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Amendements / Projet de loi de finances pour 2024

Amendement n° II-DN135 · ÉTAT B

De José Gonzalez (Rassemblement National) · déposé le 21/10/2023

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2024 » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2024
Signataires
M. Gonzalez
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Le présent amendement prévoit d'abonder les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, d'un montant de 41 000 000 euros pour l'action n° 08 : "Liens armées-jeunesse" au sein du programme n°169 "Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation" et, pour les besoins de la recevabilité financière, de minorer du même montant les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, l'action n°02 : "Indemnisation des victimes d'actes de barbarie durant la seconde guerre mondiale" du programme n°158 : "Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale". En cas d'adoption de l'amendement, il est demandé au Gouvernement de lever cette dernière compensation.

Le texte prévoit actuellement 2,22 millions d'euros pour le service militaire volontaire complété par la suite par des fonds européens et territoriaux, pour arriver à un total de 21 649 000 euros, ce qui démontre un manque d'ambition, de volonté à propos d'une composante essentielle du lien armée-Nation, et plus particulièrement du lien entre nos armées et notre jeunesse. Cette estimation est cependant incomplète, mais nous savons que, selon les données et le retour d'expérience, un jeune du SMV coûte 42 000 euros par an. La cible étant de 1500 volontaires pour 2024, cela nous amène à un total de 41 351 000 euros supplémentaires si l'on veut réussir à mener à bien les missions du SMV.

Ces mouvements de crédits tendent à remédier à cette situation.

Précisons que l'article 40 de la Constitution empêche toute proposition d'augmentation de crédits. Il rend seulement possible le transfert de crédits d'une mission à une autre. Or, la mission Anciens Combattants n'est constituée que de deux programmes. Cette obligation constitutionnelle nous force donc à proposer de puiser dans les crédits du programme 158. Évidemment, nous ne souhaitons nullement amoindrir les crédits de ce programme essentiel, dévolu à l'indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale. Nous appelons donc le gouvernement à lever le gage.