Aller au contenu
blackout

Amendement n° I-3624 · Article 16

De Jean-Luc Fugit (Renaissance) · déposé le 13/10/2023

Sort
— (en traitement)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
M. Fugit, M. Valence, M. Brosse, M. Marion, M. Rudigoz, M. Ghomi, Mme Le Feur, Mme Decodts, Mme Brugnera, M. Metzdorf, Mme Heydel Grillere, Mme Tiegna, M. Buchou, M. Haury, Mme Brulebois et M. Lacresse
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Après l’alinéa 33, insérer les deux alinéas suivants :

« i a) Le tableau du deuxième alinéa est complété par une ligne ainsi rédigée :

Substances per- et polyfluoroalkylées (pour les substances identifiées dans la directive (UE)
n° 2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine
10100 nl

Exposé sommaire

Cet amendement propose d'ajouter les Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) à la liste des substances assujetties à la redevance pour pollution de l'eau d'origine non domestique.

Les PFAS étant des molécules très persistantes, celles-ci se retrouvent dans les déchets générés en fin de vie par les produits de consommation, et donc potentiellement dans
certaines filières de traitement des déchets. À travers les rejets notamment industriels, elles se retrouvent dans tous les milieux de l’environnement : l’air, les sols et l’eau et sont facilement transportées dans l’environnement sur de longues distances, loin de leur source d’émission.

Ainsi, en application du principe de prévention et du principe de réparation des dommages à l'environnement (le principe pollueur-payeur), l'intégration des PFAS à la liste des substance assujetties à redevance à l'agence de l'eau est tout à fait cohérente et permet de mieux sensibiliser les entreprises à participer à diminuer leur rejet de PFAS dans la nature, au profit de la santé et de la biodiversité.

L'identification de ces substances et de leur toxicité étant particulièrement difficile, il est proposé de limiter la taxation aux substances pointées par la directive de 2020 sur les eaux destinés à la consommation humaine, lesquelles servent également de base de référence dans l'arrêté du 20 juin 2023 relatif à l'analyse des substances per- et polyfluoroalkylées dans les rejets aqueux des installations classées pour la protection de l'environnement. Cet arrêté prévoit en effet une obligation d'identification de ces substances par les industriels dans leurs rejets, ce qui rendrait la taxation plus effective.

Cosignataires (15)

Anthony Brosse, Anne Brugnera, Danielle Brulebois, Stéphane Buchou, Christine Decodts, Hadrien Ghomi, Yannick Haury, Laurence Heydel Grillere, Emmanuel Lacresse, Sandrine Le Feur, Christophe Marion, Nicolas Metzdorf, Thomas Rudigoz, Huguette Tiegna, David Valence