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Amendements / Projet de loi de finances pour 2024

Amendement n° II-1974 · ÉTAT B

De Emmanuel Maquet (Les Républicains) · déposé le 30/10/2023

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
M. Emmanuel Maquet, M. Marleix, M. Vatin, M. Bony, M. Descoeur, Mme Petex-Levet, M. Ray, M. Taite, M. Vermorel-Marques, Mme Anthoine, M. Bazin, Mme Bazin-Malgras, Mme Blin, Mme Bonnivard, M. Boucard, M. Bourgeaux, M. Breton, M. Brigand, M. Fabrice Brun, M. Cinieri, M. Ciotti, M. Cordier, Mme Corneloup, Mme D'Intorni, Mme Dalloz, M. Di Filippo, M. Dive, M. Dubois, Mme Duby-Muller, M. Dumont,...
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Depuis 2015, l’État prélève chaque année de l’argent sur le budget des agences de l’eau à son propre profit. Les agences sont ainsi soumises à un plafond de dépenses dit « mordant », fixé à 2,197 milliards d’euros, qui sous prétexte d’encadrer le montant des factures alloue leur excédent de recettes au budget général et restreint leur action au titre de la politique de l’eau.

Le plan eau annoncé par Emmanuel Macron le 30 mars 2023, qui prévoit la réduction de 10 % des prélèvements d’ici 2030, accorde aux agences de l’eau un relèvement de ce plafond de 475 millions d’euros, dont 150 millions d’euros en 2024 et 325 millions d’euros en 2025.

Ces moyens supplémentaires seront financés par une hausse des redevances, censée reposer sur les agriculteurs et les collectivités mais qui sera en réalité également reportée sur l’usager, constituant ainsi une hausse déguisée des prélèvements obligatoires.

Il nous semblerait juste que l’État contribue également à cet effort de financement en faveur de la préservation de la ressource en eau. C’est pourquoi nous proposons d’ajouter dès 2024 une enveloppe de 325 millions d’euros, soit le relèvement du plafond mordant prévu en 2025, sur l’action 07 « Gestion des milieux et biodiversité » du programme 113 « Paysages, eau et biodiversité », et plus particulièrement l’Office français de la biodiversité (OFB), et de réduire d’autant les crédits de l’action 02 « Adaptation des territoires au changement climatique » du programme 380 « Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires ».

Ce financement supplémentaire à l’OFB, qui bénéficiait déjà d’un transfert de 150 millions d’euros du Fonds vert au titre du présent budget, permettrait aux agences de l’eau de réduire de 325 millions d’euros leur contribution à l’office (sur un montant de 383 millions d’euros actuellement), au nom d’un sain principe « l’eau paie pour l’eau et pas pour la biodiversité ».

Cosignataires (61)

Emmanuelle Anthoine, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, Anne-Laure Blin, Émilie Bonnivard, Jean-Yves Bony, Ian Boucard, Jean-Luc Bourgeaux, Xavier Breton, Hubert Brigand, Fabrice Brun, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pierre Cordier, Josiane Corneloup, Christelle D'Intorni, Marie-Christine Dalloz, Vincent Descoeur, Fabien Di Filippo, Julien Dive, Francis Dubois, Virginie Duby-Muller, Pierre-Henri Dumont, Nicolas Forissier, Jean-Jacques Gaultier, Annie Genevard, Philippe Gosselin, Justine Gruet, Victor Habert-Dassault, Meyer Habib, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Philippe Juvin, Mansour Kamardine, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Olivier Marleix, Alexandra Martin (Alpes-Maritimes), Frédérique Meunier, Maxime Minot, Yannick Neuder, Jérôme Nury, Éric Pauget, Isabelle Périgault, Christelle Petex, Alexandre Portier, Aurélien Pradié, Nicolas Ray, Vincent Rolland, Raphaël Schellenberger, Vincent Seitlinger, Nathalie Serre, Michèle Tabarot, Jean-Pierre Taite, Jean-Louis Thiériot, Isabelle Valentin, Pierre Vatin, Antoine Vermorel, Jean-Pierre Vigier, Alexandre Vincendet, Stéphane Viry