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Amendements / Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration

Amendement n° 1504 · Article 23 bis

De Thomas Portes (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 07/12/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté, par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (n°1855). » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration
Signataires
M. Portes, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer l’alinéa 8.

Exposé sommaire

Par cet amendement de repli, nous souhaitons dénoncer la logique de l'enfermement défendue par ce projet de loi et revenir à l'intervention du JLD au moment de la décision de rétention sous 48 h plutôt que sous 4 jours comme l'a proposé le gouvernement en commission.

La rétention administrative est de plus en plus présentée comme une mesure de mise à l’écart de personnes indésirables, la création d’un fondement de rétention sur la menace à l’ordre public témoigne de ce glissement dangereux.

La CJUE a rappelé que ni la directive 2008/115 ni sa jurisprudence ne prévoyait que l’ordre public puisse fonder un enfermement en centre de rétention.

Par ailleurs, il apparait que ce nouveau fondement créerait un risque non-négligeable d’enfermement arbitraire au regard de la définition floue du critère de menace à l’ordre public et donc du pouvoir important d’appréciation laissé à l’administration.

Ce risque est d’autant plus prégnant au regard des modifications qui découlerait de l’article 23bis passant de 48 heures à 4 jours la première période de rétention.

Par cette disposition, de nombreuses personnes pourraient subir un enfermement illégal de 4 à 6 jours – à noter qu’en 2022 près d’une personne enfermée sur quatre a été libérée par le juge judiciaire car leur enfermement était illégal – et d’autre part que de nombreuses personnes pourraient être expulsées avant même d’avoir vu un juge, sans avoir donc pu voir leur interpellation et enfermement examinés au regard des critères de la loi.

Cet amendement a été travaillé avec La Cimade.

Cosignataires (74)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter