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Amendements / Projet de loi de finances pour 2024

Amendement n° II-4098 · ÉTAT B

De Violette Spillebout (Renaissance) · déposé le 03/11/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
Mme Spillebout, M. Ghomi, Mme Colboc, M. Ott, M. Abad, Mme Colomb-Pitollat, M. Fait, Mme Rilhac, M. Ardouin, Mme Yadan, M. Bordat, M. Olive, M. Pellerin, Mme Métayer, M. Falorni, M. Ledoux, M. Haury et M. Bataillon
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à flécher 1 000 000 euros en AE et CP du programme "Recherche spatiale" au sein de l'action 7 "Développement des satellites de météorologie" vers le programme "Vie étudiante" au sein de l'action n°2 "Aides indirectes".

Les établissements d’enseignement supérieur privés d’intérêt général (EESPIG), non lucratifs et en contrat avec l’Etat, sont engagés dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et reconnus comme opérateurs de la recherche publique.

Ils ne sont pas systématiquement habilités à accueillir des boursiers sur critères sociaux (CROUS), malgré leur caractère non lucratif, les contrôles réguliers de leurs formations, et surtout l’exigence d’une politique sociale inscrite dans leur contrat avec l’État.

En cause, un cadre juridique ancien et inadapté qui n’accorde l’habilitation de droit qu’aux établissements d’enseignement supérieur privés créés avant 1952, les autres devant déposer régulièrement des demandes d’agrément auprès du rectorat, formation par formation. Pour les nouvelles formations, la contrainte est d’autant plus forte : la demande ne peut être déposée qu’après au moins une première cohorte de diplômés.

Ainsi, un jeune souhaitant suivre une nouvelle formation en cybersécurité, portée par un EESPIG et répondant aux besoins du marché du travail, devra renoncer à sa bourse CROUS. Ce cadre juridique obsolète pénalise tant l’étudiant que l’établissement et les entreprises en recherche de ce profil de diplômés.

Les EESPIG se retrouvent ainsi face à des injonctions contradictoires de l’Etat, qui leur demande d’une part d’ouvrir de nouvelles formations pour répondre aux besoins du marché du travail et d’autre part d’accueillir davantage de boursiers sur critères sociaux, sans pour autant leur permettre d’en accueillir dans toutes leurs formations.

Cet amendement d'appel vise donc à prévoir les crédits permettant l’élargissement à l’ensemble des EESPIG de l’habilitation à recevoir des étudiants boursiers, dans le cadre de leur contrat avec l’Etat.

Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité et les auteurs de cet amendement n’ont aucune intention de baisser les crédits de ce programme et appellent le gouvernement à lever le gage.

Cosignataires (17)

Damien Abad, Jean-Philippe Ardouin, Quentin Bataillon, Benoît Bordat, Fabienne Colboc, Claire Colomb-Pitollat, Philippe Fait, Olivier Falorni, Hadrien Ghomi, Yannick Haury, Vincent Ledoux, Lysiane Métayer, Karl Olive, Hubert Ott, Emmanuel Pellerin, Cécile Rilhac, Caroline Yadan