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Amendements / Projet de loi de finances pour 2024

Amendement n° II-2565 · ÉTAT B

De Kévin Pfeffer (Rassemblement National) · déposé le 30/10/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
M. Pfeffer
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Le présent amendement prévoit d'abonder les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, d'un montant de 500 000 d'euros l'action n°02 :"Aides personnelles" du programme n°109 : "Aide à l'accès au logement".

Pour les besoins de la recevabilité financière, minorer du même montant les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, l'action n°8 : "Volet territorialisé du plan national d'action chlordécone" " du programme n°162 : "Interventions territoriales de l'État ".

En cas d'adoption de l'amendement, il est demandé au Gouvernement de lever cette dernière compensation.

Cet amendement d’appel porte sur la question des indemnités logements et chauffage, prévues aux articles 22 et 23 du décret n° 46-1433 du 14 juin 1946 relatif au statut du mineur.

Selon ces articles, ces avantages perdurent au-delà de la date d'entrée en retraite et bénéficient également, sous conditions, au conjoint survivant. 

Mais pour favoriser les projets personnels d’acquisition de leur logement, Charbonnages de France avait offert aux membres du personnel des exploitations minières ou assimilées, la possibilité de racheter, sous forme de capital, ces indemnités de chauffage et de logement.

Ce rachat se substituait à la perception trimestrielle.

D'abord ouvert aux cadres dès 1977, ce dispositif a été étendu à tous les salariés à compter de 1988 (circulaire de Charbonnages de France n°88/092 du 9 février 1988).

Mais avec l’allongement de l’espérance de vie, ce système de rachat est devenu défavorable et les modalités de signature des contrats et de calcul du capital font l’objet de nombreux litiges et procédures judicaires. Cette problématique concerne toujours 16 700 anciens mineurs (et plus de 200 000 ayants droit).

Cet amendement d’appel vise donc à appeler le gouvernement à rétablir une équité de traitement entre ces bénéficiaires et de permettre le retour aux indemnités après l’âge retenu pour le calcul du capital.
Ceci ne serait qu’un juste remerciement à ces familles qui ont tant donné pour notre pays.