Amendement n° CE51 · Article PREMIER
De Mathilde Hignet (La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale) · déposé le 15/03/2024
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- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi visant à instaurer la transparence sur la fabrication des plats servis en restauration » · PDF
- Dossier
- Instaurer la transparence sur la fabrication des plats servis en restauration
- Signataires
- Mme Hignet, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Caron, M. Carrière, M. Chauche, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Corbière, M. Coulomme, Mme Couturier, M. Davi, M. Delogu, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Etienne, M. Fernandes, Mme Ferrer, Mme Fiat, M. Gaillard,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Après la sous-section 8 de la section 3 du chapitre II du titre II du livre Ier du code de la consommation, il est inséré une sous-section et un article ainsi rédigés :
« Sous-section 9 : Part minimale de produits biologiques
« Art. L122‑26 – Les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration commerciale ou de vente à emporter ou à livrer de plats préparés, permanente ou occasionnelle, principale ou accessoire, ont l’obligation de recourir à une part minimale de produits définis au 2° du I de l’article L. 230‑5‑1 dans la composition des repas servis. Cette part minimale est précisée par décret en Conseil d’État. »
Exposé sommaire
Le présent amendement du groupe LFI-NUPES prévoit que tout restaurateur soit dans l’obligation de recourir à une part minimale de produits biologiques dans ses achats. Cette part minimale serait précisée par décret en Conseil d’État.
Cette mesure vise à encourager l’achat et la consommation de produits biologiques dans le secteur de la restauration commerciale. En cette période de crise historique pour les agriculteurs biologiques, il est indispensable d’encourager les restaurants à promouvoir et utiliser davantage de produits biologiques dans leurs plats pour relancer cette filière, possèdant de multiples bienfaits en termes de protection de l’environnement, de santé publique et de rémunération des agriculteurs.
Le Programme Ambition Bio du Gouvernement prévoit d’ailleurs lui-même de « stimuler l’approvisionnement en denrées durables et de qualité, dont biologiques, dans la restauration commerciale » (Action 7) et « d’encourager les restaurants à afficher leur engagement pour l’utilisation de produits biologiques » (Action 5).
Dans une étude publiée en janvier 2024, la Fondation pour la Nature et l’Homme a montré que pour atteindre 21 % de la SAU en AB d’ici 2030, il serait nécessaire d’atteindre 20 % de produits biologiques dans les achats de la restauration collective, 20 % dans ceux de la restauration commerciale et 7,8 % dans la consommation à domicile.
Or, selon l’Agence Bio, les taux actuels sont d’environ 7 % de bio en restauration collective, 1 % en restauration commerciale et 6 % en consommation à domicile.
Le présent amendement du groupe LFI-NUPES prévoit que tout restaurateur soit dans l’obligation de recourir à une part minimale de produits biologiques dans ses achats. Cette part minimale serait précisée par décret en Conseil d'Etat.Cette mesure vise à encourager l’achat et la consommation de produits biologiques dans le secteur de la restauration commerciale. En cette période de crise historique pour les agriculteurs biologiques, il est indispensable d’encourager les restaurants à promouvoir et utiliser davantage de produits biologiques dans leurs plats pour relancer cette filière, possèdant de multiples bienfaits en termes de protection de l’environnement, de santé publique et de rémunération des agriculteurs.Le Programme Ambition Bio du Gouvernement prévoit d'ailleurs lui-même de “stimuler l’approvisionnement en denrées durables et de qualité, dont biologiques, dans la restauration commerciale” (Action 7) et “d’encourager les restaurants à afficher leur engagement pour l’utilisation de produits biologiques” (Action 5).Dans une étude publiée en janvier 2024, la Fondation pour la Nature et l’Homme a montré que pour atteindre 21% de la SAU en AB d’ici 2030, il serait nécessaire d’atteindre 20% de produits biologiques dans les achats de la restauration collective, 20% dans ceux de la restauration commerciale et 7,8% dans la consommation à domicile.Or, selon l’Agence Bio, les taux actuels sont d’environ 7% de bio en restauration collective, 1% en restauration commerciale et 6% en consommation à domicile.
Cosignataires (74)
Nadège Abomangoli, Laurent Alexandre, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Farida Amrani, Rodrigo Arenas, Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Christophe Bex, Carlos Martens Bilongo, Manuel Bompard, Idir Boumertit, Louis Boyard, Aymeric Caron, Sylvain Carrière, Florian Chauche, Sophia Chikirou, Hadrien Clouet, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Jean-François Coulomme, Catherine Couturier, Hendrik Davi, Sébastien Delogu, Alma Dufour, Karen Erodi, Martine Etienne, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Caroline Fiat, Perceval Gaillard, Raquel Garrido, Clémence Guetté, David Guiraud, Rachel Keke, Andy Kerbrat, Bastien Lachaud, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Antoine Léaument, Élise Leboucher, Charlotte Leduc, Jérôme Legavre, Sarah Legrain, Murielle Lepvraud, Élisa Martin, Pascale Martin, William Martinet, Frédéric Mathieu, Damien Maudet, Marianne Maximi, Manon Meunier, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Nathalie Oziol, Mathilde Panot, René Pilato, François Piquemal, Thomas Portes, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sébastien Rome, François Ruffin, Aurélien Saintoul, Michel Sala, Danielle Simonnet, Ersilia Soudais, Anne Stambach-Terrenoir, Andrée Taurinya, Matthias Tavel, Aurélie Trouvé, Paul Vannier, Léo Walter