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Amendements / Projet de loi de finances pour 2024

Amendement n° II-1985 · ÉTAT B

De Sophie Taillé-Polian (Écologiste - NUPES) · déposé le 30/10/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
Mme Taillé-Polian, Mme Arrighi, M. Bayou, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, Mme Chatelain, M. Fournier, Mme Garin, M. Iordanoff, Mme Laernoes, M. Lucas, Mme Pasquini, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Regol, Mme Rousseau, Mme Sas, Mme Sebaihi, M. Taché et M. Thierry
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Le projet annuel de performances du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » de la mission « Recherche et enseignement supérieur », annexé au présent projet de loi de finances, assume de ne pas compenser l’intégralité des hausses de dépenses de personnels aux universités, considérant que « compte tenu de leurs réserves financières, les établissements seront également appelés à un effort de responsabilité ». Selon France Universités, ce sont ainsi environ 120 millions d’euros chaque année qui ne sont pas compensés par l’État, et qui grèvent dans le même temps le fonds de roulement des universités ou leurs prospectives en matière de recrutements. Depuis le passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE) issues de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU), c’est la première fois que des mesures salariales appliquées à l’ensemble de la fonction publique ne sont pas compensées. Quant aux surcoûts liés à l’inflation et à la hausse des prix de l’énergie, ils sont estimés pour 2023 à 300 millions d’euros par rapport à 2022. Une enquête de France Universités réalisée en 2023 établit que près des deux tiers des universités françaises pourraient présenter un résultat déficitaire. Ce contexte budgétaire difficile pour les universités les oblige à reconsidérer leurs investissements, notamment pour l’adaptation au dérèglement climatique, et affaiblit dans le même temps leur politique d’emploi, avec un effet immédiat sur la formation universitaire et la recherche. Il est nécessaire que l’État compense intégralement les surcoûts de fonctionnement engendrés d’une part par les mesures de revalorisation salariale dites « Guerini », et d’autre part liés à l’inflation et à la hausse des prix de l’énergie.

Cet amendement abonde de 420 000 000 d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) l’action 15 « Pilotage et support du programme » du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire ». Afin de respecter les règles de recevabilité financière, il diminue de 420 000 000 d’euros en AE et en CP l’action 4 « Maîtrise de l’accès à l’espace » du programme 193 « Recherche spatiale ». Nous appelons le Gouvernement à lever ce gage.

Cosignataires (20)

Christine Arrighi, Julien Bayou, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Cyrielle Chatelain, Charles Fournier, Marie-Charlotte Garin, Jérémie Iordanoff, Julie Laernoes, Benjamin Lucas-Lundy, Francesca Pasquini, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Sandrine Rousseau, Eva Sas, Sabrina Sebaihi, Aurélien Taché, Nicolas Thierry