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Amendements / Prévenir les ingérences étrangères en France

Amendement n° 117 · Article 4

De Bastien Lachaud (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 22/03/2024

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « visant à prévenir les ingérences étrangères en France » · PDF
Dossier
Prévenir les ingérences étrangères en France
Signataires
M. Lachaud, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Au plus tard le 1er juillet 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’usage des logiciels de la société Palentir au sein des services de renseignement français et des risques d’ingérence que cela fait peser sur ces services. Ce rapport aura notamment pour objet de proposer des pistes permettant à ces services de ne plus avoir recours à ces logiciels.

Exposé sommaire

Cet amendement, des député.es du groupe LFI-NUPES, vise à alerter sur l'usage des logiciels de l'entreprise américaine Palentir par les services de renseignement français.

L'entreprise Palentir est une entreprise américaine qui développe des logiciels spécialisés dans l'analyse et la collecte de données, notamment le logiciel Gotham qui permet de collecter massivement des données (type images, textes, etc.) et de manière algorithmique de proposer des liens entre les données connectées. En 2016 la DGSI signe un contrat avec la société Palentir, qu'elle renouvelle en 2019, notamment pour l'usage des techniques de renseignement algorithmique.

L'usage d'un logiciel américain, par les services de renseignement pour la collecte de données pose un problème majeur eu égard à la capacité des États-Unis a espionner tous les pays, ainsi que leur capacité juridique grâce au "Cloud act" à accéder aux données qui sont stockés sur le territoire américain. De plus, le logiciel utilisé n'est pas open source et ne permet donc pas de vérifier en amont la fiabilité du logiciel.
Ainsi, le risque que fait peser pour notre souveraineté, et les libertés individuelles, l'usage d'un logiciel américain doit amener le Gouvernement à prendre au sérieux la question de la souveraineté numérique. Ce rapport doit permettre de faire la lumière sur ces enjeux.

Cosignataires (74)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter

Sous-amendements