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Scrutins / 14e législature

Scrutin n° 1165 du 05/10/2015

Sur l'amendement n° 257 de Mme Massonneau à l'article 3 de la proposition de loi créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie (deuxième lecture).

Résultat
Rejeté
scrutin public ordinaire
Pour
11
Contre
37
Abstention
4
Votants
52
48 exprimés
Dossier
Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie (relié par : amendement)
Demandé par
Président du groupe écologiste
Objet
amendement
Source
assemblee-nationale.fr

Amendement n° 257 · Article 3

De Véronique Massonneau (Écolo) , déposé le 01/10/2015. Sort : Rejeté. Fiche de l'amendement · sur le proposition de loi proposition de loi sur la proposition de loi , adoptée par l'Assemblée...

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, après la première occurrence du mot :

« vie, »

insérer les mots :

« une assistance médicale au suicide ou »

II. – En conséquence, après l’alinéa 4, insérer les trois alinéas suivants :

« La demande d’une assistance médicale au suicide prévue au présent article est étudiée par un collège pluridisciplinaire associant le médecin, ses proches, le médecin traitant, un médecin non engagé dans les traitements en cours, et un soignant accompagnant le malade.

« Ce collège vérifie le caractère libre, éclairé, répété et explicite de la demande du patient. Les professionnels de santé de ce collège s’assurent de la réalité de la situation médicale et de l’impasse thérapeutique dans laquelle se trouve l’intéressé. Si le patient est en mesure d’accéder à toutes les solutions alternatives d’accompagnement et de soulagement de la douleur physique ou psychique, qu’il en mesure d’accomplir un geste autonome et qu’il est informé des conditions concrètes de l’assistance médicale au suicide, alors sa volonté doit être respectée. 

« L’assistance médicale au suicide est pratiquée en établissement de santé ou au domicile du patient, selon son choix et après consultation d’un médecin. L’acte létal est pratiqué par le patient lui-même en présence du médecin traitant, ou en cas d’objection de conscience de ce dernier, du médecin prescripteur. ».

Exposé sommaire

Cet amendement a pour objectif de faire entrer dans notre droit les recommandations exactes du Conseil Consultatif National d’Ethique qui exposait clairement que l’aide au suicide constituait un droit légitime en ces termes :

 « La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l’aide au suicide constituent à nos yeux un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d’une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience. Cette démarche de suicide médicalement assisté se doit de respecter toute une série de conditions incontournables. Elle ne peut concerner que des personnes en fin de vie ou atteintes d’une maladie incurable ou irréversible, ayant manifesté leur volonté et dont la conscience est formellement constatée par un collège d’au moins deux médecins. Dans tous les cas, l’acte du suicide médicalement assisté doit s’inscrire à la fois dans des procédures et un accompagnement médical. »

Le présent amendement reprend point par point les différentes préconisations de cette instance afin d’encadrer le mieux possible cette procédure et ses conditions de mise en œuvre, notamment en s’assurant que le patient a accès à toutes les solutions alternatives d’accompagnement et de soulagement de la douleur physique et psychique.

En effet, de nombreux patients en fin de vie demandent à mourir car ils n’ont pas accès aux soins palliatifs. Il n’est pas question de répondre à l’insuffisance insupportable de places en soins palliatifs dans notre pays  par une assistance médicale au suicide.

Cependant, certaines personnes souhaitent choisir le moment et la manière de mourir. D’autres seraient seulement rassurés, au moment d’appréhender leur propre mort, de savoir que cette possibilité leur est offerte dans un cadre strict.

Vote par groupe

pourabstentioncontre
GroupePosition majoritaireMembresPourContreAbst.Non-votants
Socialiste, républicain et citoyen contre2874 2542
Les Républicains contre1990 1100
Union des démocrates et indépendants pour300 000
Radical, républicain, démocrate et progressiste pour184 000
Écologiste pour183 000
Gauche démocrate et républicaine pour150 000
Non inscrit contre100 100

Votants

pour (11)

Jeanine Dubié RRDP, Olivier Falorni RRDP, Joël Giraud RRDP, Roger-Gérard Schwartzenberg RRDP, Philip Cordery SRC, Marie-Lou Marcel SRC, Julie Sommaruga SRC, Jean-Louis Touraine SRC, Denis Baupin Écolo, Véronique Massonneau Écolo, François de Rugy Écolo

contre (37)

Xavier Breton Les Républicains, Guillaume Chevrollier Les Républicains, Dino Cinieri Les Républicains, Jean-Pierre Decool Les Républicains, Christian Jacob Les Républicains, Isabelle Le Callennec Les Républicains, Jean Leonetti Les Républicains, Gilles Lurton Les Républicains, Claudine Schmid Les Républicains, Thierry Solère Les Républicains, Lionel Tardy Les Républicains, Jacques Bompard NI, Gérard Bapt SRC, Jean-Marie Beffara SRC, Gisèle Biémouret SRC, Christophe Borgel SRC, Emeric Bréhier SRC, Jean-Louis Bricout SRC, Jean-Claude Buisine SRC, Martine Carrillon-Couvreur SRC, Alain Claeys SRC, Marie-Françoise Clergeau SRC, Valérie Corre SRC, Michèle Delaunay SRC, Christian Franqueville SRC, Joëlle Huillier SRC, Michel Issindou SRC, Armand Jung SRC, Bernadette Laclais SRC, Anne-Christine Lang SRC, Anne-Yvonne Le Dain SRC, Bruno Le Roux SRC, Catherine Lemorton SRC, Michel Liebgott SRC, Nathalie Nieson SRC, Christophe Sirugue SRC, Jean-Jacques Urvoas SRC

abstention (4)

Sandrine Doucet SRC, Monique Iborra SRC, Annick Lepetit SRC, Bernard Roman SRC

non-votant (2)

Claude Bartolone SRC, Laurence Dumont SRC