Amendement n° II-3608 · ÉTAT B
De Christine Loir (Rassemblement National) · déposé le 02/11/2023
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- — (en traitement)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Projet de loi de finances pour 2024
- Signataires
- Mme Loir
- Source
- assemblee-nationale.fr
Exposé sommaire
Ceci est un amendement d’appel.
Le présent amendement prévoit d'abonder les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, d'un montant de 100 000 000 euros pour l'action n° 12 : Allocations et aides en faveur des personnes handicapées du programme n° 57 : Handicap et dépendance et, pour les besoins de la recevabilité financière, de minorer du même montant les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, pour l'action n° 17 : Financement des agences régionales de santé du programme n°157 : Conduite et soutien des politiques sanitaires et sociales. En cas d'adoption de l'amendement, il est demandé au Gouvernement de lever cette dernière compensation.
L’augmentation du budget alloué à l’AAH est une bonne chose. L’application depuis le 1er octobre de la proposition de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle en 2022, à savoir la déconjugalisation de l’AAH est une excellente chose. Elle efface une situation d’injustice qui n’aurait jamais dû exister pour plus de 1,2 million de Français.
Les crédits alloués restent cependant encore trop faibles. En effet, le montant maximum de l'allocation aux adultes handicapés à taux plein est de 971,37 euros par mois alors que le seuil de pauvreté est fixé à un revenu de 1 102 euros par mois. L’AAH reste dans sa configuration actuelle une aide qui laisse les personnes en situation de handicap lourd en dessous du seuil de pauvreté. Un État comme la France doit être plus ambitieux dans sa gestion du Handicap.