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Amendements / Déconjugaliser l'allocation de soutien familial

Amendement n° 3 · Article PREMIER

De Sarah Legrain (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 23/11/2023

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Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi visant à déconjugaliser l'allocation de soutien familial » · texte intégral · PDF
Dossier
Déconjugaliser l'allocation de soutien familial
Signataires
Mme Legrain, M. Clouet, M. Arenas, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le montant de l’allocation de soutien familial évaluant les bénéfices de son indexation sur l’inflation, sa revalorisation par enfant au niveau du taux plein réservé aux enfants recueillis et l’impact des délais de versement sur le niveau de vie des bénéficiaires.

Exposé sommaire

Par cet amendement, et contraint par les critères de recevabilité, le groupe LFI-NUPES propose la remise d’un rapport sur le montant de l’allocation de soutien familial (ASF).

Celle-ci souffre aujourd’hui de trois faiblesses. En premier lieu, elle ne progresse pas au rythme de l’inflation, conduisant à une détérioration du pouvoir d’achat des bénéficiaires et, de ce fait, une réduction du niveau de vie des enfants auxquels elle est destinée.

En second lieu, le montant même de l’allocation de soutien familial varie en fonction du lien biologique vis-à-vis du parent responsable, puisqu’il est minoré s’il s’agit du géniteur ou de la génitrice. Cette minoration semble peu compréhensible, puisqu’elle induit une différence de besoins chez l’enfant en fonction de la structure familiale, tandis que ses droits fondamentaux demeurent les mêmes.

En troisième lieu, les rythmes de la vie d’un parent isolé ne correspondent pas aux rythmes de l’administration des affaires familiales. La séparation, l’obligation de retrouver un nouvel appartement, les frais fixes engagés par une nouvelle vie, rendent urgent le versement de l’allocation de soutien familial chez les ayants droit. Or, les délais actuels de versement impliquent régulièrement un endettement auprès de proches ou d’un organisme de crédit, lesquels ne sont pas acceptables, puisqu’ils placent les bénéficiaires sous la tutelle de tiers.

Cosignataires (74)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter