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Amendements / Préserver les droits des victimes dépositaires de plaintes classées sans suite

Amendement n° CL13 · Article unique

De Jean-François Coulomme (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 07/06/2024

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Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi visant à préserver les droits des victimes dépositaires de plaintes classées sans suite » · PDF
Dossier
Préserver les droits des victimes dépositaires de plaintes classées sans suite
Signataires
M. Coulomme, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard, Mme Garrido,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° À l’article 88, les deuxième et dernière phrases sont supprimées ».

Exposé sommaire

Les député.es LFI-NUPES considèrent par cet amendement que l’existence de la consignation en cas de plainte avec constitution de partie civile est de nature à dissuader voire empêcher le ou la plaignante de se constituer partie civile, notamment après une décision de classement sans suite.

En effet, le code de procédure pénale prévoit que lorsque la partie civile met en mouvement l’action publique, par le biais de la plainte avec constitution de partie civile, le juge d’instruction fixe un montant à consigner au greffe et le délai dans lequel elle doit être faite, sous peine de non recevabilité de la plainte.

Il semble discriminant de conditionner la mise en mouvement de l’action publique par une victime à la possibilité ou non de consigner une certaine somme d’argent, parfois très conséquente. Ce montant est à l’appréciation du juge, et de nombreux exemples témoignent de sommes parfois très élevées, pouvant atteindre les 2/3 du revenu mensuel du ou de la plaignante.

Lorsqu’une plainte est classée sans suite, la plainte avec constitution de partie civile est le seul recours dont dispose une victime, il est donc anormal d’empêcher un justiciable d’y avoir accès par le biais d’un montant qui peut être pour certains très difficile voire impossible à réunir.

Pour ces raisons, nous considérons que l’existence même de la consignation est trop dissuasive pour les droits des victimes et nécessite donc d’être questionnée et supprimée.

Cosignataires (74)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter