM, Christophe Euzet LaREM, Élise Fajgeles LaREM, Séverine Gipson LaREM, Éric Girardin LaREM, Guillaume Gouffier Valente LaREM, Carole Grandjean LaREM, Émilie Guerel LaREM, Dimitri Houbron LaREM, Yannick Kerlogot LaREM, Fadila Khattabi LaREM, Daniel Labaronne LaREM, Marie Lebec LaREM, Marion Lenne LaREM, Alexandra Louis LaREM, Laurence Maillart-Méhaignerie LaREM, Stéphane Mazars LaREM, Sandrine Mörch LaREM, Naïma Moutchou LaREM, Didier Paris LaREM, Éric Poulliat LaREM, Florence Provendier LaREM, Bruno Questel LaREM, Isabelle Rauch LaREM, Rémy Rebeyrotte LaREM, Cécile Rilhac LaREM, Laetitia Saint-Paul LaREM, Denis Sommer LaREM, Jean Terlier LaREM, Nicole Trisse LaREM, Marie-Christine Verdier-Jouclas LaREM, Corinne Vignon LaREM, Guillaume Vuilletet LaREM, Hélène Zannier LaREM, Erwan Balanant MODEM, Laurence Vichnievsky MODEM, Olivier Becht UDI-AGIR

abstention (10)

Julien Aubert LR, Thibault Bazin LR, Xavier Breton LR, Fabien Di Filippo LR, Antoine Savignat LR, Patrice Verchère LR, Arnaud Viala LR, Emmanuelle Ménard NI, Cécile Untermaier SOC, Christophe Naegelen UDI-AGIR

non-votant (2)

Carole Bureau-Bonnard LaREM, Richard Ferrand LaREM