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Amendement n° 103 · Article 83

De Laure de La Raudière (Les Républicains) · déposé le 12/06/2015

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Tombé (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur , en nouvelle lecture, le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, modifié par le Sénat, en première lecture, considéré comme adopté par l’Assemblée nationale aux termes de l’article 49, alinéa 3, de la Constitution en première lecture après engagement de la procédure accélérée (n°2765) »
Dossier
Economie : croissance, activité et égalité des chances économiques

Dispositif

Supprimer les alinéas 63 à 67.

Exposé sommaire

L’article 83 du projet de loi vient créer un statut de défenseur syndical chargé d’assister le salarié et pouvant le représenter. (1453‑4).

Il instaure également un maintien du salaire pendant les heures d’exercice de ses fonctions, dans la limite de 10h par mois remboursées à l’employeur par l’État.

Or, il n’existe aucune estimation du coût de cette mesure dans l’étude d’impact. Une telle légèreté avec les finances publiques et d’autant plus étonnante que le budget consacré à l’aide juridictionnelle est déjà dépassé chaque année.

Par ailleurs, c’est une nouvelle complexité pour les entreprises qui vont devoir avancer ces fonds, puis se les faire rembourser par l’État.

Enfin, les salariés peuvent déjà se faire assister d’un représentant syndical ou d’un délégué du personnel, notamment lors d’un entretien préalable à un licenciement.

Aussi, la création de ce nouveau statut, et surtout le financement de cette mesure apparaissent inutiles et déraisonnables.

Par ailleurs, les syndicats disposent de moyens financiers de la part de l’État, et ces fonctions d’assistance entrent dans les attributions qui justifient leur existence. En outre, les récents scandales financiers justifieraient une remise à plat du financement et des rôles assignés aux syndicats, avant d’apporter un nouveau financement à leur fonctionnement.

Pour ces raisons, le présent amendement vient supprimer la rémunération par l’employeur, remboursée par l’État.

Cosignataires (32)

Élie Aboud, Alain Chrétien, Éric Ciotti, Olivier Dassault, Jean-Pierre Decool, Virginie Duby-Muller, Laurent Furst, Bernard Gérard, Franck Gilard, Philippe Gosselin, Arlette Grosskost, Patrick Hetzel, Laure de La Raudière, Thierry Lazaro, Marc Le Fur, Bruno Le Maire, Gilles Lurton, Thierry Mariani, Patrice Martin-Lalande, Jean-Claude Mathis, Yannick Moreau, Jacques Myard, Josette Pons, Didier Quentin, Sophie Rohfritsch, Paul Salen, Claudine Schmid, Thierry Solère, Éric Straumann, Lionel Tardy, Jean-Charles Taugourdeau, Philippe Vitel