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Amendements / Projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union...

Amendement n° 19 · Article 8

De Ugo Bernalicis (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 20/01/2023

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté, par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans les domaines de l’économie, de la santé, du travail, des transports et de l’agriculture (n°619). » · PDF
Dossier
Projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne dans les domaines de l’économie, de la santé, du travail, des transports et de l’agriculture
Signataires
M. Bernalicis, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard, Mme Garrido,...
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

24/01/2023Scrutin n° 879 rejeté44 pour, 71 contre, 0 abst.

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement a pour objet la suppression de l'article 8, qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnance pour transposer la directive "CSRD" relative aux obligations des entreprises en matière de publication d'informations environnementales, sociales ou relatives aux droits humains.

Cette directive contraint notamment les entreprises à réaliser un rapport de « durabilité », qui remplacera l’actuelle « déclaration de performance extra financière » et qui devra contenir un certain nombre d'informations, qui peuvent être par exemple des informations sur les écarts de salaires, la part variable des rémunérations des dirigeants, l’égalité femmes-hommes, la couverture par conventions collectives, les émissions de gaz à effet de serre, la déforestation, la pollution, la biodiversité, la publication des information relatives au devoir de vigilance... Ces informations sont importantes pour assurer la meilleure régulation des entreprises possible et le groupe LFI-NUPES considère que la transposition de la directive CSRD devrait faire l'objet d'un véritable projet de loi débattu au Parlement.

Le Gouvernement justifie sa demande d'habilitation à légiférer par ordonnance par le fait que la transposition serait de nature technique. Pourtant cette transposition soulève de nombreux enjeux pour le contrôle et la régulation des multinationales et implique des choix politiques. La directive laisse notamment des marges de manoeuvre aux Etats membres dont l'effectivité de la législation dépendra, par exemple en matière de sanctions pour non-respect des obligations de la directive, de transparence concernant les entreprises ayant commis des infractions, de délais d'application...

C'est d'ailleurs ce que confirmait lui-même le rapporteur du Parlement européen sur la directive, M. Pascal Durand, ancien membre de la délégation Renaissance au Parlement européen et désormais membre de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, qui déclarait récemment aux Editions législatives : "La directive laisse une place à la transposition nationale. Il va donc y avoir des adaptations en fonction des spécificités de chaque Etat." ou encore "Nous n’avons pas réussi à obtenir une uniformisation des sanctions et des contrôles au niveau de l’UE. Le texte demande donc aux Etats qu’il y ait effectivement des sanctions qui soient mises en œuvre. Elles pourront être de différentes natures : administratives, avec des amendes, de l’ordre de l’interdiction d’accès aux marchés publics, etc. Malheureusement, il est à craindre que certains Etats ne jouent pas le jeu de la sanction et du contrôle.". 

En termes de délais, la directive doit être transposée avant la fin de l'année 2023, ce qui laisse tout à fait le temps de présenter un projet de loi et ne justifie en rien le recours à une ordonnance.

Cosignataires (73)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Bénédicte Taurine, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter