Amendement n° 1501 · Article 24
De Thomas Portes (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 07/12/2023
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté, par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration (n°1855). » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration
- Signataires
- M. Portes, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Supprimer les alinéas 4 à 6.
Exposé sommaire
Cet amendement vise à supprimer toute référence au recours à la communication audiovisuelle.
Le recours à la visioconférence est devenu le pansement du manque de moyens des services publics et notamment celui de la justice de votre gouvernement. L’extension massive au recours à la visioconférence au sein du service public de la justice se poursuit, après la loi de programmation de la justice de 2019 de Madame Belloubet qui a considérablement élargit les modalités de recours à la visioconférence, ou encore la LOPMI de 2023 qui poursuit cette voie, et enfin la loi d’orientation et de programmation de 2023 qui prévoit elle aussi de multiplier les recours possibles à la visioconférence (notamment en garde à vue), c’est maintenant au tour de la justice pour l’accueil des personnes étrangères.
Un nouvelle fois la loi prévoit de cacher les manques de moyens par des procédés de dématérialisation et nourrit la distance toujours plus grande des justiciables avec la justice. Le droit au procès est un droit qui est attaché à la personne humaine, et non seulement aux citoyens français.
L'étranger qui se retrouve le cas échéant en zone d'attente ne sera ainsi face qu'à la police aux frontières sans même avoir pu s'entretenir physiquement avec son conseille ou son interprète. Une telle mesure est inacceptable.
Les personnes étrangères doivent pouvoir consentir au recours à des moyens de communications audiovisuelles, d’autant plus en ce qui concerne leur demande de sortie de zones d’attentes. Les personnes étrangères doivent pouvoir être reçues physiquement devant un juge. Il en va du respect des principes fondamentaux de notre État de droit.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter