Amendement n° 14 · Article unique
De Sarah Legrain (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 09/10/2023
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- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi portant interdiction de l’écriture dite « inclusive » dans les éditions, productions et publications scolaires et universitaires ainsi que dans les actes civils, administratifs et commerciaux » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Interdiction de l’écriture dite « inclusive » dans les éditions, productions et publications scolaires et universitaires ainsi que dans les actes civils, administratifs et commerciaux
- Signataires
- Mme Legrain, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À l’alinéa 2, substituer aux mots :
« de l’écriture dite « inclusive », sous la forme de la double flexion, du point médian et du terme épicène »
les mots :
« du terme « féminoïde » ».
Exposé sommaire
Par cet amendement, les député-e-s du groupe LFI-NUPES proposent l’interdiction de l’emploi du terme « fémoïde ».
A titre liminaire et comme définit par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, il convient de rappeler que le terme de féminoïde désigne « tous les caractères somatiques ou psychologiques propres à la femme ou considérés comme tels présentés par un individu masculin ». Il convient de préciser que ce terme a largement été popularisé par des communautés d’hommes en ligne promouvant les croyances sexistes, anti-féministes et incitant à la haine envers les femmes et minorités de genres.
L’utilisation de ce néologisme revient à stigmatiser les féministes, dont l’objectif est le combat pour l’égalité des genres, combat érigé à valeur constitutionnelle par le troisième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.
De même, par son utilisation répétée et souvent associée au harcèlement en ligne par ces communautés, elle constitue une atteinte à l’égalité entre les femmes et les hommes, promue par une extrême droite réactrice et conservatrice.
Cette démarche de disqualification portant sur des revendications hétéroclites vise à labéliser de manière négative le combat pour l’égalité des genres. Or les député-e-s du groupe LFI-NUPES demeureront des soutiens sans réserve au camp de l’égalité des genres et du progrès social.
Nous souhaitons par cet amendement interdire l’utilisation de ce néologisme antiféministe.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter