Amendement n° 13 · Article unique
De Léo Walter (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 09/10/2023
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- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi portant interdiction de l’écriture dite « inclusive » dans les éditions, productions et publications scolaires et universitaires ainsi que dans les actes civils, administratifs et commerciaux » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Interdiction de l’écriture dite « inclusive » dans les éditions, productions et publications scolaires et universitaires ainsi que dans les actes civils, administratifs et commerciaux
- Signataires
- M. Walter, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À l’alinéa 2, substituer aux mots :
« de l’écriture dite « inclusive », sous la forme de la double flexion, du point médian et du terme épicène »
les mots :
« du terme « wokiste » ».
Exposé sommaire
Par cet amendement, les député.e.s du groupe LFI-NUPES proposent d’interdire l’emploi du terme "wokiste"
À titre liminaire, rappelons que le terme wokiste est un anglicisme emprunté à la vulgate trumpiste et qui ne correspond à aucune réalité. Ce seul fait devrait suffire à alerter la représentation nationale de ses méfaits et à justifier son interdiction.
Ainsi, le “wokiste” provient du terme “woke”, de l’anglais éveillé. Selon le journal Libération, il est identifié pour la première fois en 2008 dans un titre de la chanteuse américaine Erykah Badu “ I stay woke” et a été repris comme slogan par le mouvement Black Lives Matter avant d’être récupéré par l’extrême droite américaine.
Le terme “wokiste” est devenu un terme visant à caricaturer des prises de position en faveur de la justice sociale et de la défense des minorités. En France, il est curieusement utilisé par celles et ceux qui reprochent à la gauche une prétendue “américanisation” du débat public. Cette démarche de disqualification portant sur des revendications hétéroclites vise à labelliser de manière négative des combats sociaux émancipateurs. Or, les député.es du groupe LFI-NUPES demeureront des soutiens sans réserve au camp de l’émancipation et du progrès social.
Nous souhaitons par cet amendement interdire l'utilisation de cet anglicisme.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier