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Amendement n° CF193 · Article PREMIER

De Marianne Maximi (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 25/09/2023

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027 » · texte intégral · PDF
Dossier
Programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027
Sous-amendement de
n° CF178 (Rect)
Signataires
Mme Maximi, M. Bompard, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Après le mot :

« Ukraine »

Rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 4 :

« , et l’opportunité que cette agression a constitué pour certains industriels d’augmenter leurs marges et de spéculer sur le prix des matières premières ont assombri les perspectives de reprises à partir de fin février 2022, en entraînant une forte hausse des prix. »

Exposé sommaire

Par cet amendement, il s’agit d’imputer la responsabilité de cette inflation galopante à leurs réels auteurs : les profiteurs de crise.

Nous n’avons eu de cesse en 2022 d’alerter sur la hausse des marges et les superprofits engendrés par les profiteurs de crise, en vain. Monsieur Le Maire a fait mine jusqu’au bout de ne pas savoir ce qu’est un superprofit pour éviter tout débat sur leur mise à contribution de la solidarité nationale. Désormais nous ne sommes plus seuls : comme le FMI démontre le 26 juin 2023, étude à l’appui, le premier moteur de l’inflation dans la zone euro n’est autre l’augmentation des profits des entreprises. Elles ont su profiter de ce contexte pour augmenter indûment leurs marges, sans augmenter au moins les salaires en conséquence. Ajoutons qu’en dépit de cette étude faisant autorité, le Gouvernement continue à nous opposer un refus apeuré au blocage des prix pour protéger réellement les Français, de même qu’à la taxation des superprofits iniques pour faire payer ceux qui s’enrichissent pendant que certains ne peuvent plus se nourrir à leur faim.

Cet amendement entend donc rétablir les causes réelles de la crise économique et sociale que nous traversons : ce ne sont pas des « rebonds de tensions d’approvisionnement » qui saignent les Français, mais bien les entreprises auxquelles votre politique néolibérale a donné tout pouvoir.

Cosignataires (74)

Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Mathilde Hignet, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter