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Amendement n° I-2817 · Article 23

De Christine Pirès Beaune (Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)) · déposé le 13/10/2023

Sort
— (en traitement)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
Mme Pires Beaune, M. Baptiste, M. Mickaël Bouloux, M. Philippe Brun et les membres du groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe Nupes)
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Au dernier alinéa du I de l’article L. 286 B du livre des procédures fiscales, après le mot : « administrative », sont insérés les mots : « ou par un pseudonyme ».

Exposé sommaire

Cet amendement vise à mieux protéger l'anonymat des agents qui traitent les manquements révélés
à l'administration fiscale par des aviseurs fiscaux.
Il répond à une recommandation de la rapporteure de la mission d'information sur ce dispositif
présentée dans son rapport de suivi de septembre 2021.
Le traitement des renseignements fournis par de potentiels aviseurs présente en effet des risques
pour les agents de la direction nationale d’enquêtes fiscales (DNEF). En raison du profil de la
personne ou de la nature de l’enjeu, ce risque peut s’avérer particulièrement important. De plus,
environ la moitié des prises de contact avec de potentiels aviseurs n’aboutissent à aucune
investigation, ce qui peut susciter le mécontentement de personnes espérant obtenir une récompense
et ainsi exposer les agents de la DNEF à des atteintes dans le cadre de leurs fonctions.
À l'initiative de la rapporteure, la loi de finances pour 2020 avait introduit dans le LPF la possibilité
pour un agent des finances publiques d’être anonyme par le biais d’un numéro d’immatriculation
administrative.
Toutefois, cette identité numérique est utilisée avec parcimonie en pratique. Dans la plupart des cas,
s’agissant d’une activité de contact et de relation avec l’aviseur, l’agent se présente sous une
tournure impersonnelle (utilisation d’un prénom) puis, si besoin de son numéro à 14 caractères.
Considérant qu'il est difficile de déceler, en amont, les affaires qui pourraient s’avérer sensibles ou
celles dont les sources pourraient présenter un risque voire un danger, il semble préférable de
permettre l’utilisation d’un pseudonyme dans l’ensemble des échanges des agents traitants.

Cosignataires (3)

Christian Baptiste, Mickaël Bouloux, Philippe Brun