Amendement n° 36 · Article 5
De Rodrigo Arenas (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 30/11/2023
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi, après engagement de la procédure accélérée, de MM. Quentin Bataillon, Sylvain Maillard, Jean-Paul Mattei, Laurent Marcangeli, Mmes Isabelle Rauch, Sophie Mette, Béatrice Bellamy et plusieurs de leurs collègues visant à soutenir l’engagement bénévole et simplifier la vie associative (1601). » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Soutenir l’engagement bénévole et simplifier la vie associative
- Signataires
- M. Arenas, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard, Mme Garrido,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« La possibilité pour une commune ou un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre prévue à cet article d’exonérer de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale les fondations et associations mentionnées au 1° et 2° du présent article s’applique exclusivement aux dites associations et fondations dont les ressources annuelles n’excèdent pas la somme de 10 000 euros ».
Exposé sommaire
Par cet amendement, les député.es membres du groupe LFI-Nupes demandent que la possibilité pour une commune ou un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre d'exonérer une association de la taxe d'habitation ne soit ouverte qu'à destination d'associations dont les ressources annuelles n'excèdent pas la somme de 10 000 euros.
Les associations dont le budget annuel n'excède pas 10 000€ composent 75% du tissu associatif français. Elles représentent toutefois seulement 4% du budget total du monde associatif.
La tendance du secteur associatif est à une concentration croissante des budgets dans un nombre de plus en plus restreint de grandes structures associatives. Entre 2011 et 2017, le nombre d'associations dont le budget est supérieur à 500 000€ a diminué de 2,1%. Dans le même temps, leur poids dans le budget total du secteur associatif était en hausse de 1,9%.
Ces associations, exerçant dans les domaines du sport, de la culture, des loisirs, de la défense de droits ou de l'action sociale, sont essentielles au maintien du lien social et à l'exercice de la solidarité entre citoyens. Elles s'investissent prioritairement à l'échelon local et dépendent fortement de l'engagement de bénévoles, d'autant plus que les ressources subventionnelles publiques s'amenuisent.
Comptant pour 24% des ressources des associations en 2011, la part des subventions est tombé à 20% en 2017. Les ressources d'activité, qui amalgament celles tirées de la commande publique et la participation des usagers au fonctionnement des associations, ont elles progressé pour atteindre 66% des ressources associatives en 2017 ("Le paysage associatif - Mesures et évolutions", Viviane Tchernonog et Lionel Prouteau, 2018).
Le groupe LFI-NUPES tient à rappeler qu'il juge que l'exonération d'une taxe n'est pas l'instrument le plus opportun pour contribuer au financement de la vie associative. La voie d'un subventionnement direct doit être privilégiée. Toutefois, si la possibilité d'une exonération de taxe d'habitation sur les locaux associatifs devait être adoptée, celle-ci devrait être réservée aux associations disposant de peu de ressources et dépendant essentiellement de ressources provenant de la participation bénévole.
Pour toutes ces raisons, les député.es membres du groupe LFI-NUPES proposent que la possibilité pour une commune ou un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre d'exonérer une association de la taxe d'habitation soit réservée aux associations dont les ressources annuelles n'excèdent pas la somme de 10 000 euros.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter