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Amendements / Justice : justice du XXIe siècle

Amendement n° 82 · Article 46 bis

De Philippe Gosselin (Les Républicains) · déposé le 12/05/2016

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Non soutenu (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, relatif à l'action de groupe et à l'organisation judiciaire (n°3204). »
Dossier
Justice : justice du XXIe siècle

Dispositif

« Titre V ter

« Renforcer les droits des victimes de l’irresponsabilité pénale

« Art.... – Au dernier alinéa de l’article 8 du code de procédure pénale, après le mot : « articles », est insérée la référence : « 121‑3, ».

Exposé sommaire

L’irresponsabilité pénale revêt un caractère très actuel dans le contexte de menace terroriste et de radicalisation de nombreux individus que connaît notre pays. En effet, dans leurs campagnes de radicalisation et de recrutement de fidèles, les organisations terroristes ciblent prioritairement les personnes faibles, mentalement instables et facilement manipulables. Ainsi, en mai 2013, un individu se réclamant du djihad poignardait un militaire dans le quartier de la Défense. En novembre dernier, cet homme était déclaré pénalement irresponsable, malgré les conclusions de plusieurs des psychiatres consultés.

Au-delà même de l’extrémité que représentent des actes de terroristes déclarés pénalement irresponsables, il apparaît nécessaire de renforcer les droits des victimes, directes et indirectes, de ces individus déclarés pénalement irresponsables.

La loi n° 2008‑174 du 25 février 2008, relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental, prévoit une procédure dense et, dès lors, relativement longue pour porter à la connaissance de la partie civile tous les éléments de la procédure. La partie civile n’a souvent connaissance de ces éléments que dans un délai pouvant excéder 2 à 3 ans. Or, la prescription des délits non intentionnels intervient au bout de 3 ans. Ainsi, dans de nombreux cas, les parties civiles ne peuvent déposer plainte à temps.

Cet amendement vise donc à inclure les délits non-intentionnels parmi les délits dont le délai de prescription ne court qu’à compter du jour où l’infraction apparaît à la victime dans des conditions permettant l’exercice de l’action publique.

Cosignataires (22)

Damien Abad, Marcel Bonnot, Jean-Claude Bouchet, Bernard Brochand, Yves Fromion, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Philippe Gosselin, Patrick Hetzel, Valérie Lacroute, Thierry Lazaro, Dominique Le Mèner, Véronique Louwagie, Lionnel Luca, Pierre Morel-À-L'Huissier, Dominique Nachury, Paul Salen, Éric Straumann, François Vannson, Patrice Verchère, Philippe Vitel, Marie-Jo Zimmermann