Amendement n° CS452 · Article 9
De Alma Dufour (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 30/06/2023
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- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi relatif à l’industrie verte » · texte intégral · PDF
- Dossier
- L'industrie verte
- Signataires
- Mme Dufour, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard, Mme Garrido,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :
« Une entreprise industrielle qui revêt, eu égard à son objet et à son importance notamment en termes d’investissement, d’emploi et de superficie, une importance particulière pour la transition écologique ou la souveraineté nationale, qui serait placée en liquidation judiciaire sans qu’un repreneur n’ait finalisé la reprise du site est nationalisée sans indemnité. Un décret en Conseil d’État détermine les conditions de mise en œuvre du présent I, notamment le périmètre des industries concourant à la transition écologique ou à la souveraineté nationale. »
Exposé sommaire
Par cet amendement, le groupe LFI-NUPES souhaite contraindre l’État à nationaliser et réquisitionner les outils de production d’une entreprise au statut d’entreprise d’intérêt national majeur, qui en cas d’arrêt d’exploitation et à défaut d’un repreneur, verrait son activité s’arrêter.
L'entreprise Valdunes à Trith-Saint-Léger, spécialisée dans la fabrication de matériel roulant ferroviaire, est un exemple concret illustrant les défis auxquels nous sommes confrontés. Cette entreprise a été menacée de fermeture suite au départ de son actionnaire principal, mettant ainsi en péril un secteur essentiel pour la réalisation de la transition écologique. La perte de cette entreprise aurait non seulement un impact économique important, mais compromettrait également nos objectifs en matière de lutte contre le changement climatique. Selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), le transport ferroviaire représente environ 0,5 % des émissions totales de CO2 liées aux transports en Europe. En comparaison, le transport routier représente plus de 70 % de ces émissions. En raison de sa faible empreinte carbone, le développement du transport ferroviaire est considéré comme une mesure importante pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le changement climatique. Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le transport ferroviaire, en particulier pour les longues distances, peut contribuer de manière significative à la décarbonation du secteur des transports.
Dans ce contexte, il est nécessaire de garantir une continuité de la production dans les entreprises d'intérêt national majeur pour la souveraineté nationale ou la transition écologique. Cette mesure permettrait de sauvegarder les emplois, de maintenir l'activité économique et de préserver nos capacités industrielles dans des secteurs clés. En nationalisant et en réquisitionnant les outils de production, l'État s'assure que les activités essentielles de ces entreprises se poursuivent, évitant ainsi les interruptions de production préjudiciables pour la souveraineté nationale et la transition écologique. En empêchant la fermeture de ces entreprises, l'amendement vise à sauvegarder les emplois existants. Les travailleurs de l'entreprise Valdunes à Trith-Saint-Léger, par exemple, pourraient ainsi conserver leur emploi et continuer à contribuer à l'activité économique de la région.
La nationalisation et la réquisition des outils de production permettraient de préserver les compétences, le savoir-faire et les infrastructures indispensables à notre capacité industrielle dans des secteurs clés. Cette mesure favoriserait également la reprise économique en évitant la disparition de ces actifs stratégiques. Elles empêcheraient également des actionnaires étrangers de partir avec nos compétences, savoir-faire, et dans certains cas : les outils de production.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter